SVM n°213 mars 2003
SVM n°213 mars 2003
  • Prix facial : 4 €

  • Parution : n°213 de mars 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 166

  • Taille du fichier PDF : 182 Mo

  • Dans ce numéro : DivX, MP3, films, disques... téléchargez !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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à la une Tellement facile. Totalement interdit, le téléchargement sauvage de musiques et de films à peine sortis est devenu le sport favori d'une frange d'internautes. Comment font-ils ? Que risquent-ils ? Et comment l'industrie va-t-elle s'en sortir ? es consommateurs nous ont dit qu'ils voulaient Lde la musique sur le Web, il faut la leur donner." C'est Stanislas Hintzy, P-dg d'OD2 France, qui s'exprime ici. Son entreprise, à l'instar d'e-compil, ou de Press Play aux Etats-Unis, propose des catalogues de musique sur le Web et appartient à cette corporation que l'on nomme déjà les e-détaillants de musique. Le 21 mars prochain, OD2 veut frapper fort, en lançant le "Download Day", créé dans l'esprit de la Fête de l'Internet. Les internautes français, allemands, espagnols, italiens, anglais et hollandais y sont conviés (1). Mais ceux qui espèrent que le vent libertaire de l'Internet soufflera sur la musique en seront pour leurs frais. Car Stanislas Hintzy se reprend : "Quand je dis donner'de la musique, ce n'est pas exactement le sens de ma pensée, disons plutôt leur 50 svm Mars 2003 DIVX, MP3, FILMS, DISQUES proposer." C'est-à-dire la vendre à environ 1 € le morceau. Dans un secteur "dévasté, selon les dires de BMG, par le piratage", OD2 croit qu'il reste une option pour l'achat de musique en ligne. Avec deux arguments massue : le WMA garantit de meilleures compressions de fichiers que le MP3 — donc des transmissions plus rapides pour une meilleure qualité de son— et un discours facile à comprendre pour les mélomanes non férus de technique. Un abonnement d'un peu moins de 7 € vous permet d'acheter un crédit de 500 points comme au vidéoclub. Un morceau écouté vous coûte un point, un titre acheté 100 points, bio de l'artiste et image de la pochette à la clé. Vous pouvez créer vos compiles. Mieux : l'entreprise peut vous les graver et vous les envoyer par la poste. L'offre d'OD2, que l'on retrouve sur les portails de FAI comme Tiscali, a plusieurs mérites. D'une part, elle propose une alternative claire et pragmatique au piratage sur le Web. Sans illusions. "Nous considérons qu'il y a deux types de consommateurs de musique en ligne. 60% d'entre eux sont déjà habitués à ne pas acheter leur musique. Nous en convertirons certains à revenir dans le droit chemin, mais nous savons qu'il y a toute une génération perdue pour nous. Mais 40% des consommateurs seraient prêts à acheter pas trop cher, pour ne pas avoir d'ennuis. C'est énorme, et cela suffit à développer notre business." Autre mérite, et non des moindres, avoir convaincu une grande partie des majors du disque, EMI, Virgin, BMG et Warner (et toujours pas
Universal) à entrer dans un système de commercialisation sur le Web. Un système qui, l'air de rien, remet pas mal de règles en cause : à raison de 1 € le morceau, il ne faut pas longtemps pour s'apercevoir que c'est un disque à moitié prix que le consommateur pourra acheter. Le disque complet d'un artiste, ou sa propre sélection pour une compile. Et ce malgré les 19,6% qui passent à la TVA, les 8% reversés à la Sacem, les 5% au groupement Carte Bleue, et le reversement aux majors dont on ne saura pas les détails... Et les artistes suivent ! Ne serait-ce que parce que le cofondateur d'OD2 est l'un des leurs, le chanteur Peter Gabriel, OD2 se targue de pouvoir convertir 80% des artistes labellisés par les majors. Le plus grand mérite de cette opération est sans doute qu'elle met les points sur les "i" d'une réalité qu'on a montrée du doigt, vouée aux gémonies, ignorée, pratiquée dans l'ombre, contournée, flattée sans le dire, ou 16% 43% affirment que leur activité principale sur Internet est le téléchargement (d'après un sondage SVM/GfK). poussée sans l'admettre, selon le camp dans lequel on se trouve —celui de l'industrie, du consommateur, du législateur... ou du magazine ! A SVM, nous avons décidé de parler du phénomène du téléchargement sans jugement de valeur, sans leçon de morale, ni discours de préteur. Et sans tabou. Parce que notre vocation est de vous informer. A vous de décider en toute connaissance de cause le camp que vous souhaitez rejoindre. A.P. (1) Opération Digital download day Europe (DDD Europe. A partir du 21/03, première journée du printemps et pendant une durée de sept jours, on pourra s'inscrire et accéder gratuitement à l'équivalent de 5 € de musique, parmi un choix de 150 000 titres. Pour profiter de cette opération, une préinscription est possible sur www.21mars.net, www.telechargementmusical.com, enfin, www.digitaldownloadday.net. depuis qu'ils ont pris l'habitude de télécharger en ligne (étude réalisée par le cabinet Forrester Research). Eric Le Bourlout, Anne Pichon, Nicolas Robaux, Delphine Sabattier et Bruno Mathé 7,9% pour la ve !'d'albums en France sur les neuf premiers mois de l'année 2002, alors que les Etats- Unis enregistrent une baisse de 8,8%. Les internautes se sont appropriés l'esprit libertaire des débuts du Web... I P.52 Peut-on trouver le dernier album d'un chanteur. Trois méthodes testées. I P.56 Pour y voir plus clair...1 P.60 Menacée par le Net, que peut faire l'industrie ? Trois hypothèses. I P.62 Mars 2003 51



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