SVM n°213 mars 2003
SVM n°213 mars 2003
  • Prix facial : 4 €

  • Parution : n°213 de mars 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 166

  • Taille du fichier PDF : 182 Mo

  • Dans ce numéro : DivX, MP3, films, disques... téléchargez !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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l'encyclo de la micro Les capteurs photosensibles disquettes magnétiques. En 1984, une autre société nippone, Canon, teste les capacités des caméras numériques lors des jeux Olympiques de Los Angeles en transmettant des images au pays du Soleil-Levant via le téléphone. La technologie CCD est prête à s'attaquer au marché professionnel, comme la presse ou la publicité. Ce sera chose faite en 1986, avec la mise en vente du RC-701 de Canon. Le premier appareil destiné au grand public, l'Ion RC-251 de Canon, débarque en Europe en 1989. Pendant ce temps, les capteurs CCD investissent également les caméras Broadcast utilisées à l'extérieur et dans les studios de télévision. Car le nouveau senseur présente de nombreux avantages par rapport aux tubes exploités jusqu'alors dans les caméras vidéo. Il n'est pas rémanent, ne souffre pas du suréclairement, offre une plus grande sensibilité et permet de concevoir des caméras bien moins encombrantes. Au milieu des années 90, les senseurs des appareils photo numériques dépassent le million de pixels. Reste que les capteurs CCD sont encore chers à fabriquer. Le DCS 460 de Kodak, par exemple, avec ses 1,5 million de pixels coûte, à l'époque, près de 85 000 francs ! Aussi certains constructeurs se tournent-ils vers une autre technologie, appelée CMos (Complementary Metal-Oxyde Semiconductor), qui offre la possibilité de produire des capteurs moins onéreux — ils sont conçus sur le modèle des puces traditionnelles et sont moins gourmands en énergie. Mais si cette techno a un avenir certain, elle n'atteint pas encore le niveau de sensibilité apporté par le CCD. D'autres procédés ont été développés pour augmenter le nombre de photosites présents sur les capteurs CCD. En changeant, par exemple, leur forme, hexagonale au lieu de rectangulaire, afin d'en disposer plus sur la même surface. Baptisée Super CCD, cette technologie inventée par Fujifilm apporte une très grande sensibilité, jusqu'à 1 600 Iso dans sa dernière version. Aujourd'hui, les capteurs atteignent enfin la qualité d'une émulsion photographique avec l'apparition de capteurs contenant 22 millions de photosites. Les jours de l'argentique sont comptés. Amine Meslem l'encyclo en ligne ; que vous intéressa SVM met toutes ses encyclopédies en ligne sur tutpliSvinvnunetir 160 svm Mars 2003 Comment ça marche, les capteurs d'images Les capteurs équipant les appareils photo et les caméras numériques sont composés de plusieurs millions de microscopiques cellules photoélectriques, ou photosites. Sur un capteur CCD, l'information visuelle est transmise grâce à un dispositif à transfert de charge. Il s'agit d'une plaque de silicium prise en sandwich entre deux électrodes dont l'une (l'anode) est isolée de la plaque. Quand la lumière traverse le silicium, elle crée une paire de charges, une positive qui se dirige vers la cathode et une négative qui se retrouve piégée. L'énergie ainsi acquise continue à s'accumuler tant que le dispositif reste exposé à la lumière. Il suffit ensuite de transposer, à l'aide d'un circuit électronique de type ADC (Analogue to Digital Converter), les variations du signal électrique en un code binaire capable d'être interprété par un ordinateur. Dans un capteur CMos, les cellules sont des phototransistors conçus suivant les mêmes processus de fabrication que ceux utilisés pour les processeurs. Cela permet de consommer moins d'énergie et d'intégrer plusieurs fonctions dans le senseur, comme la conversion analogique-numérique ou la balance des blancs. A l'état brut, les capteurs d'image analysent les niveaux de luminosité mais ne sont pas capables de distinguer les couleurs. Pour ce faire, la lumière est décomposée, à l'aide de filtres chromatiques, dans les trois couleurs principales rouge, vert et bleu. Théoriquement, un tiers des photosites composant un capteur est dédié au rouge, un autre tiers au vert et le dernier tiers au bleu. En réalité, il y a souvent deux fois plus de photosites spécialisés dans le vert que de photo-
sites dédiés au bleu ou au rouge, car l'oeil humain est plus sensible au vert. Le reste des couleurs manquantes dans l'image est calculé par interpolation. Du coup, l'image souffre d'une légère dégradation, même si celle-ci est difficilement perceptible. Pour pallier cet inconvénient, la société américaine Foveon a mis au point une nouvelle technologie, baptisée X3, qui utilise un senseur doté de trois niveaux de photosites superposés. Chacune de ces couches enregistre une des trois couleurs de base. Ainsi, le capteur du SD9 de Sigma, le premier appareil à intégrer cette techno, est constitué de trois couches de 3,4 millions de photosites chacune, soit un total de 10,2 millions. A.M. X3, ou le pixel en trichromie Avec la technologie X3 de Foveon, le capteur contient trois couches superposées de photosites. Chacune d'elle absorbe une longueur d'onde particulière pour ne retenir qu'une couleur. La première couche retient le bleu, la deuxième le vert et la troisième le rouge. Les trois composantes RVB sont donc capturées par chaque pixel. Cette technologie supprime les artefacts et assure un excellent rendu des couleurs. LE FILTRAGE DES COULEURS SUR LES CAPTEURS TRADITIONNELS Les millions de photosites composant un capteur ne sont pas capables de déterminer tout seuls les couleurs d'une scène. Dans un senseur traditionnel, CMos ou CCD, les photosites sont recouverts d'un filtre en mosaïque appelé également filtre de Bayer qui va décomposer le flux lumineux dans les trois couleurs de base (rouge, vert et bleu). Chaque photosite ne capte donc qu'une des trois couleurs. Pour déterminer les couleurs de l'ensemble de la scène, les données sont calculées avec des algorithmes. Il en résulte une perte de détails dans l'image. Mars 2003 svni 161



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