SVM n°212 février 2003
SVM n°212 février 2003
  • Prix facial : 4 €

  • Parution : n°212 de février 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 166

  • Taille du fichier PDF : 168 Mo

  • Dans ce numéro : Smart Display et Media Center... enfin du nouveau dans la micro.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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à la une ENFIN DU NOUVEAU Smart Display et Media Center d'occu Les industriels ne manquent pas d'idées pour vous équiper d'appareils numériques et servir vos loisirs multimédias. Mais nul ne sait vraiment à quoi demain votre salon ressemblera. Vous seul auriez la réponse ! n anglais, ça sonne plutôt bien. Digital home, Digital hub, Digital lifestyle, e-home, Network connection, Cocoon, sont les derniers mots inventés par les industriels pour nous présenter notre avenir. Ce que ça signifie exactement ? "Nous n'avons pas trouvé la bonne traduction française pour notre concept", reconnaît-on un rien gêné chez Apple France. Ça donne, approximativement, "style de vie numérique", mais c'est un peu plat, ou encore "maison numérique", mais ce n'est pas vraiment cela non plus... De là à penser que les rois du marketing de l'électronique et l'informatique, qu'ils soient de chez Microsoft, d'Apple, de Thomson ou de Sony, ne maîtrisent pas leurs vues stratégiques... ce serait aller trop vite ! N'empêche, si globalement ils entrevoient tous vers quoi nous nous acheminons — un monde entièrement numérique — aucun n'est formel concernant la tournure que l'ensemble prendra. Qui de l'électronique grand public ou de l'informatique l'emportera pour orchestrer nos loisirs numériques ? Qui de l'un ou de l'autre sera élu pour s'installer durablement dans notre vie ? Pour l'instant, chaque spécialiste cherche, 56 SV ITI Février 2003 Très tendance, cet enregistreur de salon, signé Samsung, comporte lecteur DVD et disque dur de 40 Go. MP3, photos films, il peut tout lire. il permet de regarder le début d'une émission que l'on continue à enregistrer, comme un PC. De là à le remplacer ! tâtonne, explore une, voire plusieurs, pistes et multiplie les développements de produits. Ça donne un peu de tout : Samsung lance un magnétoscope à disque dur, Sagem s'acoquine avec l'opérateur de télévision par satellite TPS pour propulser un décodeur à disque dur (le Platinium), Thomson expérimente le modem-décodeur ADSL, Sony touche aux PC multimédias, tout en sortant un enregistreur à disque dur au Japon (premier d'une gamme, nommée `Cocoon', très'network connection' !), Hewlett Packard ne jure plus que par'l'imagerie numérique, Philips lance une chaîne hi-fi connectée au Net, Apple multiplie les "i" (iMovie, iTunes ou iDVD), etc. Ainsi, dans ce dédale de chemins croisés, tous censés conduire vers le même point de ren-'contre, on perd parfois les pédales. Mais peut-être ne devrions-nous pas nous en inquiéter. Peut-être devrions-nous même nous réjouir de constater une approche aussi peu assurée de l'industrie. Avançant sur un terrain nouveau — l'informatique pour les pros de l'électronique, et inversement —, chacun reconnaît que cette fois-ci, tout particulièrement, c'est le public qui décidera de l'avenir. Et ça provoque des réactions d'humilité chez les uns parfois surprenantes. Comment doit-on interpréter, par exemple (et quel exemple !), la timidité avec laquelle Microsoft lance son tout dernier Windows, le XP Media Center ? Alors qu'il est aisé d'y voir un projet ambitieux, Jérôme Dakono, responsable des relations avec les équipementiers pour Microsoft France, insiste pour remettre les choses à leur place : "Notre objectif n'est pas de proposer un PC à mettre au milieu du salon ! " Microsoft reconnaît ne pas être prêt pour le lancer comme un produit tout public : "Nous visons plutôt des personnes qui connaissent l'informatique et qui cherchent un second équipement micro, à mettre dans une chambre, par exemple. Le jour où nous arriverons dans les salons, le PC devra être aussi simple qu'un magnétoscope et la fiabilité aussi irréprochable". Donc, pas d'emballement, mais l'objectif de Microsoft est bien là : "La stratégie é-home'de Microsoft, c'est que le PC soit au centre de tout, qu'il soit l'espace de stockage des médias, ces derniers pouvant être diffusés dans toutes les pièces de l'appartement via des appareils électroniques grand public qui viendront se connecter au PC. Mais ça, c'est le but final", lâche Jérôme Dakono. Et pour ce faire, l'éditeur travaille au développement d'outils logiciels, à implémenter dans les chaînes hi-fi, par exemple. L'offensive a d'ailleurs déjà commencé. Récemment, Microsoft informait le marché qu'il proposait la licence de son lecteur audio-vidéo Windows Media 9 à un prix deux fois moins cher que celle du Mpeg-4, standard qui essaie de s'imposer sur le marché. Avec son codec, l'éditeur de Redmond vise la communication parfaite entre son Windows sur PC, les PDA et les téléphones mobiles, mais aussi les lecteurs de DVD, les décodeurs numériques, les magnétoscopes... le rêve de la convergence entre différents mondes, que beaucoup souhaitent partager. Plutôt PC ou télé ? Hewlett Packard, notamment, fut le premier constructeur à avoir soutenu l'expérience Media Center de Microsoft : "Nous sommes directe-
per votre salon ! ment promoteur des nouvelles passerelles qui se créent entre l'informatique et l'audiovisuel. Cela dit, évidemment, le produit miracle, fruit de la convergence, ne sortira pas d'un coup". Mi-janvier, ni Microsoft, ni HP, n'étaient en mesure de nous dire comment ils comptaient emballer le concept Media Center pour le marché français. Toute la difficulté, en fait, pour les industriels de la micro, c'est qu'ils devront soit res- ter sur leur marché, soit être assez convaincants pour faire changer radicalement les modes d'utilisation des appareils connus du grand public, soit inciter à l'achat de nouveaux appareils. Apple est dans la même situation, mais présente les choses différemment : "L'ordinateur n'est pas au-dessus de tout, dans le monde numérique. C'est un des éléments de la chaîne, par lequel passent les médias. Il ne commande pas les autres éléments, il les enri- chit, les fait communiquer entre eux ! " Reste que, aujourd'hui déjà, ceux qui utilisent, par exemple, iTunes (l'application musicale intégrée dans les derniers Mac) ont appris à se dispenser de leur chaîne hi-fi. Et que lorsque Apple intègre un graveur de DVD à ses machines, il prend des parts de marchés aux fabricants de lecteur DVD de salon. Des faits, qui, on l'imagine, déplaisent aux industriels de l'électronique grand public. Philippe Degery, directeur du développement de marché au sein de l'activité Produits et Services d'Accès large Bande de Thomson, s'amuse quand on lui parle d'ordinateur maître des loisirs numériques : "Avec l'ordinateur, la difficulté, c'est d'en masquer la complexité ! Nous, nous créons directement des appareils dédiés aux médias, qui ne sont pas complexes d'usage, dans lesquels nous ajoutons de plus en plus d'intelligence et de puissance". Le centre des loisirs numériques, selon Thomson, n'est pas l'ordinateur, mais la télévision : "C'est l'outil qui fait le plus d'audience et qui est le plus simple pour l'utilisateur", ajoute-t-il. Autour d'elle, Thomson et ses homologues développent leurs produits numériques. Leur credo étant la simplicité, on y va doucement sur les prouesses technologiques. TPS, le premier, reconnaît lancer Platinium, son décodeur à disque dur, sur la pointe des pieds : "C'estjuste un nouveau produit qui élargit notre gamme et peut séduire les mordus de technos. On ne cherche pas à ce qu'il se substitue au terminal existant". Qu'est-ce qui se substituera à l'existant ? Le lecteur de DVD intégrant magnétoscope et graveur gagnera-t-il contre la télévision à disque dur connectée au Net, ou bien sera-ce le PC à tout faire, ou peut-être un prochain caméscope numérique, lecteur de MP3, enregistreur et graveur de DVD... Tout semble possible. Seule assurance : des disques durs, on en verra partout ! Delphine Sabattier Février 2003 svni 57



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