SVM n°212 février 2003
SVM n°212 février 2003
  • Prix facial : 4 €

  • Parution : n°212 de février 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 166

  • Taille du fichier PDF : 168 Mo

  • Dans ce numéro : Smart Display et Media Center... enfin du nouveau dans la micro.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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l'encyclo de la micro Biométrie le PC au service de la sécurité LA DÉFINITION Biométrie :n.f. ; de bio- et métrie. Science qui étudie à l'aide des mathématiques (statistiques, probabilités) les variations biologiques à l'intérieur d'un groupe déterminé. (Le Petit Robert.) L'UNITÉ Le taux de fausse acceptation (TFA), c'est-à-dire le pourcentage de personnes non autorisées qui sont acceptées par erreur, permet d'évaluer la fiabilité des systèmes d'authentification biométriques. Taux d'erreur des systèmes d'identification par empreintes digitales (main droite) Pouce Index 0,005% Majeur 0,012 Annulaire 0,010% 158 SVM Février 2003 La biométrie est une branche de l'anthropologie physique ayant pour objet tout ce qui, dans l'organisme humain, peut être mesuré (poids des organes, pression artérielle, etc.). Elle répond de nos jours à un besoin croissant d'authentification des individus lié à l'expansion des échanges de biens et d'informations dans le monde. Jusqu'à récemment, l'identification d'un individu se basait essentiellement sur la reconnaissance d'un élément matériel ou immatériel en sa possession : mot de passe, badge, carte ou clé. Mais la détention et la présentation d'un élément matériel ou immatériel ne suffisent pas à écarter toute possibilité de fraude. Une clé peut être subtilisée et reproduite, un badge même pourvu d'un hologramme peut être dupliqué, un mot de passe intercepté par une personne non autorisée. Ce dernier exemple illustre bien les limites de ce type de protection. Chaque individu, confronté à un nombre croissant de mots de passe a de plus en plus de mal à les retenir tous. Il doit alors les noter, et c'est ainsi que s'ouvre la faille de sécurité. L'authentification par les moyens classiques étant peu fiables, la biométrie s'est imposée naturellement. Bien entendu, comme elle est d'un tout autre ordre de complexité technologique, elle repose intégralement sur les développements de l'informatique, tant pour le traitement analytique des éléments recueillis que pour leur stockage dans des banques de données et l'exploitation rapide de celles-ci. Toute partie du corps humain est susceptible d'être utilisée pour permettre l'identification d'une personne. Cependant, cette identification doit prendre place dans des lieux publics fréquentés par d'autres individus, ce 193a En observant les photogra- U phies des vaisseaux sanguins d'une rétine, les docteurs Isadore Godstein et Carleton Simon découvrent qu'il est possible d'utiliser l'oeil à des fins d'identification. Le Massachusetts Institute of 1989 Technology met au point un système de reconnaissance du visage nommé Eigenface. Une caméra capte le visage du sujet dont les caractéristiques sont analysées par ordinateur et conservées dans une base de données.
qui impose un certain nombre de contraintes. Les mains, les doigts, le visage, les yeux, la voix, l'aspect général, l'attitude statique ou dynamique du corps semblent être les seules caractéristiques corporelles facilement identifiables chez un individu habillé dans un lieu public. La méthode de l'ADN, qu'il faut citer au passage, est bien sûr celle qui conduit à la meilleure certitude puisque la molécule d'ADN de chaque individu est unique, mais elle exige le prélèvement d'une légère quantité de tissu humain et reste dépendante de l'acceptation de ce prélèvement par la personne concernée. Pour cette raison, elle restera limitée à des cas spécifiques, tels que les affaires judiciaires. De nombreuses études menées en laboratoire montrent que des technologies inédites basées sur le comportement permettent des identifications avec des taux de certitude extrêmement élevés. La gestuelle de notre corps et de nos membres présente des éléments tout aussi révélateurs que la conformation de nos empreintes digitales, de notre iris ou de notre rétine. Notre façon de marcher ou de frapper sur un clavier est une caractéristique tout aussi personnelle que notre signature manuscrite. Mais les méthodes comportementales présentent aussi quelques inconvénients, car un individu change au cours de sa vie. Pratiquement, lorsqu'il faut choisir une 2000 Vous dés. ez er savoir plus- SVM met en ligne un dossier complet http://svm.vnun ; À l'unanimité, les députés français donnent le coup d'envoi à la signature électronique, dont l'usage a été préconisé par une directive européenne. Les entreprises, administrations et professions libérales sont les premières concernées. L'objectif est de fiabiliser et d'encadrer les transactions en ligne. L'INVENTEUR lphonse Bertillon (1853 -1914) est le premier à D, avoir mis au point l'anthropométrie judiciaire, ancêtre de la biométrie. Chef de service de l'identité judiciaire à la préfecture de police de Paris, il eut l'idée d'exploiter les techniques de l'anthropométrie pour identifier les criminels. En 1880, il établit un système de mensurations pour certaines parties du corps humain (tête, membres, etc.) et remarqua le caractère unique des empreintes digitales de chaque individu. De plus, Alphonse Bertillon institua de façon détaillée l'usage de la photographie dans la pratique policière. Sa méthode fut tellement appréciée par ses pairs qu'elle prit le nom de "bertillonnage". solution d'identification, un certain nombre de critères doivent être pris en compte. Les quatre paramètres les plus importants sont : la non-intrusivité (le fait de se passer de la "collaboration", volontaire ou non, de l'individu), le taux d'erreur, le coût et la facilité de mise en oeuvre, notamment l'implémentation des données au sein d'outils informatiques. Certes, depuis les attentats survenus le 11 septembre 2001, le public s'accommode de contraintes qu'il aurait refusées auparavant, mais il n'est pas possible d'accepter des taux d'erreur de quelques pour cent dans un aéroport, pas plus qu'il n'est possible de faire payer aux voyageurs une taxe supplémentaire correspondant au prix de l'identification. Si on prend en compte l'ensemble de ces paramètres, la reconnaissance des empreintes digitales reste la meilleure méthode, quoique intrusive. Ensuite vient l'analyse de l'iris, fiable mais difficilement acceptée par le public qui craint les conséquences du faisceau lumineux envoyé au fond de puis l'étude des caractères du visage et de la main, qui doit encore faire des progrès. Aujourd'hui, la solution optimale semble être la combinaison de plusieurs de ces méthodes, seule façon d'obtenir un résultat excellent tout en assurant des conditions de mise en oeuvre qui restent acceptables. Jean-Paul Cognot 9 Loqware Technologie, un 200, constructeur suédois, commercialise le premier disque dur externe, pesant 445 grammes, doté d'un système d'identification des empreintes digitales. Ce dernier est totalement intégré à l'appareil et utilise un protocole de chiffrement propriétaire appelé i-Loq. Février 2003 SVM 159



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