SVM n°210 décembre 2002
SVM n°210 décembre 2002
  • Prix facial : 4 €

  • Parution : n°210 de décembre 2002

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 214

  • Taille du fichier PDF : 215 Mo

  • Dans ce numéro : spécial jeu... quand le PC rêve de robot.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le Net sans contrôle expose les enfants à des contenus "inappropriés", notamment pornographiques. Pour les en protéger, les parents responsables sont tiraillés entre l'usage de logiciels de contrôle parental et une approche plus éducative. Arguments. Le Web et l'enfant éduquer ou filtrer ? _.1 - I iteU : 1einnadell Responsable du Web au Centre de liaison de l'enseignement emi et des moyens d'information (Clemi. "Pour grandir, un enfant doit être confronté aux risques. lareopiel Responsable des services d'accueil Fil Santé Jeunes "Eviter aux jeunes de prendre pour argent comptant l'univers normatif et sexiste du porno. 80 Décembre 2002 Les filtres parentaux ? Ce sont des outils de censure larvée, des moyens de contrôle a priori qui ne correspondent pas à la complicité que j'ai avec ma fille. Je préfère surfer avec elle et discuter:" Patrick, père d'une jeune fille de 14 ans, résume ainsi les enjeux à la fois techniques et humains qui se posent lorsque l'on ouvre à ses enfants une fenêtre sur Internet. "Qu'elle voit un homme ou une femme nus, ça ne me gêne pas, complète-t-il. En revanche, la zoophilie, le bondage, les partouzes... c'est tout autre chose." La question centrale est donc de savoir comment permettre l'un en évitant l'autre. Comment préparer un enfant à une éventuelle confrontation ? Et faut-il le préparer ? Que dire ? Comment le dire ? Et faut-il le dire ? Questions délicates que l'on peut écarter (trop) facilement, soit en interdisant tout accès à Internet, soit en laissant le soin à un logiciel de contrôle parental de faire le tri à sa place. La toute première chose que l'on attend d'un logiciel de contrôle parental, c'est de fil- trer les sites Web. Contenus (trop) osés ? Le filtre doit être capable de les bloquer sans faillir. A ce niveau, les logiciels de contrôle parental reposent généralement sur une ou plusieurs techniques complémentaires : la liste noire, la liste blanche et l'analyse des motsclés. La liste noire correspond à une liste de pages, voire de sites Web, mise à jour par l'éditeur du logiciel ou par une tierce partie comme RSACi ou Rulespace aux Etats-Unis. Le contenu de chaque site ou page est évalué selon plusieurs axes : par exemple, à l'expression de la nudité, de la sexualité ou de la violence. Pour chaque catégorie, la personne — ou le processus technique — chargée de l'évaluation, attribue une note selon une échelle propre à chaque éditeur ou organisme. Pour "Nudité", cette échelle peut être, par exemple : Aucune, Tenue révélatrice, Nudité partielle, Nudité de face, Nudité de face provocatrice. Cyberpatrol dispose, lui, de 42 catégories parmi lesquelles on trouve Sexuellement explicite, Propos de haine, Drogues, Jeux, Pira- tage, Véhicules à moteur, etc. Bref, ce genre d'outil ne se limite pas aux seuls contenus sexuellement explicites. Les limites de l'automaticité Crédibles ces listes noires ? Lors d'un procès récent opposant des bibliothèques américaines au gouvernement des Etats- Unis (1), le Dr Geoffrey Nunberg, de l'université de Stanford, expert cité par la cour, a pointé du doigt leurs faiblesses. Vu le nombre de pages listées (jusqu'à 600 000), elles ne sont pas toutes évaluées par un humain, expliquait-il. Or l'analyse automatique du contenu d'une page fondée sur la présence de certains mots ou groupes de mots a ses limites. Une page remplie de photos pornographiques mais ne comprenant aucun mot "sensible" ne sera pas identifiée par les robots d'analyse, incapables de reconnaître le contenu d'une image. Par ailleurs, la liste n'est pas exhaustive vu le nombre de pages Web accessibles via Internet (plus de 10 milliards). Pour ne rien arranger, la liste n'est pas réévaluée assez régulière-
BOB RIHA JR/LIAISO N/SIPA ment pour éviter que des pages sensibles devenues innocentes soient bloquées. Enfin, Nunberg expliquait que les sociétés chargées de l'évaluation avaient tendance à bloquer des sites entiers pour une seule page douteuse. En septembre 2000, on avait pu croire à l'arrivée de nouveaux sites dédiés aux enfants, dont les adresses se seraient terminées par le suffixe.kids. Las, l'organisme chargé de valider cette nouvelle extension repoussa toutes les propositions qui lui furent faites. Une des raisons invoquées concernait l'impossibilité de fixer, au niveau mondial, des règles claires et acceptables par tous. Il n'existe pas en effet de consensus mondial délimitant les contenus Deuxième outil des filtres parentaux : la "liste blanche". Elle couvre les sites autorisés. Etablie par l'éditeur du logiciel, elle peut parfois être enrichie de sites considérés comme innocents par les parents. acceptables ou inacceptables. Malgré l'insistance de sociétés comme DotKids ou KidsDomains, qui entendaient gérer cet espace, l'Icannréitéra son refus en avril 2001. Un an après, aux Etats-Unis, la Chambre des représentants décida en revanche de créer un sous-ensemble de la zone américaine (.us) réservé aux enfants, en utilisant le suffixe.kids.us, et d'en confier la gestion à l'entreprise NeuStar. Tout site s'inscrivant sous cette bannière devait répon- Enfin, une dernière technique consiste à analyser, à la volée, les mots-clés contenus dans une page Web, et ce avant même qu'elle soit affichée sur l'écran de l'internaute. Intéressante, cette technique a Vers une zone Internet réservée aux enfants dre à une liste de critères contraignants, parmi lesquels l'interdiction de proposer des services comme les forums de discussion ou le "chat" et d'envoyer des liens hypertextes vers des sites dont l'adresse ne se terminerait pas par.kids.us. Cette zone n'a pourtant pas encore d'existence réelle car le Congrès entend imposer ses propres règles. En France, il fut question de créer un.enfants.fr, mais le projet fut suspendu pour cause d'élection présidentielle. néanmoins aussi ses limites. Primo, elle ralentit sensiblement la vitesse d'affichage. Secundo, les algorithmes utilisés sont parfois très basiques et bloquent inutilement certaines pages... juste parce qu'elles contiennent le mot "sexe", par exemple. D'autres, comme PureSight, s'attachent à analyser chaque mot en fonction du contexte de la page, mettant en oeuvre des principes proches de l'intelligence artificielle. Liste noire, liste blanche, mots-clés... reste à mesurer l'efficacité réelle des filtres. Les tests pratiqués lors du procès américain par Christopher Hunter, de l'université de Pennsylvanie, ont montré que seuls 69% des sites sensibles étaient bloqués et que 21% des sites inoffensifs étaient censurés. Un autre test, réalisé récemment par l'INC (Institut national de la consommation) en liaison avec la Délégation interministérielle à la famille (2), était plus mesuré. Concernant les seuls sites à caractère pornographique, les performances des 12 logiciels testés allaient de 96% de pages bloquées correctement (McAfee Internet Security) à 12% (Net Nanny), en passant par 92% (Webkeys), 90% (Optnet), 88% (Cybersitter) et 85% (AOL, PureSight et ContentBarrier). Mais à trop se focaliser sur le Web et le porno, on en oublie presque que les "vrais" risques concernent les forums et systèmes de discussion en direct (chat), par l'intermédiaire desquels des pédophiles peuvent entrer en contact avec des enfants. Ici, la réponse peut-être technique, puisque certains logiciels comme celui d'AOL permettent tout bonnement d'interdire l'accès aux "chats" et/ou aux forums de discussion. Idem pour d'autres risques Décembre 2002 svm 81



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