SVM n°203 avril 2002
SVM n°203 avril 2002
  • Prix facial : 3,80 €

  • Parution : n°203 de avril 2002

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 218

  • Taille du fichier PDF : 192 Mo

  • Dans ce numéro : le guide pratique de vos messages personnels.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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en COUliaa, présidentielle 2002 www.lutte-ouvriere.org 66 L'expression de'fracture numérique'risque fort de connaître le même sort que celle de'fracture sociale'en 1995 : une formule décorative dans une campagne électorale, restée lettre morte par la suite. Que dans un pays qui compte des dizaines de milliers de sans-logis, quatre millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté selon l'Insee, il y ait des gens qui n'ont pas les moyens de s'offrir un ordinateur, d'accéder à Intemet, est une évidence. Pourtant, le problème n'est pas que l'Etat prenne en charge ce genre de dépenses plutôt que d'autres. S'il était vraiment au service de la collectivité, il devrait prendre des mesures pour garantir à chacun des revenus (salaires, indemnités de chômage, pensions, ou minima sociaux) permettant de vivre décemment. Mais on ne peut pas à la fois défendre les intérêts des classes possédantes, et ceux des travailleurs. Il en est de même avec tous les projets visant à faire plus de place à l'informatique à l'école. Il serait certes souhaitable que tous les enfants puissent se familiariser tôt avec les techniques, les instruments de notre époque. Mais il serait encore plus souhaitable qu'ils apprennent dans de bonnes conditions à SONDAGE SVMITOTEAM intentions de_vole 6, 1°/0 éé Les nouvelles technologies font désormais partie de notre environnement quotidien. La formation politique que je dirige a d'ailleurs été la première à créer son propre site Internet II est vrai qu'elle le devait d'autant plus qu'elle n'a pas accès aux médias d'information classiques. Internet était, il y a peu encore, un espace de liberté. Cela commence à cesser d'être vrai, 7A Qum As/rinnnnR maîtriser leur langue, la lecture et l'écriture, alors qu'aujourd'hui, faute d'un nombre suffisant de maîtres, des milliers d'enfants sont condamnés à l'échec scolaire. C'est une question de choix de société, de budget, car on ne peut pas à la fois utiliser les finances publiques pour multiplier les cadeaux aux entreprises et se doter d'un enseignement répondant aux exigences de la situation. Dans ce contexte, tous les projets d'agrandir la place de l'informatique à l'école se ramèneront à des phrases creuses à destination du public, et à un prétexte pour subventionner indirectement les industriels de l'informatique, comme cela s'est déjà fait dans le passé. certains groupes de pression tentant d'y exercer une police de la pensée. Cependant, Intemet n'est pas en soi une panacée. C'est, comme l'a fait remarquer Dominique Wolton, un "tuyau" qui véhicule des informations. Mais la question de la fiabilité, de la véracité, de la qualité de ces informations reste entière. Elle ne dispense pas d'un savoir structuré préalable. Bien plus même, face à l'avalanche d'informations - dont beaucoup n'intéressent qu'un nombre très restreint de personnes ou présentent un caractère pénalement répréhensible-, l'intelligence est encore plus sollicitée. L'échec d'un projet gouvernemental mexicain d'enseignement par Internet en est la meilleure illustration. SONDAGE SVMITOTEAM intentions de Te 3,7 0 ROBERT HIE PC R.'iww.roberthue2002.net Le défi que lance Internet é ê à la politique est que l'épanouissement individuel rejoigne le désir de compréhension et de partage, et que l'égalité dans la différence se conjugue avec la liberté. C'est une question cruciale pour l'avenir de notre société. Mais tout cela demande que la société de l'information devienne vraiment une société de l'information pour tous. Or je suis bien obligé de partir du constat suivant : même si l'usage d'Intemet a progressé dans notre pays, il reste encore trop masculin, parisien, élitiste et commercial. Il y a bien une fracture numérique qui se pose à la fois en terme économique mais aussi en terme d'appropriation sociale et culturelle. Sur le plan économique, les frais d'équipement et d'usage restent chers. Il faut donc baisser la TVA sur les produits informatiques, favoriser les logiciels libres et permettre le développement d'infrastructures de télécommunication à haut débit jusqu'aux particuliers dans le cadre de coopération entre les collectivités locales et les opérateurs de télécommunication. Mais je propose aussi de développer l'aide à la création de sites Web par les associations, les établissements scolaires, les services publics et d'impulser la création d'un vaste mouvement d'éducation et de formation populaire autour d'Intemet. Hier, l'enjeu des services publics de communication était le téléphone pour tous, aujourd'hui cela doit être l'Intemet pour tous, et à haut débit. Cela pose aussi la question de la démocratisation des instances de régulation des télécommunications et de Il faut aussi observer qu'Intemet est une technologie de pays très développés, les trois quarts de l'humanité étant à plus de deux heures d'un téléphone. Les emballements pour "la société de l'information" sont une affaire de privilégiés. Je suis hostile à toute forme de fiscalisme supplémentaire, notamment sur les supports vierges, car je crois que la condition même de la prospérité de la France passe par une diminution des prélèvements obligatoires de 10 points en dessous de ce qu'ils sont aujourd'hui. En revanche, je ne crois pas au tout-Etat. Il ne faut pas demander à l'État ce qu'il ne sait pas, par nature, bien faire. Cela s'appelle d'un nom un peu difficile, le principe de subsidiarité. Mat est l'audiovisuel. Four l'instant, leur fonctionnement se résume en un têteà-tête entre industriels, Etat et anciens hauts fonctionnaires. Et leur indépendance n'est qu'une indépendance par rapport au peuple français et non par rapport aux puissances de l'argent. Pour être démocratiques et efficaces, ces organismes devraient comprendre des représentants des syndicats, des associations et être sous contrôle parlementaire. Et, pourquoi pas, aller vers l'élection au suffrage universel de représentants du peuple français dans ces organismes au vu des enjeux fondamentaux pour chaque citoyen de la société de l'information. Pour finir, je tiens à marquer mon opposition à toute loi d'exception concernant le courrier électronique et l'Intemet en général. C'est l'une des raisons qui ont conduit le groupe communiste à l'Assemblée nationale à ne pas voter la "loi sur la sécurité quotidienne". En effet, je suis fondamentalement pour le respect du droit au secret de la correspondance. Et de plus, il existe d'excellentes lois en France sur la protection de la correspondance postale, sur l'informatique et la liberté, la protection des personnes et de leur vie privée, sur les droits y compris moraux des auteurs sur leurs oeuvres, contre la diffusion de propagande raciste ou négationniste (loi Gayssot). Reste bi SONDAGE SVMITOTEAM intentions de vote 2 5°/0 se donner les moyens de leur mise, en oeuvre, y compris sur le Net. efficace dans les fonctions de Bien commun, la sécurité, la justice, la défense, les conditions de la justice sociale et de la prospérité économique, l'autosuffisance alimentaire du pays. C'est dans ces domaines qu'il doit agir et que les citoyens sont "en droit" de réclamer son action. Pour ce qui est des technologies, il faut laisser agir les entreprises et les citoyens librement, l'Etat n'intervenant que lorsque l'ordre public ou la nécessaire protection de la vie privée sont mis en cause. La diffusion des nouvelles technologies aura nécessairement pour conséquence l'abaissement du coût d'accès. Quant à la cryptologie, je crois qu'il faut la réserver aux services ou fonctions ayant un besoin réel de confidentialité. Si l'on veut que le secret commercial soit conservé, il y a d'autres moyens. Nous avons d'ailleurs vu, avec le réseau Echelon, comment nous étions vulnérables à l'espionnage dans des technologies désormais classiques.
Je veux faire de notre pays ê é l'une des nations européennes les plus en pointe en matière d'accès aux nouvelles technologies, tant en termes d'équipement qu'en termes d'usage. Pour cela, nous avons besoin de la véritable vision politique qui a manqué à la France jusqu'ici. Le rôle de l'Etat ne se limite pas à l'adaptation technique de telle ou telle loi pour faciliter le commerce électronique, mais de construire les bases du monde de demain. Le prochain quinquennat doit donner un nouvel élan à l'entrée de la France dans la société de l'information, autour d'un certain nombre de principes. AYROU hayron net SONDAGE SVMOTEAM Intentions devote 16, 10 Je développe ici les deux qui me paraissent les plus importants. La première exigence est celle de l'égal accès aux nouvelles technologies. Ulntemet est un formidable outil de liberté et de connaissance. Mais aujourd'hui, la faiblesse de son développement renforce les inégalités entre les Français. Pour réduire la fracture numérique, je fais plusieurs propositions concrètes : l'accès au haut débit sur l'ensemble du territoire, le soutien fiscal à l'équipement informatique des ménages et des associations, le développement de l'Intemet à l'école, la généralisation des points d'accès dans les lieux publics, et le développement des sites Web pour les malvoyants et les handicapés. Deuxième exigence, le respect d'une certaine éthique. La protection des "droits de l'homme numériques" est indispensable. Ce n'est pas un hasard si le premier grand procès de l'ère Internet, celui de l'affaire Yahoo, a eu lieu dans notre pays. Il ne s'agit pas de réglementer un réseau mondial qui reste le symbole de la liberté d'expression, mais de renforcer les droits à utiliser massivement et librement les réseaux numériques et en sanctionnant toutes les atteintes à la dignité humaine. Je propose de garantir l'accès pour tous à une identité numérique (comprenant la libre communication, la sûreté et la propriété numérique), la préservation et le respect de la vie privée, le droit au cryptage de ses données personnelles, le droit à une information complète et sincère sur la détention et l'utilisai, e des données personnelles... OL[.I BESANCENOT CIVE MUTIN www.olivierbesancenot.org éê Les questions ayant trait aux nouvelles technologies de l'information et de la communication sont d'importance même s'il ne faut pas surestimer leur impact dès lors que des millions de citoyens sont, de fait, exclus de cette'révolution technologique'. Fabuleux outil de correspondance, de mise en réseaux, d'approfondissement des connaissances, Internet n'est utilisé que par moins d'un quart des Français. Les raisons en sont simples : la fracture numérique recoupe la fracture sociale et les inégalités -de revenus, d'habitat, des savoirs, des pratiques culturelles- sont telles que le fossé ne cesse de s'agrandir au détriment des plus pauvres, des plus faibles, socialement parlant. Comment pourrait-il en être autrement alors que l'écart des revenus n'a jamais été aussi large (de 1 à 500 !!!) et que près de cinq millions de nos concitoyens survivent avec des'rentrées'au-dessous du seuil de pauvreté ? Quand le salaire moyen ressort à 8 500 F (moins de 1300 €), s'équiper d'un micro-ordinateur, même modeste, et s'offrir la'Toile'ne peuvent être des priorités prenant le pas sur l'essentiel : se nourrir (serait-ce même avec des OGM et des hormones), se loger, finir ses fins de mois, tout simplement. Le développement d'Intemet est donc lié à la question sociale et passe, avant tout, par une autre répartition des richesses, car jamais un système d'aides à l'équipement ne pourra remplacer un minimum d'aisance financière. On est loin du compte ! On peut néanmoins penser que la suppression de la TVA sur tous les articles et supports informatiques à usage individuel, comme je le défends pour les produits de première nécessité, constituerait un'booster'permettant à davantage de foyers de s'équiper. Certes, collectivités locales et budget de l'Education nationale devraient participer largement à l'équipement, encore calamiteux, des établissements scolaires. Encore faudrait-il que les enseignants soient plus nombreux avec des classes moins surchargées pour qu'ils aient le temps et la disponibilité d'esprit nécessaires à l'initiation des jeunes générations. Tant que les priorités ne seront pas inversées, il est illusoire d'imaginer une société d'égalité d'accès au Web comme aux autres besoins qui pour ne pas être technologiques n'en sont pas moins essentiels ! Alors, haut débit : oui. D'abord pour le social ! Nos vie valent plus que leurs profits. Tout un programme. Le mien. 9 www.christineboutin2002.com éé A mes yeux, la révolution des réseaux représente une chance extraordinaire, un bond en avant de l'humanité comparable au bond de l'industrialisation au XIX'siècle. Je pense qu'il en résulte, pour un président de la République, un certain nombre de devoirs. Dans trois grands domaines. 1. Les infrastructures. Je ne pense pas qu'il revienne à l'Etat de prendre en charge financièrement l'informatisation ou l'accès à Internet de chaque foyer, cela relève de la liberté personnelle, et les prix sont appelés à baisser. En revanche, mon projet politique prévoit que l'aménagement du territoire permette l'accès égal des villes et des campagnes aux réseaux de communication informatique à haut débit, au nom de la solidarité entre tous les Français. 2. La formation des jeunes. Les nouvelles technologies, c'est le'plumier'du XXI° siècle. Il faut apprendre à les'faire marcher. Mais il faut surtout apprendre à les dominer. Nous avons besoin de former à l'école des'têtes bien faites', qui sauront sélectionner dans l'océan d'informations ce qui enrichira leur culture. Je pense que la vraie'fracture numérique'se situe entre ceux qui dominent l'information et ceux qui sont dominés par elle. Plus que des ordinateurs à l'école, je voudrais qu'on y retrouve une formation intellectuelle solide. Alors, les jeunes feront des merveilles avec Internet ! 3. L'innovation et les industries de pointe. J'insiste dans mon projet politique sur le soutien aux'jeunes pousses', la nécessité d'attirer et de garder de jeunes talents dans la Recherche par des compléments à la loi sur l'innovation et des incitations fiscales permettant aux meilleurs de nos informaticiens de ne pas fuir à Londres ou Los Angeles ! Quant aux réglementations du Net, il faut bien réfléchir. Je ne pense pas qu'une taxe sur les supports vierges vienne à bout du piratage : seuls la baisse des prix des produits et l'apprentissage du respect des autres peuvent assainir les pratiques. Enfin, sur le problème de la'sécurisation', je crois que tout le monde tâtonne encore. Nous en reparlerons ! avril 9nn9 svm 7S



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