SVM n°202 mars 2002
SVM n°202 mars 2002
  • Prix facial : 3,80 €

  • Parution : n°202 de mars 2002

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 190

  • Taille du fichier PDF : 41,6 Mo

  • Dans ce numéro : virus, les nouveaux poisons du Web.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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en coulissE Derrière les derniers chiffres publiés par l'Association pour le commerce et les services en ligne se cache un commerce électronique français encore bien fébrile. Enquête sur l'avenir d'un Web qui se cherche une économie. I° e 1 1t, I P-dg du cybermarché Ooshop (groupe Carrefour)  : "Nos clients sont surtout des actifs qui ne veulent plus sacrifier leur week-end à faire des courses. Nous prévoyons d'être rentables à la fin 2002." Consultant NTIC chez Ourouk  : "Pour assister au grand décollage de l'e-commerce, il faudra attendre que la jeune génération, celle qui grandit avec le Web, acquière un pouvoir d'achat." 74 svrn Mars 2002.gwiti die di *semal auel paysage a laissé la folie de ces dernières années autour de la "nouvelle économie" ? Parler de sinistrose en gêne certains, particulièrement les acteurs du commerce électronique qui ont tenu jusque-là et qui, aujourd'hui, veulent y croire parce que la seule issue pour eux est d'arriver à l'équilibre des comptes cette année. Pourtant, chaque semaine, on découvre que tel ou tel acteur a décidé, lui aussi, de "réduire la voilure" sur le Net, selon l'expression consacrée. L'Association pour le commerce et les services en ligne (Acsel) a été l'une des premières à mener, durant six ans, des études sur les enjeux d'Internet pour la France. Gérard Ladoux, son secrétaire général, revient sur les débuts du Web commercial  : "Au départ, ceux qui s'y sont mis n'avaient aucun objectif de rentabilité. Ils pensaient que le Net allait générer sa propre économie." La seule chose qui comptait alors, c'était d'avoir "pignon sur Web". Investisseurs, petits Les bonnes nouvelles... L'annonce des premiers bénéfices jamais réalisés sur le Web, par le cybermarchand américain de produits culturels, Amazon. Son président, Jeff Bezos (ci-contre), est le premier à présenter un résultat positif.. L'augmentation de 109% du nombre de transactions en ligne entre 2000 et 2001 et une prévision de croissance du chiffre d'affaires de 61% pour l'année 2002, ont été annoncés dans le dernier rapport de l'Acsel. Pas de problème pour les sites "réservés aux adultes"  : l'institut d'études Jupiter MMXI rapporte qu'ils ont empoché 70% des dépenses effectuées sur Internet par les Européens en 2001. Un consensus a été trouvé entre les banques, les commerçants du Web et le Groupement Cartes bancaires pour imposer la carte bancaire comme "le" moyen de paiement sur le Net. Un plan de travail commun a été établi pour 2002.
porteurs, industriels, beaucoup ont misé sur Internet pour faire un coup, en revendant vite. Les start-up jouaient le jeu du refinancement tous les six mois. Elles tablaient sur la publicité ciblée ou la revente de fichiers clients. Des modèles qui ont fait long feu. Certains de ceux qui "en sont" encore, pensent que c'était presque un mal pour un... et les mauvaises Bernard Amault (cicontre) a vendu au ! britannique Egg sa banque en I ligne, Zebank, dans laquelle il avait pourtant énormément investi à travers Europ@web. Selon notre étude avec GfK sur\les Français et la micro, parue dans le numéro précédent, le panier moyen d'un foyer ayant effectué un achat sur le Web s'élève à 520 € pour l'année 2001.\Pour 2000, le montant des achats effectués sur le Net France s'estime entre 380 et 960 millions d'euros. Même en prenant le haut de la fourchette, c'est à peine plus que le CA moyen de six hypermarchés. bien. Jean-Christophe Hermann, P-dg de Fnac.com, créé en 1999, par exemple, estime que cette euphorie autour du Web a préparé le terrain  : "La folie de départ a permis de faire un gros travail d'éducation sur le marché. Le nettoyage qui s'en est suivi est tout à fait naturel. Les start-up, du fait qu'elles dépendaient du bon vouloir des investisseurs, survendaient constamment leur activité. Elles se sont retrouvées plantées quand tout le monde s'est aperçu que pour gagner de l'argent il fallait un modèle économique solide. Aujourd'hui, nous estimons que, sur chaque secteur, il n'y a de place que pour deux acteurs sur le Web, parce que c'est un petit marché. Par ailleurs, nous sommes convaincus que le modèle du clic et magasin'[une activité Web adossée à une enseigne traditionnelle bien installée,ndlr] est approprié." Pascal Griot, directeur de Surcouf.com, arrivé, lui, après la tempête, il y a un peu plus de six mois, confirme ce point de vue  : "Je crois qu'il y a eu deux\L'idée de faire ses achats sur Internet inspire de la méfiance à 70% des Français. En 2000, les députés ont épinglé les cartes\bancaires, estimant que "les paiements en ligne sont à l'origine de 50 à 60% des réclamations sur les paiements, alors que les transactions sur Internet ne représentent que 2% de l'utilisation des cartes bancaires". erreurs, au départ. Les boîtes fondaient tout sur la visibilité, mais pas sur la rentabilité. Elles avaient aussi cette idée que vendre sur le Net coûte moins cher que vendre en magasin. Faux ! Internet c'est des coûts  : de livraison, de matériel informatique, de compétences techniques, de connexion, etc." Objectif rentabilité, et vite ! A présent, les investisseurs mettent la pression  : l'équilibre, voire la rentabilité doit être atteinte en 2002. Du coup, la stratégie, c'est  : réduction des coûts, hausse des prix (fin de la vente à perte, diminution de la part de gratuité) et fidélisation de la clientèle. Reste à savoir si ça prendra. Du côté du marché de l'information, et plus généralement du contenu en ligne, la tendance est de faire payer l'internaute pour ce qu'il lit, via un abonnement ou à l'article. Mais Laurent Bouvier- Ajam, consultant NTIC chez Ourouk, qui a participé aux premiers rapports pour l'Ac- sel, se dit dubitatif quant à l'économie de l'information en ligne  : "Je crains que cela ne soit très compliqué de rééduquer les internautes, de leur faire admettre qu'il faille payer pour ce qui était gratuit. D'autant que le Web permet toujours de trouver cette information pour rien. L'autre issue consiste à développer un commerce autour de services, comme de la vente de veille documentaire pour les entreprises." Du côté des biens et services, c'est déjà plus rose. Le décollage n'est pas spectaculaire, mais il semble qu'il y ait une économie de la vente de produits sur le Web. Noël a été une période satisfaisante, et on constate une érosion des freins à l'achat chez les internautes français. Un mouvement positif, donc, en tout cas autour des produits culturels (high-tech, édition...) et de loisirs (voyages, billetterie...). En ce qui concerne les produits de consommation courante, c'est plus lent. L'Observatoire des sites marchands de SVM/ToTeam, révèle que les cybermarchés ne représentent encore qu'une petite part des ventes en ligne. Un résultat qui ne décourage pas les cybermarchés. Comme l'explique François Barraud, P-dg d'Ooshop  : "Nous avons prévu d'être rentable d'ici à la fin 2002. Qui plus est, nous sommes sur un secteur où les chiffres d'affaires sont importants et où les clients sont très fidèles ! " Reste que l'ensemble des cybermarchés ne fait que 1,3% du chiffre d'affaires du marché alimentaire sur Paris et que, dans l'ensemble, le commerce en ligne ne représente qu'entre 1 et 4% du commerce de détail français. Selon Laurent Bouvier- Ajam, il faudra au moins une génération à Internet pour connaître un vrai décollage. Pour l'instant, le Web est un tout petit marché, qui touche peu de gens, avec peu de produits. Et qui doit cicatriser... Delphine Sabattier 7C



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