SVM n°201 février 2002
SVM n°201 février 2002
  • Prix facial : 3,80 €

  • Parution : n°201 de février 2002

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 184

  • Taille du fichier PDF : 167 Mo

  • Dans ce numéro : le nouveau coup d'Apple.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PROJETS SECRETS

L'informatique autonome sort des labos de Big Blue

Six programmes clés pour relever le défi
0 Océano, _cl le Web sans les ennuis
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Storage Tank,
un stockage autonome et infaillible

Dans ce labo, les chercheurs d'IBM planchent sur le projet Océano.

Le stockage, l'une des spécialités du futur labo IBM de Haifa (Israël).

Entreprises, associations, particuliers... tout le monde veut créer son site Web! Mais lorsqu'une qualité de service minimum s'impose, encore faut-il disposer des ressources et des compétences pour maintenir le site. Une solution "abordable" financièrement consiste à passer par un fournisseur de services, un hébergeur, qui gère l'infrastructure et la disponibilité du site, réagit face aux incidents, etc. Le projet Océano, né à la mi-99, s'adresse justement à ces hébergeurs, qui gèrent ce que l'on appelle dans le jargon des "fermes de serveurs Web"

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(Web farms). Océano améliore ce concept pour développer un nouveau mode d'administration. Au lieu de réserver des ressources (bande passante, capacité serveur, stockage) à chaque client, Océano organise une communauté de ressources, sorte de coopérative, sur laquelle la charge de travail est automatiquement répartie selon les besoins de chaque site. Ainsi, il pilote des grappes de serveurs d'applications Web, interconnectés par un réseau local à haut débit. Si un site connaît une subite popularité, Océano lui alloue autant de machines qu'il faut pour répartir la nouvelle charge.

Storage Tank est un système de gestion et d'administration des SAN (Storage Area Networks), résultat de trois années de développement dans les labos d'IBM. Nouveau leitmotiv des vendeurs de solutions informatiques, le SAN est un réseau d'entreprise dédié au seul stockage, sur lequel se branchent disques durs et systèmes de sauvegarde. Dans ce schéma cohabitent donc dans l'entreprise deux réseaux reliés par une passerelle: l'un, classique, unissant les PC des salariés et les serveurs, l'autre gérant le stockage. Le SAN permet alors de mutualiser l'espace disque et ses données. Surtout, il

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s'impose pour des applications requérant un haut niveau de disponibilité des ordinateurs et des données: les sauvegardes, automatiques, s'opèrent indépendamment des serveurs; les informations circulent dans l'entreprise sans sauter de serveur en serveur; on peut ajouter un disque dur sans devoir arrêter une machine. Bref, en théorie, les SAN promettent un accès continu, rapide et universel aux informations. Au départ basés sur un réseau ultrarapide en fibre optique (1 Gbit/s) limité à quelques kilomètres, les SAN adoptent désormais les protocoles de l'Internet, sur des réseaux Ethernet classiques.

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POUR
Un site Web qui connaît une popularité passagère garde des temps de réponse acceptables. Et cette montée en puissance ponctuelle n'implique pas l'achat de nouveaux matériels.

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POUR
Contrairement à une architecture classique, où les données sont liées à un serveur, ces dernières restent accessibles même si l'ordinateur devient indisponible. Et les réseaux en fibre optique Fiber Channel sont réputés pour leur fiabilité.

CE QUI EST DÉJÀ ACQUIS
• Mutualiser les ressources diminue les coûts de revient de l'hébergeur, qui peut répercuter cette économie auprès de ses clients. • Plusieurs grands constructeurs et sociétés de service gèrent déjà des fermes de serveurs Web.

CE QUI EST DÉJÀ ACQUIS
• Le marché des SAN est en pleine croissance: HP, Compaq, Network Appliance, EMC, Veritas sont également sur les rangs. • L'automatisation des sauvegardes économise du temps machine, consacré à des tâches informatiques plus "nobles".

CONTRE
La confidentialité : en soustraitant la gestion de son site Web à une société tierce, l'entreprise lui confie ses bases de données, informations stratégiques s'il en est.

CONTRE
Le gain financier, théorique, reste à démontrer. Et chaque constructeur propose pour l'instant une solution incompatible avec les équipements de ses concurrents.

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Smart,
des bases de données intelligentes

Sabio,
pour classer l'inclassable
Face à la masse croissante de documents numériques et à la multiplication de données en tout genre, un salarié qui cherche un fichier sur son intranet se retrouve parfois dans la même situation que l'internaute : trouver l'info pertinente devient une aventure ! Dans les labos d'IBM, de Microsoft et de quelques autres, on a donc cherché a développer des logiciels capables de décrire mathématiquement et d'analyser par statistiques des millions de documents pour en générer une "taxinomie", comprenez un classement par catégories. Ces documents peuvent être de toute sorte, par exemple des lettres rédigées avec Word, des documentations techniques au format PDF, des pages Web, des feuilles de calcul Excel... Chez IBM, le projet porte le nom de Sabio, et sera intégré dans le logiciel Raven de sa filiale Lotus. Objectif de Sabio: proposer une recherche par catégorie ou par mot clé, et atteindre

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Les données sont à l'abri dans des baies remplies de disques durs. C'est au coeur de la Silicon Valley, dans son centre de recherche d'Almaden, qu'IBM perfectionne son gestionnaire de bases de données DB2. Comme son grand rival Oracle, Big Blue cherche à optimiser le stockage des données et les temps de réponse aux requêtes des utilisateurs. Avec d'énormes bases contenant des millions d'informations, les réponses sont parfois fulgurantes, en partie grâce à l'habileté des informaticiens qui, en entreprise, organisent leurs données. Mais des "optimiseurs de requêtes" leur donnent aussi un petit coup de main. Ces optimiseurs sont capables de reformuler une requête pour faciliter l'exploration de la base et d'évaluer l'opportunité de trier les informations ou même de dupliquer un sous-ensemble de données. Depuis peu, ces optimiseurs tiennent à jour des statistiques pour apprendre à répondre plus vite aux futures requêtes. A l'avenir, les optimiseurs promettent même de tirer les leçons de leurs erreurs. Ultime étape, avec le projet Smart, les chercheurs d'IBM espèrent mettre au point des gestionnaires de bases de données qui détectent les défaillances, les corrigent, et se reconfigurent automatiquement en se réinstallant, eux-mêmes et leurs données.

des niveaux de pertinence comparables à ceux de l'annuaire Yahoo (dont la base de connaissance est, rappelons-le, entretenue manuellement par des humains). On peut d'ailleurs partir d'un catalogue de quelques documents avec des catégories faites à la main : sur cette base, le programme va générer une série de règles. Au final, les documents sont répartis en une douzaine de catégories principales qui constituent les grosses branches d'une arborescence. Chacune de ces branches est divisée en sous-branches et ainsi de suite, jusqu'aux petites brindilles de l'arbre qui représentent les documents. Mais à trop vouloir bien faire, l'outil intégré à Lotus Raven pourrait aussi écorner la vie privée des salariés: dans le but, a priori louable, de trouver un expert "maison" sur un sujet précis, il analyse même les mails ! Toujours est-il que ce localisateur d'expertise opère, lui, essentiellement en langage naturel.

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CE QUI EST DÉJÀ ACQUIS
• Les bases de données savent stocker des données informelles non structurées, comme des textes, des images, de la musique, des vidéos. • Les optimiseurs de requêtes analysent la question et prennent des décisions pour sélectionner rapidement les fiches répondant aux critères demandés.

POUR
Les progrès réalisés dans l'optimisation des requêtes sont réguliers, et les améliorations du logiciel profitent tout autant aux énormes bases de données qu'à celles, plus modestes, gérées par de petits PC.

CE QUI EST DÉJÀ ACQUIS
• Les portails d'entreprises tiennent déjà compte de documents de provenances diverses : textes Word, feuilles Excel, docs PDF, pages HTML... • Les moteurs de recherche de l'Intemet démontrent que l'analyse de documents non structurés (comme une page Web) produit des réponses souvent très pertinentes.

POUR
Ces logiciels permettent de localiser efficacement l'information et/ou celui qui la détient.

CONTRE
Pour que l'outil soit efficace, la mise en commun des documents implique leur centralisation. Les utilisateurs ne doivent donc plus stocker des documents sur leur disque dur.

CONTRE
A

l'heure actuelle, les requêtes "intelligentes" sur des données multimédias (musique, images, vidéos...) restent, pour l'essentiel, confinées au stade expérimental.

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