SVM n°200 janvier 2002
SVM n°200 janvier 2002
  • Prix facial : 20 F

  • Parution : n°200 de janvier 2002

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 202

  • Taille du fichier PDF : 184 Mo

  • Dans ce numéro : les imprimantes photoréalistes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Networks a fait trembler Hollywood avec une techno idéale pour le piratage de films. Elle fait désormais rentrer ses milliers d'utilisateurs dans le droit chemin et se voit en acteur incontournable de la diffusion payante de vidéos à domicile.
DivX

le format vidéo par lequel tout arrive U
ne page se tourne : avec les nouveautés du DivX, la compression vidéo de qualité professionnelle et la vidéo à la demande s'offrent à tous. Inventé en septembre 1999 par le Montpelliérain Jérôme Rota, cet algorithme de compressiondécompression (ou codec), renferme une véritable bombe: déclencher dans l'industrie du cinéma le même incendie que le MP3 a allumé dans celle du disque. Grâce à lui, et après quelque six à dix heures de compression sur un ordinateur courant, il est possible de faire tenir les 8,5 Go d'un film DVD (en Mpeg-2) sur un CD normal de 650Mo, en un seul énorme fichier (en Mpeg-4). Le résultat final, dont la perte de qualité reste tout à fait acceptable, fait alors le bonheur des internautes nantis d'une connexion haut débit, qui peuvent dès lors s'échanger des films en 1 h30 de téléchargement. Le succès de ce codec fut immédiat, et énorme : plus de 12 millions de téléchargements revendiqués par ses auteurs rien que
pour cette première version.

Des perspectives juteuses
Mais ce n'est pas tout. Après avoir été le sulfureux porteétendard de la copie illégale de films sur DVD, le nom "DivX" ambitionne de deve-

numér°2
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feiEeze

Il y a 16 ans dans svm

Ça a été vrai pour le Minitel, ce sera vrai
pour l'Internet: le sexe a lancé les nouvelles technologies sur les réseaux. L'amour par Minitel? Pour ne pas faire tapisserie, SVM était déjà prêt à ne plus se cacher derrière son petit doigt. ïÿÿ riz.
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- Lucienne Riflard éloigna en
tremblant l'écouteur. Cette voix, c'était bien celle d'Adonis — 28 ans, yeux bleus — qui lui susurrait depuis deux mois sur Minitel de troublantes folies. Mais c'était surtout la voix de Monsieur Mougenot, son collègue de bureau depuis 25 ans. Ce merveilleux Minitel avait décidément un gros défaut: il transformait les crapauds en princes charmants, car n'importe qui pouvait s'en servir. Et comment savoir qui est n'importe qui?

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nir le chantre de la diffusion de films payants et de la protection des droits afférents aux productions audiovisuelles. Car les gens de DivX Networks, la société californienne propriétaire du codec, qui n'ont pas et n'ont jamais eu l'âme de pirates, n'entendent pas se reposer sur leurs lauriers, et comptent bien tirer de substantiels bénéfices de leur bijou. "DivX est certes associé au piratage, mais aussi et surtout à vidéo de qualité et au DVD", justifie Jérôme Rota. Fondée en mai 2000 par luimême, Jordan Greenhall et Joe Bezdek, leur société a lancé cet été, en même temps que la quatrième version de son codec DivX, toute une plateforme de commercialisation de films, baptisée Open Video System. But avoué : séduire les éditeurs, pour les amener à choisir le DivX en vue d'une diffusion de leurs films sur le Net. Les moyens? Open Video System gère, entre autres choses, l'hébergement, le paiement, le cryptage et l'envoi des films, les empreintes électroniques pour identifier le client spectateur, ou le contrôle des périodes d'utilisation. Ainsi, bien sûr, qu'un système de gestion des droits numériques (DRM). Les films protégés ne pourront être lus que moyennant une clé

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numérique délivrée par le site de l'éditeur, et sur une période fixée à l'avance. La révolution de la location vidéo par Internet est déjà là, à portée de tous ceux qui ont la chance de disposer du haut débit. Et déjà, les premiers partenariats se nouent. Si les majors d'Hollywood se font encore attendre, certains acteurs se sont déjà manifestés. Pour 5 à 10 dollars les 3 à 5 jours, on peut donc déjà louer, entre autres, The Killer, de John Woo, la comédie musicale Jekyll and Hyde, des films underground de labels indépendants et les inévitables films érotiques, toujours à la pointe de l'innovation... Plus récemment, le célèbre éditeur de jeux Blizzard, filiale de Vivendi, a choisi le format DivX pour distribuer la spectaculaire bandeannonce de son très attendu

Warcraft III. "Blizzard est enthousiasmé par le rapport qualité/poids de ces vidéos, et va même utiliser DivX pour les scènes cinématiques de ses jeux, et d'autres cinéastes asiatiques vont arriver", confirme Jérôme Rota. Au vu de la qualité des premières bandesannonces de Warcraft III, il y a fort à parier que les jeux prendront d'ici peu une qualité à faire pâlir les magiciens d'Hollywood. Autre phénomène en préparation: l'intégration de DivX dans vos platines DVD de salon ou vos platines portables ! En effet, pour l'instant, les films au format DivX ne peuvent être lus que sur un ordinateur. Mais Jérôme Rota nous confie que sa société "négocie avec des fabricants de composants pour intégrer le DivX en natif directement dans les puces des appareils".

l'acteur

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JÉRÔME ROTA
28 ans, l'un des inventeurs du DIvX, originaire de Montpellier, vit maintenant en Californie, près de San Diego. "Nous avons aussi un lecteur DivX pour les Pocket PC: essayez-le, il est vraiment étonnant, notamment pour ses fonctions de zoom sans effet de carrés."

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Grâce à la compression DivX, un film qui occupait les 8,54Go d'un DVD-9 (une face, deux couches), tient aisément sur les 700Mo d'un CD-R. Cette opération en elleméme n'est pas illégale, tant que vous faites une copie de sauvegarde d'un DVD que vous possédez déjà, et que vous la gardez par-devers vous.

Sur les plates-bandes de Microsoft Le codec DivX, dont l'existence est parfaitement légale, vient d'être mis à jour. La version 4.11, disponible depuis la mi-novembre, inclut le décodage haute résolution, l'encodage temps réel en résolution plein écran (720 x 480), et, selon l'éditeur, une amélioration de 78 % de la vitesse d'encodage temps réel avec un Pentium 4 et une source YUV. Afin de livrer aux spectateurs une solution complète et indépendante, DivX Networks a également créé le logiciel de lecture de film The Playa, déclaré lecteur officiel des DivX, et dont une version corrigée sortira à la fin de l'année. Toutes versions confondues, et après le succès considérable de la version 4.02 sortie en août 2001, ce sont plus de 25 millions de téléchargements qu'engrange la société (sur www.divx.com). Mais sur ce marché, la place est déjà encombrée. Et Microsoft est évidemment sur les rangs. Xavier

Bringué, responsable Digital media chez Microsoft Corp., revendique "plus de 350 millions de Player installés, et plus de 10 millions de licences DRM distribuées", et met en avant le " savoir-faire et l'expérience de Microsoft" en la matière. Sans oublier d'ajouter que "l'industrie cinématographique voit Dia plus comme un danger que comme une solution de sécurité". Ce à quoi Jérôme Rota répond sereinement "qu'il y a une place à prendre, car beaucoup de majors, comme Sony ou AOL lime Warner sont concurrentes des contenus que Microsoft diffuse sur ses réseaux câblés. Elles aimeraient garder les mains libres, par rapport à Microsoft qui cherche surtout, au travers de Windows Media, à vendre sa solution de serveurs. Le DivX est totalement indépendant de la plate-forme sous laquelle on l'encode, le sert et le lit".
Nicolas Robaux

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millions de iv cod téléchargements ét é du e cDivX ont revendiqués par ses auteurs à10 dollars, c'est le coût d'une

53location de film en ligne pour à 5 jours.
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