SVM n°196 septembre 2001
SVM n°196 septembre 2001
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°196 de septembre 2001

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 200

  • Taille du fichier PDF : 188 Mo

  • Dans ce numéro : spécial nouveautés... le guide de la rentrée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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actualités analyse SMS, mon amour.. Les mini-messages font exploser les résultats de la téléphonie mobile. Du coup, les opérateurs en rajoutent dans les services et prévoient de nouvelles tarifications. Les utilisateurs suivront-ils ? PAR DELPHINE SABATTIER oyez prêts : des SMS et encore des SMS, à la pelle, mais surtaxés, avec plus de jeux, des dessins animés et, surtout, des services d'informations générales et spécialisées toujours plus riches ! Voilà ce que nous préparent pour la rentrée les opérateurs de téléphonie mobile, qui n'ont plus à la bouche que les "shortmessages services" (voir encadré). Et com- "Short message service" : le SMS est un "service de message courts" (160 caractères maxi) dédié aux communications vers les téléphones mobiles. On les appelle "texto" chez SFR, "minimessage" chez Orange France et "télémessage" chez Bouygues Telecom. C'est, en fait, le format de transport de données qu'utilise la carte SIM (carte dédiée aux téléphones portables et contenant, notamment, toutes les informations d'identification de l'abonné au mobile) pour communiquer avec le monde extérieur. Ainsi, au départ, le canal SMS a été utilisé pour communiquer des informations liées au réseau GSM entre le téléphone et/ou la carte SIM et le réseau lui-même. Rapidement, son usage a été détourné et le canal a servi à faire transiter sur le réseau des mini textes de 160 caractères. Benoît ment ! Les mini-messages ont en effet explosé cette année en France — on parle d'1,4 milliard de SMS envoyés sur les réseaux mobiles (le double de l'an dernier) ! Pour le détail, SFR dit avoir passé le cap des 100 millions de "textos" (l'appellation SFR du SMS) envoyés sur son réseau rien que pour le mois de juillet. Bouygues Telecom tournerait autour des 60 millions de "télémessages" échangés par mois, de- Le SMS, c'est auoi ? puis cet été. Et Orange France (ex-Itinéris) évoque 150 millions de "minimessages" mensuels transitant chez lui ces derniers temps. Autant dire qu'il s'agit d'une manne, sachant qu'un SMS envoyé rapporte de 45 à 95 centimes aux opérateurs... Hier gratuit, le SMS a pris de la valeur Mais ce n'est pas assez et les Français peuvent faire beaucoup mieux, si l'on en juge par les résultats Chatelard, marketeur chez Gemplus, ex plique : "La croissance du trafic SMS est soutenue depuis plusieurs années (+400% en 2000). La technologie SIM Toolkit, standardisée en 1996, permet à la carte de porter des applications et d'interagir avec le réseau par le biais du canal SMS. Concrètement, prenons un service'météo'. Je vais avoir sur la carte SIM un menu, en sélection nant le choix Météo. La carte SIM va communiquer ma requête au fournisseur de contenu au travers du réseau GSM qui va me renvoyer la réponse sous format texte (SMS), par exemple. Aujourd'hui, de nombreuses commandes SIM Toolkit ont été définies permettant de développer une large variété d'applications (paiement, information, jeux, consultation de comptes bancaires, achat et vente d'actions)..." 0 de nos voisins européens. Même, la France affiche un retard éhonté en la matière : nos voisins s'échangent, chaque jour, 1 milliard de SMS et les opérateurs scandinaves et anglais génèrent deux fois plus de chiffre d'affaires que nos trois français. Raison principale : un retard pris au démarrage. Bruno Salgues, professeur à l'Institut national des télécoms et fervent observateur des usages des nouvelles technologies, précise : "Longtemps, les opérateurs n'ont pas voulu que le SMS concurrence leurs propres produi ts de l'époque. Et rappelons-nous qu'ily a deux ans à peine, on ne pouvait même pas envoyer un mini-message d'un opérateur à un autre ! " Jean- Marc Tassetto, directeur général adjoint de SFR, reconnaît : "C'est vrai que jusqu'àfin 1998, les trois opérateurs mobilesfrançais pensaient que le marché data (non vocal), c'était celui des pagers'[les Tatoo et autres Tam Tam, Ndlr], répondant à la demande des jeunes. Or, le succès du téléphone mobile a tué le'et- 64 SVM SEPTEMBRE 2001. HTTP://SVM.VNUNET.FR
8 ger'. Et c'est ace moment-là que l'on a vraiment décidé de développer le SMS." Mais ça a commencé doucement. A preuve : les opérateurs y croyaient si peu que les SMS étaient même gratuits au début. Heureuse époque... Mais en novembre 1999, attirés par les résultats mirobolants des opérateurs des pays voisins, les trois français se décident à ouvrir des plates-formes d'interconnexion pour que les messages courts puissent enfin s'échanger aisément d'un réseau à un autre. Et c'est le succès ! Du reste, le SMS est l'un des rares services dont le prix a augmenté en même temps qu'il était de plus en plus massivement utilisé... Que vaut cet engouement ? Jean-Baptiste Rudelle, directeur général de Kiwee, portail français spécialisé dans l'Internet mobile, a réfléchi à la question. Pour lui, "Une des premières raisons du succès du SMS, c'est que ça fait quand même cinq années que cela existe ! Ça prend du temps de s'approprier une technologie, il ne faut pas l'oublier. Ensuite, c'est vrai que le SMS est un procédé particulièrement simple à utiliser et intuitif : il faut juste appuyer sur des touches où sont inscrites les lettres. Aussi, c'est un moyen très rapide d'envoyer des requêtes, dont on peut attendre des réponses immédiates. Enfin, il faut souligner que le SMS est une voie très discrète de commu- En cinq ans, le SMS est devenu un vrai mode de communication nication,puisque silencieuse." Surtout, c'est le mode de communication qui a été élu par les jeunes de 15-25 ans. Ils représentent en effet près de 80% des adeptes du SMS, selon une récente étude menée par Kiwee et l'institut Ipsos. Et ils sont observés à la loupe. Freever, qui s'est spécialisé dans le chat par SMS, a même embauché des sociologues pour ce faire. Pierre Laurent, son viceprésident, raconte : "Clairement, les jeunes se sont appropriés le SMS, de manière tribale. Notamment, ils ont développé deérents langages, qui vont du vocabulaire scientifique à celui de banlieue. Plus généralement, ils ont uneforte capacité à exclure ceux qui ne parlent pas le `texting'(voir encadré enfin de dossier). Par ailleurs, ils sont attachés à l'anonymat et aiment s'inventer des personnages : tous adoptent des pseudos. Et parmi leurs désirs, on s'aperçoit qu'ils ont envie de rencontres réelles dans un lieu géographique précis, tout en appréciant le partage d'informations avec des personnes à l'autre bout de la France. "Pourquoi ces études ? "C'est un service que nous apportons aux SVM SEPTEMBRE 2 0 0 1 HTTP//SVM.VNIJNET.FR 65



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