SVM n°19 jui/aoû 1985
SVM n°19 jui/aoû 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°19 de jui/aoû 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 200 Mo

  • Dans ce numéro : la micro-informatique expliquée par Bill Gates, le pape du logiciel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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APPLE DANS LE ROUGE, STEVE JOBS SUR LA TOUCHE LE GARAGE A DÉFINITIVEMENT FERMÉ SES portes chez Apple qui traverse la période la plus noire de sa courte existence. Symbole de cette dégradation, la mise à l'écart de Steve Jobs, le grand prêtre des nouvelles technologies, la figure mythique de la Silicon Valley. En même temps, pour la première fois de son histoire, Apple a dû annoncer des pertes pour le troisième trimestre 1985 : elles sont supérieures à 20 millions de dollars. SteveJobs, l'ancien hippie des années 65-70, a été victime d'un coup de force de John Sculley, le PDG qu'il avait lui-même engagé en 1983. Le nouvel homme fort d'Apple aurait convoqué en catimini un conseil d'administration extraordinaire pour faire approuver son plan de réorganisation, qui prévoyait notamment une forte limitation des responsabilités de SteveJobs. Ce dernier sauve son titre honorifique de président mais se voit retirer la direction de la division Macintosh et devra se cantonner à un simple rôle dans la recherche de nouveaux produits. Il n'aurait appris la décision du conseil d'administration que le lendemain L'ère de SteveJobs est terminée, celle de John Sculley commence. Cela signifie aussi qu'Apple est en train de perdre son image mythique qui en faisait une société• à part.. Finis les concerts de rock organisés par le groupe, plus de folkore ou de blue-jeans portés ostensiblement pour se démarquer des concurrents en costumecravate. Place aux chiffres, aux résultats et à une organisation jugée plus efficace. Serait-ce le sort inévitable de toutes ces sociétés ayant grandi dans l'enthousiasme, mais dont le succès foudroyant impose une remise en ordre ? Les déboires actuels de Sinclair et le remplacement prochain de Sir Clive semblent le prouver. De même que le départ de nombreux• chefs historiques• d'Apple. SteveWozniak, le complice de Jobs, avait ouvert le feu au début de l'année en quittant le groupe, suivi par le directeur financier, le responsable du marketing pour Apple Il et le directeur de la zone Amérique du Sud-Afrique-Asie, tandis que Mike Markkula, le financier de la première heure, revendait ses actions. La première décision de John Sculley a été de casser les structures du groupe. La traditionnelle séparation entre les lignes de produits Apple Il et Macintosh a été supprimée : désormais ces deux gammes cohabitent et la véritable division s'opère entre production et marketing. Deux nouveaux dirigeants ayant la confiance de Sculley apparaissent sur le devant de la scène. Bill Campbell devient responsable des ventes et du marketing tandis que Del Yocam dirigera la production et les nouveaux produits. Il sera directement secondé par Jean-Louis Gassée, ex-directeur d'Apple France, qui est nommé vice-président chargé du développement des produits, et remplacé à la tète de la filiale française par SteveJobs (à gauche), co-fondateur d'Apple, perd ses responsabilités de gestion et Jean-Louis Gassée (à droite) quitte la direction de la filiale française pour devenir viceprésident chargé du développement des produits. Jean Calmon. Jean-Louis Gassée aura pour tache d'appliquer à l'ensemble du groupe les méthodes qui lui ont si bien réussi en France, premier marché dans le monde pour Apple en dehors des Etats-Unis. Apple s'est donné deux cibles prioritaires : les entreprises et l'éducation. Si la seconde donne quelques sujets de satisfaction, les premières semblent difficiles à séduire. En effet, 3% seulement des 500 plus grosses entreprises américaines ont choisi Apple, alors que 75% sont équipées en IBM. Si le réseau Appletalk - qui permet de connecter jusqu'à 32 Macintosh entre eux - est un premier pas pour conquérir ce marché, les décisionnaires attendent avec impatience une pièce maitresse du nouveau dispositif du groupe : la connexion entre les machines d'Apple et celles d'IBM. Malheureusement, la sortie de ce matériel a été retardée jusqu'à la fin de l'année. La Bourse a très mal réagi au malaise qui s'est installé au sein du groupe : l'action Apple qui valait 2,3 dollars en février dernier a baissé jusqu'à 1,7 dollar. Le chiffre d'affaires 1985 pourrait être ramené de 2,2 milliards de dollars prévus à l'origine à 1,9 milliard. La liste des mauvaises nouvelles n'est pas close : après l'arrêt de fabrication de Lisa, Apple a également décidé de stopper la production de prototypes de disques durs et a fermé son usine de San José. Près de 1 600 personnes ont déjà quitté le groupe depuis quelques mois, 1 200 licenciements ont été décidés à la suite de la fusion des divisions Macintosh et Apple II, de l'éventuelle fermeture de plusieurs centres de production et de la réduction des frais de promotion. Autre source d'inquiétude : le mécontentement de nombreux distributeurs qui se plaignent des conditions qui leur sont faites, alors que le groupe commence à vendre directement aux grandes entreprises. Pour couronner le tout, des rumeurs d'offre : 12 publique d'achat circulent ces dernières semaines. La remise en ordre Opérée chez Apple permettrait au groupe d'apparaitre sous son meilleur jour dans le cas d'une éventuelle prise de contrôle par ATT, Wang, Digital Equipment ou Xerox. Dans une telle hypothèse, la pérennité d'Apple serait définitivement assurée, mais au prix d'une dénaturation complète des principes qui ont fait son succès initial.• LA FRANCISATION du Plus 4 de Commodore illustre les difficultés auxquelles se heurtent les importateurs de machines bon marché : si les 4 logiciels incorporés seront bien traduits, l'interface Péritel, externe, transformera un signal PAL (d'où une moins bonne qualité d'image) et l'acheteur devra coller des onglets sur les touches pour repérer leé, le tréma, les accents grave et circonflexe et le ç. 6 SCIENCE & VIE MICRO N°19• JUILLET-AOÛT 1985
10 000 F pour un ordinateur 16-32 bits avec lecteur de disquettes, écran monochrome, souris, deux logiciels et deux langages. DEPUIS QU'ON EN ENTENDAIT PARLER... Ça y est : le 520 ST arrive ! Jack Tramiel, le grand chef d'Atari est venu l'annoncer luimème à Paris le 18 juin. La nouvelle bête devrait être disponible en France dès juillet. Fabriqué à Taiwan, le 520 ST est organisé autour d'un microprocesseur 68 000 (fréquence 8 MHz) : un 16-32 bits - d'où le nom du 520 ST, comme « Sixteen Thirty-two ». Il tourne sous le système d'exploitation TOS enrichi par GEM (Graphics Environment Manager, logiciel intégrateur graphique conçu par la firme américaine Digital Research). Sous réserve que GEM soit intégré en mémoire morte (ce n'est pas le cas dans la première version disponible), le 520 ST aligne 512 Ko de mémoire vive. Il comprend une souris à deux boutons et affiche sur son écran 12 pouces, monochrome, une résolution de 640 points par 400 (et 340 x 200 sur le moniteur polychrome en 16 couleurs). Le clavier est un AZERTY accentué de 94 touches géré par microprocesseur et présente un pavé numérique ainsi que dix touches de fonction. L'appareil, d'un pur blanc crème indéniablement esthétique, aligne les interfaces : série, parallèle, MIDI, manettes, extension mémoire. Le 520 ST possède aussi un synthétiseur de son à trois voix et recense 512 couleurs disponibles. Dans la première version, le lecteur de disquettes n'est pas intégré à la machine ; ce sera pour plus tard. Quant au prix, il a de quoi inquiéter les collègues : 10 000 F TTC avec moniteur monochrome, souris, lecteur de disquettes, les logiciels GEM Write et GEM Paint, le Basic et le Logo. Et ce d'autant plus que gràce à GEM, le nouveau venu est d'une utilisation 520 ST : ATARI LANCE L'APPLE DU 18 JUIN facile pour les non-initiés : il recourt au système des fenétres qui rend le Macintosh si attractif et limite au maximum les commandes au clavier. Au total, comme le dit en toute simplicité le porte-parole d'Atari France, « c'est comme si Mercedes annonçait son modèle 280 amélioré au prix d'une Renault 11.. La cible visée ? Le public de l'Apple II. Il reste que l'ouragan Atari va devoir faire ses preuves. En prouvant que les problèmes de TOS et de GEM sont réglés : seront-ils en mémoire morte ou faudra-t-il les charger par disquette ? Le 520 ST est-il convenablement débarrassé de ses bogues - terme usuel désignant les erreurs de programmation ? Quand alignera-t-il une bibliothèque de logiciels honorable ? Et, last but not least, Atari aura-t-il les reins assez solides pour assurer la carrière du nouveau produit ? A cet égard, les réponses de Jack Tramiel ne sont pas rassurantes : le général Patton de la micro-informatique esquive les questions avec l'agilité d'un trapéziste.. Nous vendons nos ordinateurs auxjeunes citadins modernes, nous faisons lever une nouvelle génération ! Nous ne vendons pas des ordinateurs aux grosses compagnies, nous nous consacrons à les apporter aux gens ». Oui très bien, mais les problèmes d'intégration de GEM ? Ils seront réglés en septembre, pour la prochaine version et les logiciels ? « Il y en aura de 150 à 200 pour Noél, dont 70% de professionnels• ; et la situation financière d'Atari ? « Je n'ai pas de comptes à rendre, nous ne sommes pas cotés en Bourse ; et combien espérez-vous vendre de 520 ST ? « Vous ne croyez pas que je vais donner cette information à mes concurrents Entre refus de réponse et promesses, Atari laisse De nombreuses interfaces pour le 520 ST. subsister le scepticisme. Et faut-il le croire quand il annonce être en conversation avec le gouvernement pour participer au plan 100 000 micros en collaboration avec un constructeur français ? Ou quand il se dit prêt à construire deux usines aux Etats-Unis et en Europe (mais pas en France : les charges sociales) ? Ou quand il annonce que le 520 ST n'est que le noyau d'une nouvelle gamme à élargir vers le haut et vers le bas ? Atari avait déjà annoncé, il y a quelques semaines, que le 130 ST, version 128 Ko du 520 ST initialement prévue, ne sortirait pas, non plus que le 65 XE, version 64 Ko du 130 XE de 8 bits. Jack Tramiel est le contraire de SteveJobs, le fondateur d'Apple. Au look « retour d'Ashram » de celui-ci, il oppose la gouaille du joueur de poker. Il veut nous bluffer ? Avec sa machine à 10 000 F, il a en tout cas un bel atout, de quoi remporter la mise, comme Amstrad par exemple. AMSTRAD FAIT DES ÉMULES OÙ S'ARRÊTERA LE RAZ-DE-MARÉE Amstrad, dont l'ampleur fait pàlir d'envie tous les Sinclair, Commodore, ou autres Thomson ? 200 000 ordinateurs vendus dans le monde en 1984, année de l'entrée sur le marché, 600 000 prévus cette année. En France, Amstrad table sur 150 000 ventes en 1985, soit près du tiers du marché français de la micro-informatique. Le concept lancé par la firme britannique répond visiblement à l'attente du public : un ordinateur vendu avec moniteur monochrome et lecteur de cassettes pour un prix modique (CPC 464, 3 000 F). De quoi donner des idées aux autres fabricants. Ainsi le MSX de Mitsubishi ML-F 80 est-il proposé d'emblée avec moniteur couleur pour 4 990 F (mais sans lecteur intégré). De même, Exelvision se présente-t-il de plus en plus souvent avec moniteur pour 3 290 F, (sans lecteur). Commodore, lui, envisage de proposer avec le Plus 4, un lecteur de disquettes, un écran et 4 logiciels pour 5 900 F ; « Ce serait tout à fait compétitif avec Amstrad I., estime Kléber Paulmier, directeur de la filiale française. SCIENCE & VIE MICRO N°19 JUILLET-AOÛT 1985 7



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