SVM n°19 jui/aoû 1985
SVM n°19 jui/aoû 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°19 de jui/aoû 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 200 Mo

  • Dans ce numéro : la micro-informatique expliquée par Bill Gates, le pape du logiciel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SPÉCIAL JAPON LES JAPONAIS RÉINVENTENT LE MACINTOSH Sony et Sharp s'inspirent d'Apple ; les programmeurs d'ASCII font des miracles. LE MACINTOSH D'APPLE N'A EU JUSqu'ici au Japon qu'une diffusion confidentielle, à la fois en raison de son prix et de l'absence de caractères japonais. Mais au premier Comdex de Tokyo, en mai dernier, on pouvait dénicher, au détour d'un stand, des produits du cru rappelant furieusement, par plusieurs points, la machine vedette d'Apple. Deux ordinateurs spécialisés dans le traitement de texte, l'un de Sony, l'autre de Sharp, attiraient l'oeil. Méme forme que le Macintosh, méme encombrement réduit sur un bureau, méme conception de l'unité centrale avec écran noir sur blanc à haute définition et lecteurs de disquettes incorporés. Si l'aspect extérieur est étonnamment semblable, la technologie est très différente. Ce sont des machines spécialement conçues pour le traitement de texte, l'une des applications qui se marie le mieux avec la philosophie graphique du Macintosh. Le Sony modèle 10 de la série 35, qui n'utilise que les caractères latins accepte bien le système d'exploitation CP/M, le tableur Super Calc et un logiciel de communication. Mais avec son vérificateur d'orthographe, sa fonction sténo et son tracé de verticales, c'est un engin très spécifique. Ses deux lecteurs de disquettes incorporés de 3 1/2 pouces, stockant plus de 1,2 Mo à eux deux, sont un indéniable progrès sur l'unique lecteur de 400 Ko du Machintosh. La définition, 640 x 400 points, est aussi supérieure. En revanche, le Sony refuse la souris. Il la remplace par de nombreuses touches qui permettent de se déplacer d'un mot, d'une ligne, d'un paragraphe, d'un document entier, et même de copier ou de sauvegarder... Pour une machine qui ne fait que du traitement de texte, c'est une approche tout à fait défendable. La mémoire vive est de 256 Ko, et trois imprimantes qualité courrier sont proposées. Le Sony arrive à faire tout cela avec deux pauvres processeurs 8 bits. (Le Macintosh utilise un 16-32 bits). Le Sharp WD 2000, lui, ne traite que les caractères japonais : le graphisme, identique à celui du Sony, trouve donc sa pleine utilité. Là non plus, pas de souris. En revanche, le pavé numérique, optionnel sur le Sony, occupe ici la droite du clavier. Sharp arrive à loger deux lecteurs 5 1/4 pouces qui stockent 640 Ko à eux deux. La mémoire vive est de 512 Ko, comme sur la version chère du Macintosh. La WD 2000 possède une aide à l'écran, Ressemblance frappante avec le Macintosh pour le Sony modèle 10 série 35 (à gauche) et le Sharp WD 2000 (à droite). Le logiciel Ink Pot (ci-dessus) it sur un ordinateur 8 bits ce que Mac Paint fait sur le Macintosh 16-32 bits. un vérificateur d'orthographe, des fonctions de calcul et un logiciel de dessin qui permet de composer des schémas simples, à l'aide des touches de curseur ou de formes prédéfinies. Prix : 798 000 yens avec une imprimante, soit 30 000 F environ (un Macintosh équipé de cette façon coûterait aux alentours de 45 000 F en France). Mais le plus étonnant, ce sont sans doute deux logiciels vendus par ASCII, le représentant japonais de Microsoft, destinés aux micro-ordinateurs de NEC. Quand on voit tourner Ink Pot, on pense irrésistiblement à Mac Paint, le logiciel de dessin qui a tant fait pour populariser le Macintosh : méme manipulation avec la souris ; méme graphisme détaillé noir sur blanc, avec une définition encore meilleure (640.x 400) ; méme présentation à base de menus déroulants et d'. ascenseurs• ; même richesse d'options (14 types de. pinceaux., 38 types de fonds, symétrie, zoom, miroirs...). On peut coupercoller, ou traduire une image en Basic. Les rectangles mobiles en pointillés qui servent à déplacer une image sont aussi fins que sur le Mac ; la sauvegarde est automatique, et nous avons enregistré une image en 6 secondes au cours d'une démonstration (aussi rapide sinon plus que Mac Paint !). Tout cela ne serait rien si Ink Pot n'était destiné aux machines 8 bits de NEC, c'est-à-dire des ordinateurs possédant deux générations de retard par rapport au Macintosh de 16.32 bits : la série PC 8800. Prix de l'ordinateur : l'équivalent de 10 000 F (un Mac coûte deux fois et demie plus cher). Prix du logiciel : 670 F. L'équiva- -4. y y e *"..• 3F-2- 0, - lent existe en couleurs, pour l'ordinateur 16 bits le plus courant de NEC, le PC 9801, doté d'un écran tout à fait banal : le logiciel Funny affiche 4096 couleurs simultanément à l'écran, grâce à l'astuce qui consiste à mélanger les 8 couleurs de base. Il possède aussi une. machine à remonter le temps », qui permet d'annuler au choix les 2, 3, 10 dernières opérations... Le résultat est saisissant. Deux conclusions s'imposent : 1) des programmeurs géniaux peuvent faire des miracles sur des ordinateurs qu'on croyait dépassés ; 2) imaginez ce que M. Komatsu, l'auteur de Ink Pot, pourrait faire sur un Macintosh s'il lui en prenait la fantaisie... On dit volontiers que les Japonais sont médiocres en logiciel ; pour combien de temps encore ? P.G. 36 SCIENCE & VIE MICRO N.19 - JUILLET-AOÛT 1985
IBM : DES ORDINATEURS TRÈS SPÉCIAUX TENTER DE CONQUÉRIR UN marché exigeant, IBM n'a pas hésité à bannir son PC du Japon au profit fpOUR d'une gamme de machines plus performantes, non compatible dans l'ensemble avec la gamme américaine, et qui répond à nombre des critiques faites au PC. Le graphisme est médiocre ? L'IBM 5550, homolo- L'IBM PC JX : bien mieux que le PC Junior. gue du PC, a une résolution de 1024 x 768 points, très utile pour l'affichage des caractères japonais. La palette de couleurs est pauvre ? Le 5550 affiche 16 couleurs parmi 64. Le microprocesseur n'est pas assez rapide ? Le 5550 emploie un 8086 (un vrai QUAND ON LEUR PARLE DU FAIBLE succès du MSX en Europe, les promoteurs du standard japonais de micro-informatique familiale s'empressent d'observer :. Oui, mais ça marche du feu de Dieu au Japon. » Satom Sato, par exemple, du département des logiciels familiaux d'ASCII, la société qui diffuse le MSX, martèle :. Plus d'un ordinateur sur deux vendus au Japon est un MSX.. Mais des voix dissonantes s'élèvent là-bas. Chez Fujitsu, par exemple, premier constructeur informatique japonais, qui possède pourtant un MSX à son catalogue :. Le MSX ne se porte pas ici aussi bien qu'on le prétend en Europe », souligne Osamu Takayama, chef du marketing des micro-ordinateurs pour l'étranger. « Il y a beaucoup de logiciels de jeux et peu de logiciels éducatifs. Les MSX apparaissent donc comme des machines de jeu, chères pour ce qu'elles sont : 30 000 yens environ (l'équivalent de 1 100 F), alors que la console Nintendo coûte deux fois moins cher.. Nintendo est un constructeur japonais qui a sorti il y a quelques mois une console qui ne permet pas la programmation, mais offre des jeux très rapides, avec un graphisme remarquable, dépassant de loin celui des ordinateurs MSX. Elle se vend très bien.. Pour avoir un bon ordinateur familial, poursuit l'homme de Fujitsu, il faut 16 bits) à une fréquence de 8 MHz. La mémoire de masse est limitée ? Le 5550 peut recevoir jusqu'à 3 lecteurs de disquettes 51/4 pouces de 720 Ko chacune et un disque dur de 20 Mo. Le clavier est étriqué ? Celui du 5550 a un pavé curseur et 34 touches de fonctions diverses. Il peut aussi se transformer en terminal 3270. Et une souris figure au catalogue 1 Il existe une version simplifiée avec deux lecteurs de disquettes demi-hauteur et sans couleur, le 5540. Quant au PC JX, l'équivalent du PC Junior, il n'a pas connu le sort fatal de son frère américain. C'est le premier micro-ordinateur d'IBM à adopter le standard 3 1/2 pouces pour ses disquettes (deux lecteurs de 720 Ko) ; mais un lecteur optionnel 5 1/4 pouces permet d'utiliser des logiciels américains. La résolution est supérieure à celle du PC Junior (750 x 512), la mémoire peut être étendue à 512 Ko, et il existe deux claviers sans fil très complets, dont le plus grand surclasse de loin celui du PC américain. Toutes ces merveilles sont inaccessibles aux utilisateurs occidentaux. Enfin, presque : Nous exportons un petit nombre de 5550 aux Etats-Unis, fait, pince-sans-rire, un représentant d'IBM Japon, à l'intention de la communautéjaponalse... MSX : UNE AUTRE CHANSON suffisamment de mémoire (ce n'est pas le cas) et une imprimante qualité courrier (aucune n'est disponible). En fait, il y a un créneau vacant entre les machines dejeu bon marché et les bons ordinateurs d'éducation, et le créneau actuel du MSX n'est pas en expansion. Beaucoup de constructeurs voudraient accentuer l'aspect machine de loisir des MSX, en les reliant à des magnétoscopes, des vidéodisques, des téléviseurs, des claviers musicaux... Si on y parvient, peut-être que le MSX vaudra le coup.• Notons que cette dernière approche est précisément celle de la toute nouvelle version MSX 2 du standard (voir page 34). L'ennui, c'est que les MSX 2 seront plutôt chers : 100 à 200 000 yens... La Epson CTM 3740 est la première à donner des copies d'écran de MSX en couleurs. S imon HO LLEDGEMEA SHARP X1 TURBO : UN FAMILIAL DE LUXE LES ORDINATEURS FAMILIAUX JAPOnais ne sont pas tous au standard MSX, contrairement à ce qu'on voudrait parfois faire croire. Shan), l'un des deux grands constructeurs, avec NEC, à ne pas vendre de MSX, présentait au Comdex de Tokyo sa gamme X1 Turbo, une bonne illustration de ce que peut être un ordinateur suffisamment puissant et bien pensé pour faire envie à l'utilisateur familial. Le modèle 30, par exemple, possède un écran spécial servant aussi de récepteur de télévision, une unité centrale avec deux lecteurs de disquettes de 51/4 pouces stockant 320 Ko chacun, 172 Ko de mémoire vive dont 96 Ko pour le graphisme et un clavier mécanique avec pavé numérique et touches de fonction. Il peut superposer texte, graphisme, image de télévision et image vidéo, et possède une interface magnétoscope pour entregistrer ces images superposées. Le graphisme est excellent, avec une résolution de 640 x 400 points en même temps que 8 couleurs par point, et jusqu'à 12 pages-écrans. Le traitement de texte japonais est possible grâce aux 2 965 caractères kanji stockés en mémoire morte. Prix : 400 000 yens tout compris (l'équivalent de 15 000 F). T LE JAPON EST UNE ÎLE AKAYOSIII SHIINA EST PRÉSIDENT de Sord, l'un des constructeurs de micro-ordinateurs les plus inventifs du Japon, qu'il a fondé avec un associé à l'âge de 26 ans : un SteveJobs local, en quelque sorte. Question à Takayoshi Shiina : Que pensez-vous de l'avenir des logiciels intégrateurs GEM, Topview et Windows ? » (Ces trois produits de Digital Research, IBM et Microsoft pourraient bien révolutionner l'industrie du logiciel dans les mois à venir, et leur adoption par les constructeurs d'ordinateurs est l'un des plus importants débats dans la micro occidentale en ce moment : voir page 24). Réponse de Takayoshi Shiina : GEM, Topview et Windows ? Qu'est-ce que c'est que ça ? •Voilà qui peut peut-être aider à comprendre pourquoi l'offensive des Japonais sur le marché occidental de la microinformatique se fait encore attendre. SCIENCE & VIE MICRO N°19 - JUILLET-AOÛT 1985 37



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