SVM n°19 jui/aoû 1985
SVM n°19 jui/aoû 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°19 de jui/aoû 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 200 Mo

  • Dans ce numéro : la micro-informatique expliquée par Bill Gates, le pape du logiciel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SPÉCIAL JAPON Un graphisme fabuleux, un synthétiseur musical, un couplage avec LE NOUVFAU STANDARD MSX DANS LE COURANT DU MOIS DE juillet devraient sortir au Japon les premiers micro-ordinateurs au standard MSX 2, la deuxième version du standard mis au point par Microsoft et son représentant japonais ASCII pour les machines familiales en 1983. Bien qu'ASCII présente les MSX 2 comme des ordinateurs semiprofessionnels, les Japonais y ont mis toute leur expérience pour en faire des machines domestiques très séduisantes : leur maîtrise des matériels électroniques grand public leur a permis d'y mettre un graphisme extraordinaire, des possibilités d'incrustation et de numérisation d'images vidéo et un véritable synthétiseur musical en option ; leur sens des gadgets et du confort d'utilisation leur a fait prévoir un disque virtuel, une horloge permanente et des paramètres d'utilisation sauvegardés après l'extinction de la machine. Tous les périphériques destinés aux MSX première manière doivent fonctionner sur les MSX 2. Il en va de même pour les logiciels, à condition que les programmeurs aient respecté les instructions de Microsoft. Les caractéristiques du MSX 2 que nous présentons ici sont en partie des spécifications préliminaires, basées notamment sur la version 0.94 du Basic ; il est donc possible que des différences de détail apparaissent sur les ordinateurs commercialisés ; mais l'essentiel est bel et bien fixé. Le microprocesseur ne change pas : c'est toujours un Z 80 A de 8 bits (ou un modèle compatible) à la fréquence de 3,58 MHz. La mémoire morte passe de 16 Ko à 48 Ko pour loger le MSX System 2.0, qui comprend un Basic enrichi. La mémoire vive sera désormais obligatoirement de 64 Ko. Comme sur le MSX 1, la mémoire adressable (celle que le système peut théoriquement gérer) est de 1 Mo, soit 16 blocs de 64 Ko. La mémoire vive vidéo (exclusivement chargée du graphisme) passe de 16 Ko à 64 Ko ou même, en option, au chiffre jamais vu de 128 Ko. Le crayon optique est toujours en option. Le circuit sonore est le même, relativement rustique ; mais un composant en option baptisé MSX-Audio est un véritable synthétiseur FM, et non une version améliorée des circuits sonores habituellement utilisés sur les ordinateurs. Il donne un vrai son musical, et non un son informatique., selon ASCII. Le clavier ne change pas ; une version internationale avec lettres accentuées européennes est toujours prévue ; mais les constructeurs qui le désireront pourront mettre un pavé numérique. Le système d'ex 0,1) PIONCER COMPOTE Pt PX-7 ESC CTRL SHIFT L'un des points les plus spectaculaires du MSX 2 : l'Incrustation vidéo (ici, par une simple touche, en option sur un MSX 1). ploitation du lecteur de disquettes optionnel est toujours le MSX-DOS, avec certaines améliorations portant sur la programmation et l'affichage en 80 colonnes. L'interface parallèle pour imprimante devient obligatoire (la plupart des MSX 1 en disposaient déjà) ; mais l'interface RS 232 C reste optionnelle. Au moins un connecteur pour cartouches de mémoire morte doit étre fourni, de même qu'un bus d'extension : rien de changé. Là où le MSX 1 n'exigeait qu'un connecteur pour manettes de jeu, le MSX 2 en impose deux. L'innovation la plus spectaculaire du MSX 2 réside dans le graphisme, et surtout dans la couleur. Il possède cinq modes d'affichage en plus des quatre du MSX 1, comme le montre notre tableau. La résolution maximum, 512 x 212 points, est excellente (le Macintosh, à tire de comparaison, fait 512 x 342). Au mieux, on peut afficher simultanément 256 couleurs à l'écran, choisies parmi une palette de 512 ; mais surtout, chaque point de l'écran peut avoir une couleur différente, contrairement à la plupart des ordinateurs familiaux. Les MSX 1, par exemple, n'admettent qu'une couleur d'écriture et une couleur de fond par bloc horizontal de 8 points. On peut disposer de 32 pages-écrans différentes au maximum, selon les modes. Le plus remarquable est qu'avec une mémoire vidéo de 128 Ko, la combinaison de toutes ces caractéristiques peut se faire avec un minimum de compromis ; c'est tout à fait inhabituel. Par exemple, le mode 7 autorise à la fois la résolutin maximum, 16 couleurs choisies parmi 512, deux pages-écrans et 80 colonnes de texte. En effet, grâce à la nouvelle instruction Basic WIDTH, on peut obtenir à l'écran les 80 colonnes nécessaires aux logiciels professionnels, alors que le MSX 1 avait été critiqué,% pour n'offrir que 40 colonnes. Reprenant une caractéristique proposée au Japon par certains constructeurs de MSX 1, le MSX 2 prévoit en option la superposition d'images vidéo à l'image générée par l'ordinateur, ce qui laisse imaginer des applications spectaculaires inconnues jusqu'ici. L'instruction CALL IMPOSE permet d'afficher à l'écran l'image vidéo, l'image informatique, ou les deux, et de choisir une synchronisation interne ou externe. Toujours en option, une entrée vidéo composite pour un signal provenant d'une caméra, d'un magnétoscope ou 34 SCIENCE et VIE MICRO Ne 19• JUILLET-AOÛT 1985
es magnétoscopes et un disque virtuel : les Japonais frappent très fort. d'un téléviseur. L'instruction CALL DIGITIZE numérise ce signal et stocke une demi-trame dans la page-écran en cours d'affichage, et l'autre demi-trame dans la page voisine. En effet, on ne peut travailler que sur deux pagesécrans à la fois : l'instruction CALL SPAGE permet de choisir le numéro de la page-écran à afficher et celui de la page active, sur laquelle on peut effectuer des opérations d'entrée-sortie. Le transfert d'éléments graphiques d'une page-écran à une autre se fait avec beaucoup de souplesse, gràce à l'instruction COPY, qui permet aussi de stocker des images dans des fichiers. COLOR SPRITE permet d'obtenir simplement des motifs graphiques programmables (» lutins ») multicolores, ce que le MSX 1 ne permettait pas. Comme les professionnels La possibilité de créer un disque virtuel, prévue dans le Basic MSX 2, ne se trouve habituellement que sur des ordinateurs professionnels. Cela consiste à réserver une partie de la mémoire vive, que l'ordinateur traite comme si c'était une disquette. Les charge. ments et mises à jour de fichiers, les appels au programme en cours de travail sont alors infiniment plus rapides qu'avec un lecteur de disquettes, ou, a fortiori, de cassettes. On crée un disque virtuel à l'aide de l'instruction CALL MEMINI. L'ordinateur prend la précaution de vous demander : » Etes-vous sûr ? • avant d'obtempérer, car si un disque virtuel existait déjà, ses fichiers seraient effacés. On peut utiliser ainsi jusqu'à 64 Ko d'espace mémoire. Une fois le » disque » initialisé, on peut utiliser la quasi-totalité des instructions propres aux disquettes : SAVE, LOAD, RUN, MERGE, OPEN, CLOSE, PRINT #, INPUT#... Une instruction particulière, CALL MFILES, affiche le catalogue des fichiers, tandis que CALL MKILL efface l'un d'entre eux, et que CALL MNAME change le nom d'un fichier. Le standard MSX 2 prévoit une horloge permanente, ce qui est aussi une caractérisitique propre aux ordinateurs professionnels - et encore, pas tous Elle donne l'année, le mois, la date, les heures, les minutes et les secondes. Comme ce circuit contient une mémoire alimentée en permanence, l'ordinateur n'a pas besoin d'ètre remis à l'heure à chaque utilisation. Les instructions CALL GETDATE et CALL GETTIME peuvent déclencher une action donnée à une date ou une heure fixées à l'avance. Luxe supplémentaire, la mémoire permanente de l'horloge peut étre utilisée pour stocker, après l'extinction, certains para- SCIENCE & VIE MICRO N°19 - JUILLET-AOÛT 1985 mètres qu'il serait fastidieux d'indiquer à chaque fois. SEC SCREEN se souvient notamment des couleurs de base désirées, du nombre de colonnes (32 ou 80) et du type d'imprimante ; SET ADJUST conserve le ré- Ici, un concert enregistré sur vidéodisque est superposé à l'analyse du son par l'ordinateur. Notez la souris. glage du centrage de l'écran ; SET NAME et SET PROMPT peuvent afficher le message de votre choix à l'allumage de la machine ; SET PASSWORD vous permet méme de vous attribuer un mot de passe qui peut avoir jusqu'à 255 caractères : à l'allumage, l'ordinateur demande le mot de passe et boucle indéfiniment s'il ne l'obtient pas. Les modes d'affichage du MSX 2 (nom) (numéro) LES CHIFFRES QUI FONT MAL Texte (colonnes x lignes) Résolution (horizontal x vertical) Couleurs (nombre) Pages-écrans (nombre, avec 128 Ko de mémoire vidéo) Texte o 40 x 24 Non 2 parmi 16 32 80 x 26 Non 2 parmi 16 16 Texte 1 32 x 24 Non 2 parmi 16 32 Haute résolution 2 256 x 192 16 8 Multi-couleurs 3 64 x 48 16 32 Graphique 3 4 256 x 192 16 8 Graphique 4 5 256 x 212 16 parmi 512 4 Graphique 5 6 80 x 26 512 x 212 4 parmi 512 4 Graphique 6 7 80 x 26 512 x 212 16 parmi 512 2 Graphique 7 8 256 x 212 256 2 8 Les 600 à 1000 logiciels disponibles aujourd'hui au Japon pour le MSX 1 ne mettent pas à profit les caractéristiques du MSX 2, mème s'ils sont compatibles. Les premiers titres MSX 2 devraient sortir en mème temps que les machines, et ASCII en prévoit une centaine d'ici la fin de l'année. D'autres sociétés comme Konami, Nanco, Enix et T/E préparent des logiciels MSX 2. On attend aussi des périphériques intéressants : Sony et JVC, notamment, préparent une régie de montage vidéo, tandis que les équipements vidéotex de Telidon-Japon paraissent bien adaptés au MSX 2. Neos-Japon propose d'ores et déjà une souris, qui pourra étre contrôlée par l'instruction CALL MOUSE. Les machines MSX 2 coûteront entre 100 000 et 200 000 yens (l'équivalent de 3 700 à 7 500 F). Il faudra compter 90 000 yens pour un lecteur de disquettes, 50 000 à 100 000 pour un écran et 20 000 pour un synthétiseur. ASCII ne prévoit pas de raz de marée dans l'immédiat pour le MSX 2.• Un MSX 2 pour dix MSX 1 vendus à la fin de l'année•, estime Satom Sato, l'un des responsables du département des logiciels familiaux. De même, si le début des exportations est prévu cette année (peut-étre méme dès cet été) vers les Etats-Unis et l'Europe (l'Allemagne puis la France), les MSX 2 seront destinés en priorité au marché intérieur. On le comprend quand on songe que 150 000 MSX 1 seulement ont été exportés jusqu'ici. A titre de comparaison, 400 000 Apple Ile et Ilc ont été vendus rien qu'au dernier trimestre 1984 !... Reste qu'avant même d'avoir vu les ordinateurs, on peut dire que Microsoft et ASCII ont fait un remarquable effort pour imaginer une machine familiale vraiment séduisante. P.G. et M.P.-A. >4-1 : 4 SPÉCIAL JAPON



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