SVM n°19 jui/aoû 1985
SVM n°19 jui/aoû 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°19 de jui/aoû 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 200 Mo

  • Dans ce numéro : la micro-informatique expliquée par Bill Gates, le pape du logiciel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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avant la date de sortie prévue du disque dur. Ils pouvaient faire deux choses. Soit reprendre la production - mais ça leur aurait demandé jusqu'en septembre, tellement ils ont été pris de court ; soit faire patienter les gens jusqu'à la sortie du disque dur. Je crois qu'ils ont fait le bon choix. Parfois, chez Apple, ils sont tellement sûrs d'eux qu'ils méritent sans doute quelques critiques, mais, à la base, c'est une bonne entreprise. Le soutien que nous apportons au Macintosh est une formidable caution. N'oubliez pas que c'est nous qui avons littéralement jeté les bases de tous les autres micro-ordinateurs du marché : tous Le Macintosh d'Apple, avec son écran graphique et sa souris, est l'avenir de la microinformatique, dit Bill Gates. les autres ordinateurs avec un tant soit peu de poids sur le marché utilisent MS-DOS, et nous touchons des royalties sur chacune de ces machines. Nous sommes bien placés pour observer tout ce qui se passe, et nous maintenons notre caution à l'avenir d'Apple. Notre marchepied : Apple est en crise (voir SVM Actualités). Son avenir parait moins assuré qu'auparavant. Apple a signé l'arrêt de mort du Macintosh XL peu après avoir rebaptisé ainsi l'ancien Lisa. Même si le Macintosh tout court n'est pas concerné, ça fait mauvais effet... Notre commentaire : Bill Gates confirme des informations en provenance des Etats- Unis selon lesquelles l'arrêt de la production de Lisa était programmé depuis longtemps. Apple ne devait l'annoncer qu'à la rentrée, après avoir écoulé ses stocks. La baisse a précipité les choses. Parlons un peu d'IBM. La plupart des observateurs pensent que votre relation privilégiée avec IBM prendra fin un jour, et que le processus qui conduit à cette rupture est déjà engagé. Faites-vous la même analyse, et si oui, quand pensezvous que cette relation prendra fin ? (Silence.) Ecoutez, il n'est pas dans mes habitudes de battre ma femme... (Il rit, puis hésite.) Nous avons, avec IBM, une relation à très long terme. Ils l'ont confirmé à de nombreuses reprises, et les seuls à dire le contraire ont été mes concurrents. L'aide que nous avons apportée à IBM avec MS-DOS et l'assistance à la conception de l'IBM PC a créé l'ordinateur personnel le plus vendu de tous les temps. Et croyez-moi, quand IBM analyse ses coûts, la part qui revient à Microsoft est négligeable. J'ai des liens très étroits avec tous les responsables d'IBM. Je passe une grande partie de mon temps à chercher, avec eux, comment nos systèmes d'exploitation pourraient accroître les possibilités de leurs ordinateurs. Ces spéculations sur la fin de nos relations ont commencé dès l'annonce de MS- DOS, et n'ont pas cessé depuis quatre ans. Regardez : en septembre dernier, ils ont annoncé le PC-AT. Ils l'ont annoncé avec MS- DOS 3.1, de Microsoft ; un réseau local, de Microsoft ; Xenix, de Microsoft. Tout ce qu'ils ont annoncé était Microsoft à 100%. Et pourtant, un mois avant le lancement, tout le monde avait dit : ce sera PC-AX, ou CP/M version 99.99, ou VM, ou MVS, ou je ne sais quel système d'exploitation propre à IBM. Et qu'est-ce qu'on a vu ? Pareil avant le PC Junior. Pourquoi l'IBM PC avec MS-DOS a-t-il un tel succès ? En grande partie parce qu'il y a tellement de logiciels fantastiques qui tour- 0 DOS Window : 10 Calculator ao Color Demo relu Windows permet d'approcher la philosophie du Macintosh sur un 1811 PC, par exemple. Creer/odlf Mené nPéinnivnI 2. Definir le mis, en paie 3. Imprl mer 4. 4F1.1.1,SatuegarderrApprorr l't,r tins., Topview n'est pas graphique, contrairement à ses concurrents Windows et GW. nent sous MS-MOS. Les développeurs de logiciels mettent le meilleur de leur intelligence à essayer d'améliorer cette machine, plus que n'importe quelle autre. Alors, penser qu'IBM pourrait adopter autre chose, ça me dépasse. Ils ont bien six autres systèmes d'exploitation sur cette machine : il se trouve que la part de 2, marché de MS-DOS n'est pas loin de 99%... Notre relation avec IBM durera longtemps. Aussi longtemps que cette machine, basée sur l'architecture MS-DOS et Intel, sera une machine importante. Il se trouve que c'est la machine qui sera sur la plupart des bureaux du monde durant plusieurs années encore. Notre marchepied : IBM, géant multinational, est allé demander en 1981 à Microsoft, entreprise modeste en comparaison, de concevoir le système d'exploitation de son premier micro-ordinateur. Résultat : le MS-DOS. Plusieurs signes montrent qu'IBM pourrait songer à supprimer cette dépendance. CP/M était le système d'exploitation standard avant l'arrivée de MS- DOS ; la version 99.99 n'existe pas, bien sûr. VM et MVS sont des systèmes d'exploitation propres aux grosses machines d'IBM. Notre commentaire : Bill Gates a longuement cherché ses mots avant de répondre à cette question. Même si ses arguments sont convaincants, la multiplication des alliances externes (le soutien au Macintosh d'Apple, l'accord avec ATT, ennemi d'IBM) montrent qu'il a vraiment conscience du risque. Topview n'est-il pas dirigé contre Microsoft ? Non. Topview a besoin de MS-DOS. Essayez d'utiliser Topview sans MS-DOS ! Ce pourrait être une transition vers une solution IBM homogène. Si tous les logiciels sont adaptés à Topview, IBM pourrait remplacer MS-DOS par un système d'exploitation de son cru. Ces... ces... (énervé) Ecoutez, il faut que ces rumeurs cessent C'est vraiment... ça va trop loin !... Topview n'est pas un système d'exploitation. Topview est incapable de gérer un fichier. Si vous voulez lire un fichier, vous 24 SCIENCE & VIE MICRO N°19 - JUILLET-AOÛT 1985
devez appeler MS-DOS. Topview ne fait que gérer l'écran et fournir des primitives de fenêtrage, et il vous permet d'exécuter plusieurs applications... Nous ne connaissons aucune société de logiciel au monde qui écrive, actuellement, une application qui exige Topview. Il est impossible d'écrire une application qui ne ferait appel qu'à Topview. On pourrait écrire une application qui exige à la fois Topview et MS-DOS, mais nous ne connaissons personne qui le fasse. Ce qui se passe, c'est que les développeurs écrivent des applications compatibles avec Topview, pour que les gens puissent l'utiliser s'ils en ont envie. Tout e reirrowq. *me Prou. raie Pneu Farauurs `11:fLit`ei.:11..unl 1111111111011111111111101111111•111111.10 """*" : Illp'.2 knferrareesi 111 elisélle. : kei " i 1 li2 sesteg Situ. « hep. Pelvis » • fier...d Presto Data Rue cf Sof tg), Internerte trs'" IIl'i'‘ O. Ire mies directif te (g). sem&coasses sgs fru,, ,r : à in Iglal"".. `-',e.r,. „..,e,.-,','4',• L'installation de Topview sur un IBM PC exige des connaissances techniques poussées. le monde le fera, et nous le ferons aussi. Topview coûte 150 dollars. En ce moment, 2% des acheteurs d'IBM PC l'achètent. Ce n'est pas un grand succès, parce qu'il prend beaucoup de place en mémoire et qu'il est limité. Mais c'est un bon produit. Voyons, pourquoi IBM sortirait-il Topview s'il préparait son propre système d'exploitation ? Notre marchepied : Topview est le logiciel intégrateur mis au point par IBM (voir SVM n°17). Il se met » par-dessus » le système d'exploitation ; on lui superpose plusieurs logiciels d'application qui peuvent être présents en méme temps dans l'ordinateur. C'est un produit stratégique qui possède son équivalent chez Microsoft (Windows) et Digital Research (GEM). Notre commentaire : Cette question a jeté Bill Gates dans un énervement extréme l'espace de quelques secondes. Il en bredouillait... Si le ton est un gage de sincérité, alors celle de Bill Gates ne faisait aucune doute... A quoi sert Windows ? N'est-ce pas un logiciel de la même catégorie que Topview, simplement avec des caractéristiques différentes ? Non. Windows est un produit très, très différent de Topview. Topview ne change pas vos applications. Il vous permet simplement d'exécuter plusieurs applications, des applications existantes. Windows, d'abord, donne une interface-utilisateur graphique à l'IBM PC. La richesse de l'interface graphique, que vous connaissez sur le Macintosh devient donc accessible aux logiciels pour IBM PC. Les sociétés de logiciel pourront donc écrire une nouvelle génération d'applications avec des menus déroulants, diverses polices de caractères, des soulignés, de l'italique... De plus, ces applications auront une interface-utilisa- er : (S. teur commune, comme sur le Macintosh : il sera donc très facile de passer de l'une à l'autre. C'est aussi un environnement multiapplication. Il peut partager l'écran entre ces applications et échanger des données entre elles, de façon très puissante. Il peut aussi exécuter d'anciennes applications, non spécialement prévues pour Windows. En cela, nous sommes fortement compatibles avec Topview. Oui, en ce sens, il y a une similitude entre les deux produits. Mais le nôtre n'a d'intérêt que si nous-mémes et d'autres sociétés créons une nouvelle génération d'applications graphiques utilisant Windows. Si vous croyez au graphisme, c'est Windows. Si vous n'y croyez pas, c'est Topview. Cela dit, nos produits fonctionnent avec Topview. Et croyez-moi, Microsoft n'est pas étranger à l'élaboration de Topview. C'est nous qui avons écrit MS-DOS et qui comprenons le mieux comment il marche. Nous avons donc joué un important rôle de consultants auprès d'IBM pour la création de leur utilitaire Topview. La première fois que j'ai travaillé sur Topview, c'était il y a deux ans déjà. Notre marchepied : Les menus déroulants, qui apparaissent en haut de l'écran sur pression de la souris, sont une innovation du Macintosh. Notre commentaire : C'est à dessein que Bill Gates emploie le terme vague de muftiapplication pour Windows, et non celui, plus usité, de multitàche, qui signifie que plusieurs logiciels d'applications peuvent fonctionner en même temps. Windows permet cela, mais uniquement si les logiciels ont été spécifiquement prévus à cet effet. Ce n'est pas du vrai multitâche. Et puis, une révélation surprenante : Microsoft a travaillé sur Topview ! Aujourd'hui, IBM distribue Topview gratuitement à ses revendeurs américains. Si cette politique persiste, Windows ne sera-t-il pas exclu du marché de l'IBM PC ? î Le fait que vous achetiez un Goupil ou un Bullau lieu d'un IBM n'a rien à voir avec le fait que vous appréciez ou non le graphisme. Notre succès dépend de la justesse de nos prévisions sur l'avenir des applications graphiques. Peu m'importe que Topview soit gratuit pendant vingt ans ? Si j'ai raison sur le graphisme, ça leur fera une belle jambe ! Notre marchepied : Au printemps, IBM a lancé une campagne de promotion temporaire à l'intention de ses revendeurs américains : pour chaque ordinateur commandé, ils avaient droit à des logiciels gratuits, dont Topview. Une façon comme une autre de promouvoir un standard. Notre commentaire : Bill Gates a raison : le prix n'est pas toujours déterminant en informatique, surtout si un produit est seul à satisfaire un besoin. Vous insistez beaucoup sur le graphisme, aussi bien à travers Windows qu'à travers le Macintosh. Mais IBM semble très en retard dans ce domaine, en particulier avec Topview. Topview est le seul logiciel intégrateur, face à Windows et à GEM, à être dépourvu de possibilités graphiques. Comment expliquez-vous cela ? GEM n'a rien à voir avec un système professionnel. C'est quelque chose qui va bien avec des Atari, avec des ordinateurs à 400 dollars. On ne peut même pas le ranger dans la même catégorie que Topview. Topview exécute des applications multiples. Windows, lui, recouvre deux catégories : celle du graphisme et celle des applications multiples. On pourrait dire, après tout, Topview n'a pas de graphisme, et GEM n'est pas multi-application, et en rester là. Nous pensons, nous, que si l'on veut aller voir les développeurs de logiciel en leur disant : Créez donc une nouvelle génération d'applications il faut pouvoir leur parler d'échange de données et d'applications corésidentes en mémoire aussi bien que de graphisme. Topview, d'ailleurs, a des possibilités d'échange de données très limitées. En fait, quand nous avons commencé à concevoir Windows, nous nous sommes rendu compte que nous avions besoin d'un certain degré de fonctionnement multitâche, simplement pour réaliser correctement le graphisme, l'impression et le rafraîchissement de l'écran. C'est donc venu en prime... Pour en revenir à votre question sur IBM et le graphisme, voyez leur nouvelle carte graphique, la EGA. Elle donne une résolution meilleure que celle du Macintosh. Microsoft a contribué à sa conception et a fait pression pàur qu'elle soit adoptée par GEM n'est pas « multi-application, comme Windows. IBM. C'est la première carte IBM qui donne des caractères et un graphisme agréables à regarder. Cela va devenir, nous le croyons, la carte de base utilisée par tous. Dans le méme ordre d'idées, IBM est passé, avec le PC-AT, au microprocesseur 80286, dont les performances autorisent un graphisme bien meilleur. On peut dire qu'ils sont en train de jeter des bases qui correspondent à l'idée que nous avons du graphisme. Seront-ils les premiers dans ce domaine ? Non, je pense qu'Apple et Microsoft, avec son logiciel de base, ont déjà pris cette place. Notre marchepied : Rafraîchir un écran consiste à réafficher constamment l'image en reflétant ses modifications. Notre commentaire : Là aussi, Microsoft a participé à l'élaboration d'un produit signé IBM, la carte EGA. Microsoft a intérét à ce que les ordinateurs d'IBM soient le SCIENCE & VIE MICRO N°19 - JUILLET-AOÛT 1985 25



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