SVM n°18 juin 1985
SVM n°18 juin 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°18 de juin 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 188

  • Taille du fichier PDF : 195 Mo

  • Dans ce numéro : l'amour par Minitel / l'Amstrad CPC 664 enfin un ordinateur à prix réaliste.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le pilote, aux commandes du simulateur, se lance à l'assaut de l'ennemi (cicontre). Les ordres de vol et de tir sont affichés sur le viseur réel de l'avion. LA GUERRE 2 LEs TROIS TRIANGLES VERT, ROUGE et bleu valsent sur l'écran. Le rouge et le vert poursuivent le bleu., Delta 0, mettez-vous en position de tir ! , ordonne un haut-parleur installé à côté de la console. On imagine, placés devant la console, des gamins bouche bée qui assistent à une démonstration du jeu vidéo dernier cri. En fait, cette scène se passe au Centre d'en- UN JEU VIDFD traînement au combat (CEC), installé sur la base aérienne de Mont-de-Marsan dans les Landes. Le directeur de vol est assis en face de deux écrans graphiques. Il donne par radio des instructions à trois - vrais - chasseurs Mirage F 1 qui pratiquent un exercice - réel - 56 Livrer une véritable bataille aérienne de son rocking-chair, pourquoi pas ? Avec un simulateur et le système de restitution du combat aérien, c'est presque plus facile qu'avec un jeu vidéo. d'entrainement au combat au-dessus de l'Atlantique. Leurs évolutions, les tirs-missiles sont reproduits en temps réel sur les écrans, tandis que les dialogues radio sont enregistrés. Sur la console de droite, le combat est restitué en perspective et en plan, en méme SCIENCE & VIE MICRO N°18 - JUIN 1985 2
temps qu'est fournie toute une série d'informations chiffrées : vitesse, altitude, énergie... Sur la console de gauche est représentée l'évolution du domaine missile., concept tout récent utilisé avec fierté par les militaires. Il détermine la zone dans laquelle l'avioncible se trouve en position de vulnérabilité par rapport à ses poursuivants. Vu la lourdeur de l'infrastructure, les chasseurs ne sont pas équipés d'écrans permettant de bénéficier du système. Mais dès leur retour à la base après une mission, les pilotes se rendent directement au CEC pour. rejouer. leur combat en temps différé. Ils constatent ainsi de visu leurs erreurs et ils peuvent euxmémes en tirer les conclusions. Gestion de combat Ce système de restitution du combat aérien (ou SYRCA), dont l'Armée de l'Air est le seul maitre d'oeuvre pour des raisons de secret, utilise les radars de poursuite et les calculateurs du Centre d'essai des Landes de Biscarosse. Ces matériels suivent les mouvements des avions à l'exercice. Des lignes téléphoniques et des modems assurent le transport des informations vers Montde-Marsan. Informations traitées par deux ordinateurs Mitra 115 (1) - l'un pour le temps réel, l'autre pour le temps différé -, avant d'être reproduites sur les écrans. Fascinant outil de pédagogie guerrière qui transforme un exercice de combat aérien véritable en un• simple• jeu vidéo... Avec le SYRCA, la guerre dans les airs devient une série de sigles mathématiques et de configurations géométriques. Et au CEC, l'on ne parle plus qu'en termes de rationalisation. et de « gestion. du combat... Le pilote de chasse se transformerait-il peu à peu en technicien et en gestionnaire ? C'est presque le cas ! L'apparition de nouveaux systèmes d'armes ultra-performantes et l'introduction de l'électronique dans l'habitacle même de l'avion modifient considérablement les règles du jeu du combat aérien.• Avant, avec les canons, il suffisait de se placer à 50 mètres derrière la cible que l'on voulait atteindre explique le colonel Norlain, commandant la base de Mont-de-Marsan.• Aujourd'hui, avec les missiles, les Magic I et II notamment, le domaine de tir est autrement plus complexe•. Là où l'aviateur ne devait tenir compte que de quelques paramètres pour tirer, il doit aujourd'hui en étudier 15 avant de lâcher ses projectiles. Conséquence : ces bouleversements exigent des pilotes des connaissances de plus en plus poussées. Sans pour autant, pour des raisons de coût, augmenter le nombre d'heures de vol, fixé aujourd'hui, pour chaque pilote, à 180 heures par an. L'emploi des simulateurs permet de pratiquer un entrainement intensif au sol, tout en réalisant de substantielles économies. A titre d'exemple, l'heure d'exercice au sol coûte 20 fois moins cher que l'heure de vol. L'Armée de l'Air utilise déjà des simulateurs pour différents modèles d'avions : Mirage Fl CR, Mirage 2000, Transall, SA 330 Puma... Le dernier-né et le joyau de ces systèmes d'entrainement est le simulateur de combat aérien, réalisé par la société Thomson et livré au CEC en septembre 1984. Il doit ètre mis en service en trois étapes d'ici 1987. Trois étapes à l'issue desquelles trois sphères de simulation permettront de pratiquer des exercices à deux avions contre un, pour deux types d'appareils : Mirage Fl et Mirage 2000. A l'heure 1111 !!! !!! Première dans l'Armée française, un véritable combat aérien entre deux pilotes installés chacun dans une des sphères de simulation. actuelle, deux pilotes peuvent s'exercer simultanément dans des cabines, exactes reproductions de celles de Mirage F 1. Elles sont installées dans d'immenses sphères en polyester blanchâtre de 8 mètres de diamètre. Un calculateur Sel Gould 32/27 (2) gère, grâce à un système d'interfaces, le dialogue des équipements : les instruments de cabine, ainsi que les projecteurs de diapositives montrant des images du ciel et de la terre. Projecteurs installés au-dessus de la cabine. Il gère également un. générateur synthétique d'images• (GSI), qui fournit la représentation d'une ou deux cibles. Ce système électronique tient compte des dimensions et de l'altitude relatives de l'avion poursuivi par rapport au chas- seur, pour des distances allant de 60 à 6 000 mètres. Deux autres calculateurs Sel Gould 32/87 (2) s'occupent des tâches de simulation fine correspondant notamment au système d'armes. Les mêmes machines commandent le dialogue des cabines avec le poste instructeur. Un étourdissant ballet Dans sa cabine, l'aviateur est placé en situation réelle de combat et subit les mêmes sensations d'accélération qu'en vol. Cependant, une cabine est livrée. clé en main• pour la bataille : son occupant est déjà dans les airs avant de s'envoler, il n'a pas à effectuer les manoeuvres de décollage et d'atterrissage. Tout le champ visuel du chasseur en vol est simulé. Le pilote voit défiler sur son écran sphérique, en un étourdissant ballet, ciel, terre et horizon. Tandis que l'avion-cible, petite forme lumineuse, échappe constamment à son regard. Parfois, un flash signale le départ d'un missile et un éclair orange entre alors dans la folle danse pour signaler la trajectoire du projectile. Et si, par mégarde, l'aviateur effectue une fausse manoeuvre faisant plonger l'appareil, il verra le sol se rapprocher de lui... jusqu'à l'altitude O. « Ce n'est pas programmé, mais on peut très bien Imaginer de reproduire les secousses qu'il ressentirait à ce moment-là• précise avec humour un officier. Quant au directeur des vols, installé devant son pupitre surplombant les sphères, il est le chef d'orchestre de l'opération de simulation. Sur sept écrans, il surveille l'évolution du combat en temps réel, envoie par radio ses instructions, et prend connaissance des paramètres de chacun des chasseurs. Aux dires des aviateurs eux-mêmes ce mode d'entraînement est performant : • Je suis aussi fatigué en cinq minutes de combat simulé qu'en cinq minutes d'entraînement au-dessus de l'océan• explique un pilote. Le néophyte, lui, a l'impression d'assister à un jeu du chat et de la souris, presque plus simple que dans la réalité ! Laurent RIBADEAU DUMAS (1)f.ibriqués il y a une quinzaine d'années par la societé SEMS (émanation de CII et de Thomson) et commercialisés par Bull. Mémoire : 64 K octets. Vitesse : 0,3 Mips. (2) Ordinateurs fabriqués par la société américaine Gould. SCIENCE & VIE MICRO N°18 - JUIN 1985 57



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