SVM n°18 juin 1985
SVM n°18 juin 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°18 de juin 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 188

  • Taille du fichier PDF : 195 Mo

  • Dans ce numéro : l'amour par Minitel / l'Amstrad CPC 664 enfin un ordinateur à prix réaliste.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Sous l'effet des champs électriques créés au milieu du tube, le faisceau subit des déflexions qui le font balayer très rapidement (50 fois par seconde) toute la surface intérieure de l'écran, de la gauche vers la droite (balayage horizontal) et de bas en haut (balayage vertical). Le faisceau, au cours de son déplacement, est par ailleurs plus ou moins éteint ou allumé, ce qui produit des points sur l'écran plus ou moins brillants pour former une image en noir et blanc. L'information qui commande l'intensité du faisceau s'appelle le signal vidéo. A celui-ci, il faut encore ajouter des informations dites de synchronisation pour préciser quand le faisceau doit commencer à peindre l'image à partir du coin supérieur gauche, histoire, en télévision par exemple, de ne pas avoir la tète de votre présentatrice préférée coupée en deux, le front en bas de l'écran et le menton en haut. L'instant de départ de chaque ligne sera également contrôlé de manière à éviter le déchi- MÉLA1YGE ADDITIF DES COULEURS PRIMAIRES CETTE FIGURE MONTRE LA SENSAtion produite par la perception simultanée de plusieurs couleurs primaires - à partir du rouge, du vert et du bleu -, à intensité lumineuse égale, on produit 7 couleurs différentes plus le noir qui est l'absence de couleur (non représenté sur la figure). Chaque valeur différente de l'intensité lumineuse définit 8 nouvelles couleurs. Les images d'ordinateurs sont constituées à partir d'une palettè de couleurs limitée (16 pour FIBM PC) contrairement aux images de télévision. Bien que la résolution des images d'ordinateur soit parfois suffisante pour faire envie aux ingénieurs en télévision, les transitions.brutales de couleurs et d'intensités donnent aux images d'ordinateurs un aspect moins réaliste que les images télédiffusées. Pour reproduire les images naturelles, il est important de noter que c'est la diversité de la palette de couleurs qui importe. Les peintres impressionnistes le savaient bien et l'informatique le redécouvre. rement de l'image. En télévision, les signaux de synchronisation sont mélangés au signal vidéo. Mais on peut imaginer des systèmes dans lesquels ils seraient séparés. Dans le cas d'un écran monochrome... c'est la chimie particulière du phosphore. qui détermine la teinte exacte de l'affichage et du fond, généralement vert, orange ou bleuâtre sur un fond noir. A propos de teintes, on a constaté que l'utilisation prolongée d'un écran cathodique peut provoquer une fatigue visuelle et on assiste à des débats de spécialistes en ergonomie en vue d'améliorer le confort de travail par un meilleur choix des Un point d'un écran couleur se compose de 3 luminophores (un par couleur primaire) activés par les faisceaux d'électrons émis par les. canons teintes. Il semble que les écrans inversés c'est-à-dire à caractères noirs sur fond blanc soient les moins fatiguants, mais ceci reste une affaire de goût personnel. Enfin, il est important de remarquer que la couche de phosphore d'un écran monochrome est parfaitement continue. Il s'agit d'une peinture qui est appliquée sur la surface interne de l'écran et dont la finesse des particules, si elle déterminait à elle seule la finesse de l'image, autoriserait une qualité voisine de la photographie. Malheureusement, c'est la qualité du signal vidéo qui est responsable de la finesse de l'image. Si pendant le temps d'affichage d'une image (1/50 de seconde), le signal vidéo pouvait commander l'extinction et l'allumage du faisceau d'électrons un million de fois, nous obtiendrions une image constituée d'une alternance d'un million de points noirs et blancs, ce qui correspondrait à une image d'excellente qualité. Pour comparaison, un écran monochrome d'IBM ne peut afficher que 120 000 points. Or, les circuits électroniques ont la fâcheuse habitude d'opposer une inertie au changement. Et pour les convaincre de traiter des signaux comme celui dont nous venons de parler, il faut y mettre le prix, Cette caractéristique des circuits est exprimée par la bande passante. Plus la bande passante est élevée (exprimée en MHz, million de cycles par seconde), plus le circuit peut traiter des signaux de fréquence élevée, plus le nombre d'informations acheminées en une seconde est grand et, dans le cas de moniteur vidéo, plus le nombre de points par image pourra étre grand. Dans le cas ci-dessus, la bande passante du moniteur pour visualiser une image de 1 million de points devrait étre de l'ordre de 100 MHz. A titre d'exemple, le moniteur monochrome d'IBM a une bande passante de 16,27 MHz. Les écrans couleur sont plus compliqués que les moniteurs monochromes. Il faut rappeler que, comme en photographie, les images d'ordinateur ou de télévision en couleur ne sont qu'une illusion obtenue en mélangeant trois couleurs dites couleurs primaires. En télévision, on utilise le rouge, le vert et le bleu. Ainsi, l'intérieur de l'écran d'un moniteur couleur n'est plus une surface continue, mais un ensemble de pixels constitués chacun de trois luminophores bleu, rouge et vert et appelés triplets. Pour éclairer ses luminophores, le tube cathodique comprend 3 faisceaux d'électrons que l'on peut moduler séparément pour pouvoir doser les couleurs. Il existe deux types de moniteurs couleur : (rouge, vert, bleu) et vidéo composite Voyons ce que cela signifie. Dans le cas du RVB, on dispose de trois dispositifs électroniques semblables, équivalents à celui unique du tube monochrome, et nécessaires à amplifier et synchroniser 3 signaux vidéo différents pour créer les trois images rouge, verte et bleue qui, superposées, donneront l'illusion de la couleur. A qualité d'image égale, le moniteur couleur devra disposer de 3 circuits électroniques (3 canaux) chacun ayant une bande passante égale à celle du moniteur monochrome, d'où un prix bien plus élevé, sans compter le coût d'un tube couleur plus difficile à fabriquer qu'un tube noir et blanc ; d'où la nécessité d'un compromis, pour offrir des moniteurs couleur à des prix acceptables. Pour minimiser la bande passante (on peut comprendre la quantité d'informations transmissible par seconde), on peut soit réduire le nombre de couleurs, soit le nombre de points. C'est la raison pour laquelle tous les ordinateurs offrent plusieurs types de fonctionnement dans lesquels le produit de la définition par le nombre de couleurs reste constant. Analogique ou numérique Il existe deux types de moniteurs RVB. Les RVB analogiques et les RVB numériques. Dans le moniteur analogique, les signaux vidéo commandent directement les trois faisceaux d'électrons et peuvent ainsi créer des images avec tous les niveaux de couleurs et de brillances. A l'inverse, les moniteurs numériques n'autorisent qu'un nombre limité de couleurs et de brillances. Ils sont commandés par un signal logique issu de l'ordinateur (signal binaire). Le moniteur de l'IBM est de type RVB numérique avec 8 couleurs possibles et 2 intensités. Chacun des canaux rouge, vert, bleu peut étre éteint ou allumé suivant la Suite du texte page 116 114 SCIENCE & VIE MICRO N°18 - JUIN 1985
LES PRINCIPAUX MODES D'AFFICHAGE D'UV ORDINATEUR EN MODE TEXTE, UN ORDINATEUR NE peut afficher que les caractères du clavier, quelques caractères spéciaux, et éventuellement des caractères semi-graphiques qui, par juxtaposition, peuvent former des dessins simples. Comment s'élabore ce qu'on verra apparaitre sur l'écran ? Prenons un exemple. Un petit programme Basic que vous auriez pu écrire comporte deux ordres. Le premier positionne le curseur à la ligne 20 et à la colonne 5 de l'écran, le deuxième écrit. Bonjour•. Ces ordres sont interprétés par l'ordinateur qui les envoie au contrôleur de l'écran sous une forme codée. Le contrôleur gère une zone de mémoire qui est la représentation de l'image de l'écran, et y place, en fonction des ordres reçus, les bons caractères aux bons endroits. A ce stade, les caractères sont représentés par un nombre binaire selon le code international ASCII. Le processeur vidéo analyse la mémoire d'écran 50 fois par seconde. A chaque fois qu'il lit un caractère (en fait il lit le code du caractère), il va en chercher dans le générateur (c'est encore une mémoire) la représentation graphique qui servira à former l'image sur l'écran. Dans les petits ordinateurs, la mémoire d'écran est en mémoire vive, le générateur de caractères en mémoire morte, les fonctions du processeur vidéo sont assurées par le microprocesseur de l'unité centrale. On comprend alors que les capacités d'affichage soient tributaires de la capacité mémoire, d'une part, et de la puissance du microprocesseur, d'autre part. Sur les ordinateurs professionnels, ces différents éléments sont regroupés sur une carte spécifique qui décharge l'unité centrale. Dans tous les cas, le contrôleur est un programme résident en mémoire qui dépend des caractéristiques physiques de l'écran. En mode graphique, une partie de la mémoire de l'ordinateur est réservée à la représentation de l'écran. Contrairement au mode texte, elle ne contient pas les codes des caractères mais bien la description de la couleur et de l'intensité lumineuse de chaque point de l'écran. Ici, nous avons pris l'exemple d'un affichage en 8 couleurs. Chaque point est donc représenté par 3 bits (1 bit pour chaque couleur primaire). Comme dans le mode texte, le processeur vidéo analyse la mémoire écran 50 fois par seconde et contrôle, à partir des informations lues, la modulation des 3 canons rouge, vert et bleu du moniteur. La taille de la mémoire d'écran est directement proportionnelle au produit de la résolution de l'écran par le nombre de couleurs. Pour la plupart des ordinateurs, on trouve à la fois un mode texte et un mode graphique qui peuvent parfois se superposer. Le programme dispose généralement d'outils logiciels qui facilitent la représentation de formes géométriques et colorées. ESCSCEOLSONJOLIR 5ENERATMIR DE c4R.Acre'ne5c.t>rn



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