SVM n°18 juin 1985
SVM n°18 juin 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°18 de juin 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 188

  • Taille du fichier PDF : 195 Mo

  • Dans ce numéro : l'amour par Minitel / l'Amstrad CPC 664 enfin un ordinateur à prix réaliste.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ES RENDEZ-VOUS DU PROCESSEUR MICRO Le fonctionnement, les caractéristiques, les standards, des conseils pour choisir. Sur les grands ordinateurs d'autrefois et sur quelques-uns des premiers micros, l'utilisateur devait se contenter des listages d'imprimantes pour obtenir de la machine des réponses et des résultats. Aujourd'hui, on n'imagine pas un micro-ordinateur sans écran. Le profane moderne pourrait penser que tous les écrans fonctionnent de la même manière, ou qu'il suffit de lire la notice technique pour savoir comment relier son ordinateur à un écran de visualisation. Il n'est malheureusement rien de tout cela et l'acheteur expérimenté sait lui qu'il vaut mieux se résigner à acheter « l'écran qui va avec » plutôt que d'essayer de comprendre ce que certains vendeurs ne comprennent pas eux-mêmes. Il faut dire que la documentation des constructeurs est souvent discrète sur le sujet. L'affichage et les écrans de visualisation héritent de la disparité des normes de télévision d'une part et d'autre part de l'absence totale de norme pour définir la façon dont les ordinateurs transmettent les informations à afficher. Il n'existe même pas de câbles standard pour relier ordinateur et unité d'affichage, un joli méli-mélo dont l'utilisateur fait bien souvent les frais. Cet article s'adresse à ceux qui veulent comprendre les grands principes de l'affichage des informations en provenance des micro-ordinateurs sans entrer dans les détails de l'électronique ou de la programmation. Il s'agit de pouvoir comparer la qualité des solutions proposées, de mieux comprendre les caractéristiques techniques des machines pour mieux choisir sans risquer d'acheter des éléments incompatibles. 112 SCIENCE & VIE MICRO N°18 - JUIN 1985 o
c'EST UN ANGLAIS, WILLIAM CR00- kes, qui inventa, il y a plus d'un siècle, le tube à rayons cathodiques... et la plupart des techniciens de langue anglaise utilisent toujours l'expression CRT (cathode ray tube) pour désigner couramment l'outil que nous avons appelé jusqu'ici un. écran.. Au cours de la première moitié de notre siècle, le. tube de Crookes• - muni désormais d'une couche de substance fluorescente déposée sur sa surface inférieure - a donné naissance à trois appareils qui sont vite devenus célèbres : l'oscilloscope, l'écran de radar, puis le téléviseur (présenté pour la première fois, au grand public à la Foire mondiale de New York en 1939). Au MIT (Massachusetts Institute of Technology), on connecta pour la première fois un tube cathodique à un ordinateur - le « Whirlwind I. - en 1951, et le célèbre. Illiac., à l'université de l'Illinois, exploitait également ce nouveau type de périphérique. Très vite, le monde de la haute finance s'est doté de ces appareils pour afficher les transactions boursières. Dans ces premiers systèmes, l'ordinateur lui-même devait calculer l'emplacement de chaque point lumineux sur l'écran. Par ailleurs, puisque la persistance de la luminosité était de faible durée (à peu près une seconde), l'ordinateur devait s'occuper constamment du. rafraîchissement. de l'image affichée. Finalement, ce n'est qu'en 1968 qu'est apparue la première unité d'affichage autonome, capable de s'occuper toute seule du problème du rafraichissement, et dotée d'un générateur de caractères alphanumériques. Aujourd'hui, la• technique d'affichage la plus répandue pour les micro-ordinateurs reste celle du tube cathodique, mais si l'on voit venir aussi un certain nombre d'écrans plats à cristaux liquides (Apple Ilc, Data General One, Commodore LCD, Toshiba PAP-C, etc.) ou électroluminescents (Hewlett-Packard integral PC, Grid Compass), dont la technologie est totalement différente, la manière dont l'information est traitée, de la mémoire de l'ordinateur jusqu'à l'écran, les caractéristiques qui définissent la qualité des images formées, sont tout à fait identiques. Un téléviseur qui n'en est pas un Nous ne considérerons donc que l'écran classique de type CRT. Comment décrire sa nature et son exploitation ? Pour commencer, on pourrait dire qu'un écran de micro-ordinateur est tout simplement un téléviseur dont on aurait enlevé la partie électronique - le tuner - qui permet normalement de capter des émissions. On peut d'ailleurs très bien se servir d'un téléviseur banal, muni d'une prise dite de péritélévision (en France, prise Péri- tel), pour afficher des informations en provenance, par exemple, d'un Apple Ile. Dans ce cas-là, méme les sons produits normalement par l'ordinateur peuvent étre diffusés par le haut-parleur du téléviseur. Dans le cas d'un Apple II ou d'un IBM PC, l'écran se présente sous la forme d'une unité autonome, avec sa propre alimentation électrique, reliée à l'unité centrale par un càble. On utilise souvent le terme de moniteur pour désigner ce type d'appareil. Cela veut dire que la qualité d'un moniteur se mesure à la qualité de son image. Pour quantifier cette notion on cite généralement la résolution spatiale de SCIENCE ET VIE MICROO La définition d'un téléviser ne colonnes. C'est la bandé passant de la mauvaise lisibilité" La définition d'un téléviseur couleur ne permet pas un confort de lecture suffisant sur 80 colonnes (ci-dessus) contrairement à un moniteur monochrome (ci-dessous). Ici sur un Apple Ilc. ȘCIENCE ET VIE 111CRO.1 a définition d'un téléviseur ne pet colonnes. C'est la bande passante 1 : de la mauvaise lisibilité.'l'écran qui indique le nombre total de points dont l'image sera formée. La résolution spatiale s'exprime sous la forme du produit de 2 nombres : le nombre de points dans une ligne horizontale (H) multiplié par le nombre de points dans une ligne verticale (V). Il faut également citer le nombre de couleurs (ou de valeurs de gris pour un écran monochrome) que pourra prendre chaque point. Voici quelques exemples de résolution : 280 x 192 points pour un téléviseur couleur connecté à un Apple II (6 couleurs) 320 x 200 points pour l'écran couleur de l'IBM PC (4 couleurs), 512 x 342 points pour l'écran monochrome du Macintosh. On emploie également le terme de définition au lieu de résolution. Les puristes usent du terme définition pour qualifier une image et résolu- D tion pour qualifier le dispositif qui la visualise, c'est-à-dire la résolution de l'écran. Les électroniciens utilisent le terme définition en télévision pour quantifier le nombre de lignes par image. On parle alors d'une définition de 625 lignes. Enfin, il y a une autre spécification pour indiquer la qualité d'un écran couleur : la distance entre deux points voisins ou, ce qui revient au méme, la taille du point. Plus les points sont serrés (en photographie on dirait, plus les grains sont fins) plus l'image acquiert un aspect de continuité et de netteté. Sur l'écran de l'IBM PC, la taille du point est de 0,43 mm, elle est de 0,31 mm dans le cas de moniteur à haute résolution NEC, elle est proche du millimètre sur un écran de télévision. Pour ne pas percevoir le clignotement de l'image formée sur un écran, il est nécessaire de la réafficher périodiquement (on dit la rafraîchir) au minimum 25 fois par seconde. Pour obtenir un bon confort de travail, les moniteurs ont une fréquence de rafraichissement de 50 images par seconde. Il faut cependant distinguer les images dites. entrelacées.. Dans ces dernières, on affiche d'abord les lignes d'ordre pair de l'image puis les lignes d'ordre impair. Les 2 images obtenues se superposent pour donner l'illusion d'une image de meilleure définition. Ainsi, les images de télévision sont entrelacées au rythme d'une demi-image de 312,5 lignes tous les 1/50 de seconde, soit une image complète tous les 1/25 de seconde ; la persistance des impressions lumineuses sur la rétine de l'oeil conduit à la perception d'une image complète de 625 lignes. Attention, la résolution apparente des images entrelacées qui est double de la résolution réelle, est souvent celle indiquée par le constructeur. A résolution apparente égale on choisira plutôt un moniteur sans entrelacement qui affiche 2 fois plus d'images complètes par seconde pour un plus grand confort. Dans une classification des différents types d'écran, le premier critère qui saute aux yeux est la distinction entre l'affichage monochrome (en noir et blanc) et l'affichage en couleur. Examinons d'abord comment fonctionne dans les grandes lignes un écran monochrome. Les caractéristiques que nous définirons serviront également plus loin à qualifier les écrans couleur. A l'intérieur d'un tube cathodique (• tube télé »), l'énergie électrique provient d'une cathode (électrode reliée à une source de tension négative) qui est chauffée par un filament et elle se propage sous la forme d'un faisceau d'électrons. Au moment où le faisceau touche une couche de matière phosphorescente à l'autre extrémité du tube, il produit un point lumineux que l'on appelle pixel (abréviation en anglais de. picture element• qui signifie élément pictural). SCIENCE & VIE MICRO N°18 - JUIN 1985 113



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