SVM n°18 juin 1985
SVM n°18 juin 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°18 de juin 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 188

  • Taille du fichier PDF : 195 Mo

  • Dans ce numéro : l'amour par Minitel / l'Amstrad CPC 664 enfin un ordinateur à prix réaliste.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 104 - 105  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
104 105
fA flh1I(IJt Le Datacopy 700 pour IBM PC- XT. L'ordinateur sait lire Pour la première fois, deux périphériques mettent la reconnaissance optique de caractères à la portée de l'utilisateur individuel. IEN SOUVENT, CE QUI RALENTIT UN ordinateur, ce n'est pas le temps de calcul, c'est la frappe des données (textes et chiffres) au clavier. Certains révent à la reconnaissance vocale. Mais, outre que les dispositifs actuels sont soit trop chers, soit pas assez performants, l'imprimé ne disparaîtra pas de sitôt. Quel que soit le degré d'informatisation d'une entreprise, il y aura toujours une quantité importante d'information à intégrer en provenance de l'extérieur. Dans un grand nombre de cas, elle sera Photos DR C'est une révolution, qui préfigure lejour où tous les micro-ordinateurs pourront assimiler lettres et chiffres sans le secours du clavier. sous forme imprimée nu dactylographiée. Ur système optique qui permettrait a un ordinateur de lire un texte sur papier pourrait amener à terme une véritable révolution dans les bureaux. Attention ! Nous ne parlons pas ici de machines capables simplement de lire des groupes de points (par exemple des dessins) et de les restituer, mais de machines capables de reconnaître que tel groupe de points est un A ou un B, ce qui est plus difficile. En effet, la première catégorie d'engins n'est capable d'enregistrer un texte que sous forme de des- L'Omni Reader pour Macintosh et IBM PC. 104 SCIENCE et VIE MICRO N°18 - JUIN 1985
sin, un ensemble de points noirs et blancs sans signification. On pourra certes le restituer tel quel à l'écran ou sur une imprimante, mais on ne pourra pas l'introduire dans un traitement de texte pour le modifier ou dans une base de données pour l'indexer. De plus, le stockage d'un texte sous forme graphique peut prendre 100 fois plus de mémoire que sous forme de code ASCII, où chaque lettre est représentée par un nombre, quels que soient son corps (c'est-à-dire sa taille) et sa police (sa forme). Or, des périphériques de reconnaissance optique de caractères existent depuis 1954 déjà. Mais, jusqu'à présent, c'étaient surtout des engins destinés à des applications lourdes (lecture de chèques, tri postal...) coûtant souvent plusieurs centaines de milliers de francs. Aujourd'hui viennent d'apparaître deux périphériques qui, par leur taille réduite et leur coût abordable, mettent pour la première fois la reconnaissance de caractères à la portée de l'utilisateur individuel d'un microordinateur. Imaginez qu'un avocat puisse archiver électroniquement tout le courrier qu'il reçoit ; qu'un étudiant se constitue sa propre banque de données en texte intégral en donnant à « lire à son micro les articles qu'il souhaite indexer ; qu'un linguiste fasse une recherche de fréquence de l'expression « esprit de sérieux. dans• L'Etre et le néant simplement en posant les pages du livre sur une sorte de photocopieuse... Un anglais étonnant Le plus spectaculaire de ces deux nouveaux périphériques est l'Omni Reader, notamment destiné au Macintosh d'Apple et à l'IBM PC, qui coûte l'équivalent de 4 500 F seulement. Fabriqué en Angleterre par Oberon International et non importé pour l'instant, il est constitué d'une tablette de 40 cm de haut sur 27 de large, munie d'une réglette qui coulisse de haut en bas et d'un petit boitier, muni de cellules photoélectriques, qu'on déplace le long de la réglette. L'usage en est enfantin, presque rustique : on branche l'appareil sur la prise RS 232 C de l'ordinateur ; on pose la feuille à lire sur la tablette et on rabat la réglette par dessus ; on place la première ligne du texte dans la fenêtre de la réglette ; on saisit le petit boîtier dont on maintient le bouton enfoncé ; on le fait glisser sur la réglette par dessus ; on place la première ligne du texte dans la fenêtre de la réglette ; on saisit le petit boîtier dont on maintient le bouton enfoncé ; on le fait glisser sur la réglette par-dessus la ligne de texte ; on lâche le bouton ; la machine fait « bip ; cela signifie que l'ordinateur vient de « comprendre. la ligne parcourue ; on recommence à la ligne en dessous. Simple, non ? L'Omni Reader ne peut pas lire des textes imprimés ; il n'admet que les textes dactylographiés, avec l'une des trois polices courantes qu'il possède en mémoire : Courrier en corps 10 ou 12, Letter Gothic, Prestige Elite. La généralisation des machines à écrire à boules ou marguerites interchangeables minimise l'inconvénient de ce nombre limité. D'ailleurs, le constructeur prévoit que d'autres policeà pourront être chargées depuis l'ordinateur dans un proche avenir. La saisie d'une page dactylographiée se fait, selon le constructeur, trois fois plus vite qu'une saisie moyenne au clavier, malgré l'intervention manuelle. Dans le meilleur des cas, une ligne est parcourue en 0,5 s ; il faut patienter au moins 2,5 s en fin de ligne pour que le logiciel traite les images saisies ; si l'on compte 0,5 s pour changer de ligne (la lecture peut se faire même de droite à gauche), une page de 30 lignes est lue en une minute trois quarts. Comme sur toutes les machines de ce type, la frappe doit être nette, sans corrections. Si le lecteur ne reconnaît pas l'une des lettres, un double. bip le signale en fin de ligne. L'utilisateur a alors le loisir d'envoyer malgré tout la ligne à l'ordinateur, et de corriger ensuite la faute à l'aide de son traitement de texte. Des options ingénieuses Pour l'équivalent de 500 F, Oberon propose un logiciel permettant d'envoyer directement le texte lu dans un traitement de texte ou une base de données tournant sur Macintosh ou sur IBM PC. Les possesseurs d'autres ordinateurs devront en passer par leur logiciel de communication, qui récupérera alors des fichiers ASCII, importables dans de nombreux programmes courants. Comment une machine comme celle-ci reconnait-elle les caractères ? Il existe deux grandes méthodes. La première conserve en mémoire le jeu de caractères sous forme de grille de points ; les lettres lues sont analysées suivant une grille semblable, puis comparées point à point. La seconde, plus synthétique, tient compte d'attributs comme la forme, les courbes, les lignes... C'est cette dernière qu'Oberon a choisie la jugeant plus précise et moins chère. Un accessoire astucieux pour Macintosh : le Thunderscan, numérise toute image mise à la place du papier. Un autre périphérique est, lui, disponible en France. C'est le Datacopy 700, fabriqué par la firme californienne du même nom, associé au logiciel CIR de reconnaissance de caractères Il ne fonctionne qu'avec un IBM PC-XT, un PC- AT ou un ordinateur compatible. Il est beaucoup plus cher que l'Omni Reader : environ 57 000 F 11T plus 10 000 F environ pour le logiciel. En contrepartie, il est plus simple d'emploi : il suffit de placer la page à lire sur la glace de l'engin, qui ressemble à une photocopieuse très compacte avec ses 50 cm de large, 12 d'épaisseur et ses 8 kilos. Il est aussi plus performant : si la version 1 du logiciel ne reconnait que les caractères de machine à écrire Courrier (10 points) et Prestige Dite (12 points), la version 2 peut en plus, affirme le constructeur, être formée par l'utilisateur à reconnaître n'importe quel caractère, même ceux de livres ou de journaux, même une écriture manuscrite ! Il est vrai que ce logiciel coûte 28 000 F environ à lui seul. Le Datacopy 700 transforme les textes en fichiers ASCII, compatibles avec de nombreux traitements de texte courants. Contrairement à l'Omni Reader, il peut aussi analyser des dessins, graphiques, photos, etc. En réalité, c'est une machine de numérisation d'images à laquelle a été ajoutée une option de reconnaissance de caractères. Cela lui permet de reconnaître si elle a affaire à un texte ou un dessin, mais aussi d'analyser une page mixte, de mélanger, à l'écran comme à l'imprimante, une image venant du Datacopy avec un texte venant d'un traitement de texte, de modifier la taille des dessins... Une application-type est l'édition de manuels techniques illustrés. Une association d'avenir En combinant reconnaissance de caractères et reconnaissance d'images, on peut imaginer des applications qui étaient impossibles à réaliser jusqu'à maintenant, comme l'édition, par une seule personne, d'une lettre d'information illustrée. Plusieurs produits concourant à cela sont en vente dès à présent pour l'ordinateur qui réalise le mieux la fusion du texte et de l'image, le Macintosh d'Apple. Côté image, le Thunderscan, un accessoire qui s'adapte à la place du ruban de l'imprimante Imagewriter, numérise toute image placée dans l'imprimante. Cher pour ses performances (4 100 F 11T alors qu'il peut mettre jusqu'à 20 minutes pour analyser une image), il est malgré tout moins coûteux que les dispositifs à base de caméra vidéo (Mac Vision de Koala Technologies, New Image Magic de Magic). Pour intégrer texte et image, les logiciels Mac Publisher de Boston Software (2 100 F 11T) ou Ready Set Go de Manhattan Graphics (1 500 F riT) permettent la mise en page sur écran avec saisie du texte et mise en 2 place des images et des titres. Côté impression enfin, si de bonnes imprimantes graphiiÈ ques peuvent être utilisées, la solution idéale est fournie par l'imprimante à laser Laser Writer d'Apple, dont le prix (70 000 F environ) est à la hauteur de l'extraordinaire qualité, bien difficile à distinguer de l'offset. Les éléments du puzzle sont en place ; l'avenir nous réserve un fabuleux tableau... Petros GONDICAS Importateurs : Datacopy : Yrel. Tél. (3) 956.81.42. Thunderscan : Alpha Systèmes. Tél. : (76) 43.19.97. Mac Vision, New Image Magic et Ready Set Go : BIP. Tél. (1) 255.44.63. Mac Publisher : Sonotec. Tél. : (1) 723.78.56. Laser Writer : Apple Seedrin. Tél. : (6) 928.01.39. SCIENCE & VIE MICRO N°18 JUIN 1985 105'



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


SVM numéro 18 juin 1985 Page 1SVM numéro 18 juin 1985 Page 2-3SVM numéro 18 juin 1985 Page 4-5SVM numéro 18 juin 1985 Page 6-7SVM numéro 18 juin 1985 Page 8-9SVM numéro 18 juin 1985 Page 10-11SVM numéro 18 juin 1985 Page 12-13SVM numéro 18 juin 1985 Page 14-15SVM numéro 18 juin 1985 Page 16-17SVM numéro 18 juin 1985 Page 18-19SVM numéro 18 juin 1985 Page 20-21SVM numéro 18 juin 1985 Page 22-23SVM numéro 18 juin 1985 Page 24-25SVM numéro 18 juin 1985 Page 26-27SVM numéro 18 juin 1985 Page 28-29SVM numéro 18 juin 1985 Page 30-31SVM numéro 18 juin 1985 Page 32-33SVM numéro 18 juin 1985 Page 34-35SVM numéro 18 juin 1985 Page 36-37SVM numéro 18 juin 1985 Page 38-39SVM numéro 18 juin 1985 Page 40-41SVM numéro 18 juin 1985 Page 42-43SVM numéro 18 juin 1985 Page 44-45SVM numéro 18 juin 1985 Page 46-47SVM numéro 18 juin 1985 Page 48-49SVM numéro 18 juin 1985 Page 50-51SVM numéro 18 juin 1985 Page 52-53SVM numéro 18 juin 1985 Page 54-55SVM numéro 18 juin 1985 Page 56-57SVM numéro 18 juin 1985 Page 58-59SVM numéro 18 juin 1985 Page 60-61SVM numéro 18 juin 1985 Page 62-63SVM numéro 18 juin 1985 Page 64-65SVM numéro 18 juin 1985 Page 66-67SVM numéro 18 juin 1985 Page 68-69SVM numéro 18 juin 1985 Page 70-71SVM numéro 18 juin 1985 Page 72-73SVM numéro 18 juin 1985 Page 74-75SVM numéro 18 juin 1985 Page 76-77SVM numéro 18 juin 1985 Page 78-79SVM numéro 18 juin 1985 Page 80-81SVM numéro 18 juin 1985 Page 82-83SVM numéro 18 juin 1985 Page 84-85SVM numéro 18 juin 1985 Page 86-87SVM numéro 18 juin 1985 Page 88-89SVM numéro 18 juin 1985 Page 90-91SVM numéro 18 juin 1985 Page 92-93SVM numéro 18 juin 1985 Page 94-95SVM numéro 18 juin 1985 Page 96-97SVM numéro 18 juin 1985 Page 98-99SVM numéro 18 juin 1985 Page 100-101SVM numéro 18 juin 1985 Page 102-103SVM numéro 18 juin 1985 Page 104-105SVM numéro 18 juin 1985 Page 106-107SVM numéro 18 juin 1985 Page 108-109SVM numéro 18 juin 1985 Page 110-111SVM numéro 18 juin 1985 Page 112-113SVM numéro 18 juin 1985 Page 114-115SVM numéro 18 juin 1985 Page 116-117SVM numéro 18 juin 1985 Page 118-119SVM numéro 18 juin 1985 Page 120-121SVM numéro 18 juin 1985 Page 122-123SVM numéro 18 juin 1985 Page 124-125SVM numéro 18 juin 1985 Page 126-127SVM numéro 18 juin 1985 Page 128-129SVM numéro 18 juin 1985 Page 130-131SVM numéro 18 juin 1985 Page 132-133SVM numéro 18 juin 1985 Page 134-135SVM numéro 18 juin 1985 Page 136-137SVM numéro 18 juin 1985 Page 138-139SVM numéro 18 juin 1985 Page 140-141SVM numéro 18 juin 1985 Page 142-143SVM numéro 18 juin 1985 Page 144-145SVM numéro 18 juin 1985 Page 146-147SVM numéro 18 juin 1985 Page 148-149SVM numéro 18 juin 1985 Page 150-151SVM numéro 18 juin 1985 Page 152-153SVM numéro 18 juin 1985 Page 154-155SVM numéro 18 juin 1985 Page 156-157SVM numéro 18 juin 1985 Page 158-159SVM numéro 18 juin 1985 Page 160-161SVM numéro 18 juin 1985 Page 162-163SVM numéro 18 juin 1985 Page 164-165SVM numéro 18 juin 1985 Page 166-167SVM numéro 18 juin 1985 Page 168-169SVM numéro 18 juin 1985 Page 170-171SVM numéro 18 juin 1985 Page 172-173SVM numéro 18 juin 1985 Page 174-175SVM numéro 18 juin 1985 Page 176-177SVM numéro 18 juin 1985 Page 178-179SVM numéro 18 juin 1985 Page 180-181SVM numéro 18 juin 1985 Page 182-183SVM numéro 18 juin 1985 Page 184-185SVM numéro 18 juin 1985 Page 186-187SVM numéro 18 juin 1985 Page 188