SVM n°179 février 2000
SVM n°179 février 2000
  • Prix facial : 20 F

  • Parution : n°179 de février 2000

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 240

  • Taille du fichier PDF : 196 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... Intel crée l'Internet absolu.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FUTUR L'invité POUR QUE LE ROBOT COMMUNIQUE, des activateurs en alliage spécial sorufirés sous sa peau en silicone à trente points différents et liés à un PC. Des câbles à mémoire deforme rendent le système rapide et silencieux ou de basculer un simple interrupteur pour prévenir l'incident. C'est ainsi que Senseï Hara ("sensei" veut dire professeur en japonais) a imaginé une interface utilisateur capable tout à la fois de communiquer une masse d'informations et de les hiérarchiser, afin de faire apparaître À VOS MARK... IEUX QUE LA CHIRURGIE ESTHÉTIQUE, la mémoire de Mforme. Le professeur Hara et son équipe ont mis au point successivement deux prototypes. Le Mark I était une machine d'une taille considérable, avec un "crâne" environ une fois et demie plus important que celui d'un humain. Il fallait trente "muscles" pour simuler les expressions du visage, et le modèle original utilisait des pistons. Un compresseur envoyait de l'air comprimé permettant de mouvoir les différentes parties du visage. Le principal inconvénient du système, outre une ressemblance quelque peu éloignée avec un vrai visage, venait du "lag', du temps de réaction du système. La nouvelle génération, le Mark II, qui est en cours de finition, apporte moult améliorations. Tout d'abord, la taille du visage est à échelle humaine, et l'esthétisme est une réussite, gommant cette impression de communiquer avec la tête de Frankenstein. Pour cela, on a utilisé des câbles à mémoire de forme. Analogiques, ils permettent de tendre ou détendre la "peau" du visage cybernétique, simplement en variant l'intensité du courant qu'on y fait passer. Pour la "peau" elle-même, c'est du silicone qui a été utilisé, et c'est une entreprise spécialisée dans la fabrication de masques pour le cinéma, qui l'a réalisée sur commande. celles qui seront essentielles au moment critique. Après des aimées passées à étudier le problème sous tous ses aspects, un premier prototype a enfin été envisagé il y a sept ans... Littéralement une "inter-Face" Dans sa réflexion, Hara s'est tout d'abord attaché à définir les priorités de la perception humaine : quelles sont les parties du corps, les sens qui sont les plus sollicités pour la communication ? Puis s'est posé à lui le délicat problème de leurs interactions, dans quelles mesures ils sont utilisés, suivant l'intensité ou l'urgence du message ? Très vite, ses recherches l'ont convaincu que c'était le visage qui rassemblait le plus de "canaux" de communication, et non pas le langage, comme on pourrait le croire, qui ne véhicule en fait que 10% des informations. Dès lors, le meilleur moyen de relier l'homme avec la machine s'est imposé : un "visage synthétique", seul capable de transmettre non seulement des infos, mais surtout ce sur quoi est basée la communication des êtres humains : les émotions. L"inter-Face" était née... On s'en doute, la réalisation a révélé nombre de gageures. D'abord, il a fallu décider quelles parties — ou fonctions — de la machine devaient être reliées à telle ou telle partie de l'inter-Face. Autre problème majeur : la perception des émotions qui s'inscrivent sur un visage varie beaucoup selon les spectateurs. S'il est possible de montrer l'évolution d'une situation émotionnelle à partir des traits d'un visage, il est très difficile, en effet, d'établir la perception exacte que s'en fait un autre être humain. Ainsi, là où un froncement de sourcil est, de manière générale, perçu comme l'aggravation d'une situation, certains y verront l'indice d'une simple complication, mais d'autres que la situation empire terriblement ! Un vrai casse-tête. Très vite, le manque de données physiologiques et psychologiques, doublé de l'impossibilité de disposer de budgets pour mener tests et recherches pour ces travaux qui, à l'époque, n'étaient encore qu'un centre d'intérêt personnel, ont conduit le professeur Hara à mettre en "veilleuse" ses études pendant quelques années. En savoir plus sur la robotique : www.androidworld.com Tout reprend à partir de 1992. Le Japon est devenu la seconde puissance économique mondiale, et le département " Mechanical Engineering'de l'université de Tokyo que dirige le professeur Hara recroise le chemin des robots. Mais les temps ont changé : de la conception de robots industriels dédiés à la fabrication ou au contrôle de la fabrication, il s'agit désormais de leur envisager d'autres tâches, notamment dans les services ou le divertissement, tel l'Aibo, le petit chien-automate à succès de Sony. L'idée de l'inter-Face, qui continuait de hanter Fumio Hara, refait alors tout naturellement surface. Aidé de ses 118 SVM FÉVRIER 2000 HTTP://SVM.VNUNET.FR
L'ÉMOTION CYBER E MARK II est basé sur deux Pen- L hum III à 500 MHz tournant en parallèle. La mémoire du système dépend de la résolution des caméras. Si l'inter-Face utilise pour le moment les canaux audio et visuels, il est prévu d'ajouter un module de reconnaissance vocale. Deux caméras CCD procurent une vision stéréoscopique. Scannant dix fois par seconde l'environnement, le système permet de reconnaître en temps réel le visage d'un interlocuteur, d'y déceler ses émotions, et d'y réagir en conséquence, donnant une impression de vie, voire d'intelligence... CE SONT LES ÉTUDIANTS du.Pr Ham qui ont voulu donner un visage Jéminin à Mark 11. Lequel communique à partir de six émotions "universelles" : colère, sourire, tristesse, surprise, peur et joie. étudiants, il s'attelle à la mise au point d'un prototype. Avec toujours le souci d'une interface de communication entre l'humain et le robot, mais selon un cahier des charges et une finalité modifiés. Ainsi, le modèle théorique que développe aujourd'hui Hara repose sur la nécessité de disposer de trois fonctions de base pour qu'il puisse y avoir une bonne communication entre le robot et son créateur. Premièrement, le robot doit réagir, et s'adapter, aux données, plutôt que de tout transmettre d'une façon mécanique ou sur un ton monocorde. Secondo, le robot doit exprimer les données d'une façon facile à comprendre pour ses interlocuteurs. Enfin, il doit être capable de comprendre l'état d'esprit de son interlocuteur. Que ce dernier soit fatigué, en colère, nerveux... la machine devra adapter sa manière de communiquer afin de conserver la même efficacité qu'en temps normal. Le visage de l'avenir ? Japonais atypique, le professeur Hara est toujours passé pour un original tant son indépendance vis-à-vis des diktats commerciaux a gouverné ses recherches. C'est pourquoi son projet n'a pas bénéficié de l'aide de grandes firmes nippones... Mais aujourd'hui, EN CAS D'ALERTE, un robot peut mieux qu'un humain hiérarchiser la masse d'in- Aimaions qui arrivent alors et communiquer celles qui sont vraiment essentielles. SVM FÉVRIER 2 0 0 0 HTTP://SVM.VNLINET, FR dans un Japon qui veut davantage faire confiance aux individus, les travaux du vieux professeur sont à la mode. Grâce aux subsides de son université et à une aide de 50 millions de yens annuels du Mambushô (ministère de l'Education), Senseï Hara, en compagnie de cinq ou six étudiants, a enfin pu faire naître ses deux premiers prototypes à visage véritablement humain (voir encadrés et photos). Après le Mark I, encore grossier, le Mark II pourrait bien donner un nouveau visage au futur. I PERILS EN L'ARCHIPEL E JAPON a connu nombre "d'accidents" Let de pollutions diverses, dont le dernier en date n'est autre que l'explosion survenue à l'usine nucléaire de Tokaimura, en mars 97. Deux ans auparavant, c'était le surgénérateur de Monju qui laissait échapper du sodium... Mais la catastrophe la plus dramatique reste encore celle de Minamata, en 1956 : une firme de produits chimiques rejetait depuis des années du mercure dans les eaux de la baie, ce qui provoqua la mort de 668 personnes, empoisonnées par du poisson contaminé... Ces dernières années, le Japon a adopté une législation stricte pour tenter de mettre fin aux pollutions de toutes sortes qui menacent le pays, mais avec des résultats décevants, surtout en ce qui concerne les mer, rivières et nappes phréatiques, déjà terriblement polluées. En outre, les groupes industriels ont tendance à "oublier'de prévenir la presse et les autorités compétentes de nombreuses alertes et incidents. Au Japon, la politique de transparence semble, en ce domaine, encore une utopie. 119



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