SVM n°15 mars 1985
SVM n°15 mars 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°15 de mars 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (206 x 283) mm

  • Nombre de pages : 156

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : rencotre avec des génies... Clive Sinclair, Bill Gates, Chuck Peddle, Steve Wozniak, Thomas Kurtz.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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cette apparente schizophrénie car, dans chaque cas, il s'agit de deux versions complètement différentes du langage. Celle que nous utilisions il y a 20 ans, continue d'exister, c'est le Basic minimum (/) : pas de minuscules, une boucle simple FOR... NEXT uniquement complétée par des instructions GOTO et IF... TIIEN, des instructions GOSUB qui renvoient à des sous-programmes repérés par des numéros de lignes et dépourvus de paramètres. Il n'est pas étonnant que cette seule évocation fasse s'étrangler d'indignation les chercheurs en informatique, surtout à la lumière des nouvelles théories sur la programmation structurée. J'ai même entendu un scientifique connu déclarer publiquement qu'il'haïssait le Basic'. L'univers désordonné du Basic minimum n'a plus rien à voir avec l'univers plus ordonné que le collège de Dartmouth a mis au point pour son propre usage tout au long des 20 dernières années. Nous avons gardé la pureté du langage mais en l'adaptant toujours à nos besoins de programmation. Dès 1971, nous avions des sous-programmes externes•.• - Lie lé,. le. langage le 1.14..14iliSé•datiS le monde a•.• l'âge : adidté avec paramètres qui pouvaient être groupés en bibliothèques et compilés séparément. Nous avons également eu, dès 1971, des graphiques interactifs, dus principalement aux efforts de notre collègue Arthur Luehrmann. En 1976, nous avons mis au point une forme de Basic structuré, grâce à un autre collègue, Stephen J. Garland, qui a donné le nom de "S-Basic" à cette variante. En 1979, nous avons ajouté de véritables noms de variables à plusieurs caractères, des sous-programmes externes et internes et des fonctions. La version 1979 possédait même ce que Garland a appelé des'groupes', une structure comparable à la technique de paquetage du langage ADA et destinée à soulager en partie le programmeur de la définition des données. Quand nous avons adopté le S-Basic dans plusieurs de nos cours, nous avons remarqué que nos étudiants pouvaient écrire des programmes environ deux fois plus longs qu'avant. Nous n'avons pas fait de statistiques précises, mais nous avons observé des progrès immédiats grâce à la programmation structurée, grâce à des boucles et des branchements plus efficaces et une réduction, voire une disparition, des instructions GOTO. Nous avions même la possibilité - et nous l'ex- (1) appelé Basic standard dans le Cahier des programmes. ploitions souvent - d'écrire des programmes sans numéros de lignes. S'il n'y a pas de GOTO ou d'instructions similaires, la numérotation n'est pas nécessaire. Cette dernière version du Basic est si riche et si pure qu'aujourd'hui, le ai. entendu un "• "•.. déClar « publiq4010t qu'il "haïssait le Basie Pascal, le Fortran ou d'autres langages très connus, ne sont pas d'usage courant dans notre université. Le Basic est rapide et facile à utiliser pour les petits programmes, tout en pouvant s'adapter à des applications importantes. Et il est bien sûr utilisé dans les cours d'initiation à l'informatique. Mais, me direz-vous, en quoi tout ce qui précède peut-il peser en faveur du Basic ? Après tout, les logiciels développés dans telle ou telle université, de manière isolée, ont rarement un grand impact à l'extérieur. Oui, mais il y a autre chose : c'est le standard ANSI (American National Standards Intitute) pour le Basic, actuellement en fin de mise au point, qui, nous l'espérons, sera largement adopté. Or, les caractéristiques nouvelles que nous venons de décrire se retrouvent presque trait pour trait dans le projet de l'ANS', car nous nous sommes efforcés de suivre dans notre Basic les orientations de ce projet. Le Basic ANSI devrait contenir une bonne collection de constructions structurées, en même temps que de nombreuses caractéristiques que l'on attend d'un langage standard : des sous-programmes et des fonctions internes et externes, un module graphique puissant (en option), un système de gestion de fichiers très élaboré comprenant à la fois un format pour l'affichage et un format interne, la virgule fixe (en option, pour ceux qui le désirent), le calcul matriciel et même des instructions GOTO et IF... TI-IEN avec numéros de ligne, pour ne pas dépayser ceux qui y tiennent. Le reproche le plus grave que l'on pourrait faire au standard ANSI est qu'il est trop vaste, qu'il comporte trop de possibilités d'usage très spécifique et qu'il semble avoir été conçu par un comité (ce qui est effectivement le cas). Nous acceptons cette critique, mais il était impossible de faire autrement. Le Basic est revendiqué par de très nombreuses institutions à travers le monde, et chacune d'entre elles a une idée différente de ce qui devrait être introduit dans le langage. Il est difficile, sinon impossible, de produire le langage simple, clair et agréable susceptible de satisfaire toutes les écoles de pensée. C'est le mauvais côté des choses. Le bon côté, c'est qu'il y a suffisamment de possibilités dans ce langage, pour permettre à tout le monde de choisir ce qu'il veut utiliser ou enseigner. Nous nous servons du Basic dans nos premiers cours d'informatique, en ignorant les GOTO et les autres instructions de contrôle qui nécessitent des lignes numérotées. Nous insistons sur la modularisation, en utilisant les sous-programmes internes et externes. Nous parlons des mécanismes de passages de paramètres et de la place utilisée par les noms de variables. Nous utilisons des groupes (qui ne sont pas dans le standard) pour permettre à des variables d'être communes à plusieurs sous-programmes, mais non à tout le programme. A l'autre extrémité du cursus scolaire, un professeur du primaire peut très bien vouloir débuter avec des programmes simples utilisant des instructions GOTO puis, un mois ou un an plus tard, introduire les instructions de programmation structurée et dire à ses étudiants que l'utilisation des GOTO n'est plus nécessaire. Nous ne pensons pas qu'il soit mauvais de commencer avec des GOTO et de passer ensuite à la programmation structurée, comme certains le prétendent. En fait, l'expérience prouve que beaucoup de gens trouvent le Pascal trop complexe quand ils abordent l'informatique pour la première fois : s'ils s'initient à l'informatique grâce au Basic, en revanche, il leur sera ensuite facile de passer au Pascal, si c'est le but recherché. (Le Basic a été inventé en partie parce que la structure début-fin et les pointsvirgules de l'Algol nous paraissaient trop durs à assimiler pour des étudiants à dominante littéraire). Le professeur peut, comme nous le faisons souvent, introduire l'idée de la modularisation à travers des sous-programmes internes sans paramètres. Une fois que cette notion est bien acquise, les paramètres peuvent être introduits. Les sous-programmes peuvent être alors'détachée (rendus externes). Plusieurs d'entre eux peuvent être groupés en bibliothèques. Et ces sous-program-.•..•.é. est prêt'à : combler le fossé entre.le Logo'et le Pascal• mes peuvent s'appeler eux-mêmes de façon récursive. Notre conclusion est que le nouveau Basic est prêt à combler le fossé entre le Logo, utilisé dans les petites classes, et le Pascal, utilisé dans le secondaire et à l'université. Le Basic constitue aussi une solution de rechange agréable au Pascal pour ceux qui n'ont pas besoin de données structurées, mais désirent par ailleurs écrire de grands programmes bien structurés. Nous espérons fermement que le Basic redeviendra respectable ; le nouveau Basic, s'entend. 68 SCIENCE & VIE MICRO N°16 - MARS 1983
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