SVM n°15 mars 1985
SVM n°15 mars 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°15 de mars 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (206 x 283) mm

  • Nombre de pages : 156

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : rencotre avec des génies... Clive Sinclair, Bill Gates, Chuck Peddle, Steve Wozniak, Thomas Kurtz.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Bill Gates Bill Gates a maintenant atteint la trentaine, mais il a toujours son air de premier de la classe, avec ses grandes lunettes et ses vestes bien repassées. Il y a belle lurette qu'on ne lui donne plus son vrai nom : William H. Gates est aujourd'hui, à la tête de Microsoft, l'un des hommes qui comptent dans le logiciel micro-informatique mondial. En 1974, avec un copain de lycée, il avait adapté à l'un des premiers micro-ordinateurs aujourd'hui oublié, l'Altair, un langage pour débutants, qui n'existait jusque-là que sur de gros ordinateurs : le Basic. Depuis, le Basic Microsoft a conquis le monde entier, et rapporte toujours des sommes colossales à l'entreprise qui l'a créée. Microsoft a été associé à la mise au point de deux ordinateurs majeurs ces dernières années : l'IBM PC et le Macintosh d'Apple. Bill Gates est donc bien placé pour savoir ce qui se prépare chez ces deux grands. De plus, si l'on épluche ses interviews passées, on s'aperçoit qu'il a souvent annoncé ses projets futurs très à l'avance, en termes à peine voilés : Bill Gates est 7 ; un homme qu'il faut écouter. ICROSOFI A ÉTÉ DIRECTEment impliqué dans la plupart des grands virages de l'histoire de la micro-informatique : le premier micro-ordinateur personnel (l'Altair, que l'on oublie parfois), l'Apple II, la conception de l'IBM PC, le portable Tandy modèle 100 et, plus récemment, le Macintosh d'Apple. Pourtant, l'une de mes découvertes les plus intéressantes date de 1973, bien avant que Paul Allen et moi ayons commencé à travailler avec le premier microprocesseur 8 bits universel, l'intel 8080. Nous avons découvert à cette époque deux principes qui allaient modeler l'industrie de la micro-informatique. Le premier est que les ordinateurs génériques, comprenant de moins en moins de programmations spécialisées, remplaceraient à terme les outils spécialisés. Nous en avons pris conscience quand le microprocesseur a remplacé les composants distincts. Le premier but du microprocesseur était de simplifier l'ordinateur. Plus tard, on a même remplacé la logique du microprocesseur par un programme microcodé, inscrit sur le circuit intégré lui-même. Dans le même ordre d'idées, on voit des micro-ordinateurs d'usage universel remplacer les machines de traitement de texte spécialisées. J'appelle cela une tendance à la'non-spécialisation'. Aujourd'hui, nous en sommes à envisager des zones de contrôle programmables, grâce auxquelles on pourrait modifier le microcode d'un microprocesseur afin d'adapter les instructions utilisées au problème en cours de résolution : cela permettrait une efficacité accrue. Cette tendance est évidente jus- La tendance est à la non spécialisation que dans le logiciel. On ne programme plus directement sur l'ordinateur ; on programme par-dessus un système d'exploitation générique, qui facilite la réalisation d'applications spécialisées. Or, les systèmes d'exploitation s'élargissent actuellement pour inclure le graphisme (c'est le cas de MS-WIN de Microsoft), le fonctionnement multitâche et des opérations de gestions de données effectuées à un niveau plus élevé. A partir du moment où tous ces nouveaux sous-programmes sont disponibles dans le système d'exploitation, la somme de travail nécessaire pour spécialiser une machine est réduite d'autant. Cette tendance à la non-spécialisation peut paraître illogique, si l'on considère qu'un outil.•.•.•.•.•.•.•. -.•.•.•.. -•és:Iô9icieis:- : • : • : garderont : en : 1es:habitudes : de- : • : • : ccinipôrteinélit : dé :.• l'utilis:a.téor : • : • : : spécialisé présente l'avantage de pouvoir être simplifié et adapté à une tâche particulière. Cependant, les bénéfices de la spécialisation sont de plus en plus battus en brèche par le coût extrêmement bas des machines universelles vendues à grande échelle et conçues par les meilleurs experts. Le matériel et le logiciel s'améliorent tous les deux quand ils bénéficient des meilleurs talents et que le produit est largement diffusé. Dans l'avenir, les logiciels deviendront encore plus universels dans la mesure où ils garderont en mémoire les habitudes de comportement de l'utilisateur et s'adapteront automatiquement à son mode de travail et de dialogue avec l'ordinateur. C'est évidemment une forme d'intelligence artificielle, qui est elle-même une forme de non-spécialisation très évoluée, puisqu'elle tend à créer un outil tellement universel qu'il peut traiter un grand nombre de données et reconnaître des structures répétitives. Le second principe que j'ai découvert en 1973 est qu'il est essentiel de concevoir des systèmes ouverts, qui puissent être exploités par tous les constructeurs et tous les éditeurs de logiciels. En encourageant le développement de produits compatibles par d'autres sociétés, une entreprise a une chance de créer un standard. Microsoft, Apple et IBM doivent tous leurs succès dans la micro-informatique à cette approche. C'est parce que le 8080 d'Intel était le premier microprocesseur que tout le monde a écrit des logiciels pour lui. Quand le 6800 de Motorola est sorti quelques années plus tard, il ne constituait pas une amélioration suffisante pour justifier la réécriture de tous les logiciels, et, en dépit de sa supériorité, il n'est pas parvenu à faire aussi bien que le 8080 d'Intel. C'est simplement parce qu'Intel avait encouragé le développement de logiciels et de bons outils de développement (1). 62 SCIENCE & VIE MICRO N°15 - MARS 1985
Même chose pour le Basic de Microsoft qui a conquis la notoriété grâce au nombre incroyable de livres, de cours et d'applications qui l'ont employé. Les investissements faits sur un produit par des entreprises autres que le constructeur peuvent donner un essor étonnant. Aujourd'hui, il existe des systèmes plus rapides que l'IBM PC, mais qui ne bénéficient pas d'autant de logiciels. L'Apple II a été conçu il y a plus de six ans et c'est toujours un bestseller. Ces machines ont acquis le statut de standards de fait, parce que les constructeurs et les sociétés de logiciel du monde entier ont été encouragés à exploiter leurs possibilités. Les standards sont tellement avantageux pour l'utilisateur qu'ils peuvent bloquer pendant un certain temps le progrès technologique. Cependant, l'évolution de la technique. 1 -est•esSentiel de• - concevoir. des sYstèMe4 ouverts• poiniant être exploités par. tous. créetetirs -de:• : : • logiciels..•..• finit par imposer l'avènement d'une nouvelle génération. Chacune d'elles génère de très nombreux produits ; cependant très peu nombreux sont ceux qui sont proposés aux développeurs de logiciel de façon suffisamment convaincante pour connaître le succès. Les efforts faits par Apple pour susciter des applications pour le Macintosh montrent qu'ils ont compris l'importance des sociétés de logiciel. L'importance de cette activité périphérique m'a frappé quand j'ai vu que les logiciels destinés au 8080 d'Intel ont rapidement dépassé en qualité leurs équivalents pour mini-ordinateurs simplement parce que de très nombreuses compagnies avaient mis au point des outils de développement largement diffusés. C'est pour cette raison que Microsoft a toujours fait des produits très ouverts. En dépit de l'instabilité des sociétés dans le monde de la micro-informatique où les surprises sont courantes (nos douze premiers clients ont tous fait faillite), nous savons aujourd'hui que l'utilisation de machines génériques et le soutien d'un produit par un grand nombre de sociétés sont les principes qui gouvernent cette industrie. (1) Les outils de développement sont l'ensemble des logiciels utilitaires employés par celui qui écrit un logiciel commercial, afin d'accélérer et de rationaliser son travail. L'absence de certains outils de développement peut allerjusqu'à empêcher entièrement le travail des développeurs professionnels de logiciel. SCIENCE & VIE MICRO N°15 - MARS 1985 Microsoft programme Macintosh. Mettez une disquette Basic dans votre Macintosh. Et devenez programmeur d'élite. Très rapidement vous pourrez établir vous-même vos propres programmes, dans un dialogue constant avec votre ordinateur. Car le Basic Microsoft est le plus répandu des langages de programmation, le plus facile à apprendre et à utiliser. Version spéciale pour Macintosh, pour bénéficier des fenêtres et de la souris. Supporte toutes ses possibilités graphiques. Fonction trace pour la mise au point. Utilisation du presse-papier. Fonctions musicales. Numérotage des lignes facultatives. Utilise les commandes, "coupez", "collez" : sur tous les points, la supériorité du Basic Microsoft est éclatante. la langue de base MICROSOFT Les logiciels de la vie simple. N°1519 Local Québec 91946 - Les Ulis Cedex.



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