SVM n°15 mars 1985
SVM n°15 mars 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°15 de mars 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (206 x 283) mm

  • Nombre de pages : 156

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : rencotre avec des génies... Clive Sinclair, Bill Gates, Chuck Peddle, Steve Wozniak, Thomas Kurtz.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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gence employée dans la chaîne de production n'en est qu'à ses débuts. Les Japonais, avec leur programme ICOT, ont l'ambition de créer des ordinateurs travaillant avec des concepts plutôt qu'avec des nombres. Cela a entraîné une réplique rapide et vigoureuse des Etats- Unis. Il existe un grand programme commun de développement parmi plusieurs grandes compagnies américaines. IBM., malgré son.. liientôt : là•iié baséé• saar le : gâchant : e/Éistérà• :.•. :..•.•..• "• silence, pourrait bien avoir le plus gros programme de tous. Ces projets visent ce qu'on appelle couramment les ordinateurs de la cinquième génération. C'est véritablement une race de machines entièrement nouvelle, et elles seront aussi différentes des ordinateurs d'aujourd'hui que ceux-ci le sont des machines à faire les additions. Puissantes comme elles le seront, ces nouvelles machines ne resteront pas excessivement chères, grâce au progrès dans l'industrie des semi-conducteurs. Une fois disponibles, elles commenceront à remplacer l'intelligence humaine à des niveaux d'abstraction toujours supérieurs. Le simple microprocesseur fournit suffisamment d'intelligence aux robots actuels des chaînes d'assemblage. A mesure que les robots apprendront à voir et à ressentir, leurs cerveaux se développeront. finalement, et cela n'est pas si éloigné, ils prendront, sur les chaînes de montage, des décisions qui relèvent actuellement des contremaîtres. En dehors des usines, nous employons l'esprit humain de deux façons principales : comme réserve de connaissances et comme outil de décision. La première de ces fonctions est déjà en train de tomber aux mains des machines avec le développement des'systèmes experts*, grâce auxquels l'expérience d'un individu, par exemple d'un spécialiste en recherche minière, est emmagasinée dans la mémoire d'un ordinateur. Le transfert de données de l'esprit humain vers l'esprit de la machine n'est ni facile ni rapide, mais une fois effectué, l'esprit de la machine peut être copié et diffusé à volonté. Ce qui, auparavant, était une ressource rare, peut ainsi devenir abondant. La capacité de parvenir à des conclusions sensées, comme nous l'attendons de la part d'un médecin ou d'un avocat, à partir de données plus ou moins nombreuses, restera plus longtemps le monopole de l'Homme, mais pas éternellement. Les ordinateurs de la cinquième génération partageront cette prérogative. Demain, nous pourrons parler de nos maladies à une machine aussi facilement qu'à un homme. Un jour, une telle machine sera à la maison, nous évitant ainsi une visite chez le médecin et assurant un contrôle de l'état de santé bien plus complet que celui qu'il est économiquement possible de fournir actuellement. L'ordinateur comme substitut du professeur peut apporter encore plus d'avantages. Aujourd'hui, et aussi longtemps que nous dépendrons des humains, nous devons avoir un professeur pour plusieurs élèves. L'avantage d'un tuteur pour chaque élève est évident. Si ce tuteur est également d'une patience infinie et est mieux informé que les hommes, on peut espérer une amélioration spectaculaire du niveau de l'éducation. A quoi bon tous ces progrès, cependant, si dans cet avenir, tel que nous l'imaginons, il n'y a pas d'emplois ? Curieusement, on peut trouver des analogies dans le passé. Les citoyens libres de l'Athènes de Péridès menaient une vie qui n'est pas si différente de celle que nous pourrions vivre là où nous aurons les machines, ils avaient des esdaves, qui servaient à la fois de professeurs et de domestiques. Grâce, peutêtre, à leur éducation bien faite, les citoyens libres d'Athènes semblent ne pas avoir eu de difficultés à occuper leurs journées. Comme ils l'ont fait, nous devrons apprendre à nos enfants à apprécier les meilleures choses de la vie, leur inculquer l'amour de l'art, de la musique et de la science. Nous pourrons ainsi vivre un âge d'or comparable. Les machines seront capables de remplacer les hommes dans des tâches nécessitant des fonctions motrices complexes. Paradoxalement, je pense qu'il sera sans doute plus facile de construire une machine qui enseigne les mathématiques ou le latin que d'en concevoir une pour jouer au tennis : cette dernière activité nécessite en effet un pouvoir d'appréciation et de décision extrêmement rapide et poussé, ainsi qu'une capacité d'action précise. Mais, là encore, nous saurons le faire et nous le ferons. Pas pour nous priver du plaisir de pratiquer des jeux, mais pour nous soulager de la monotonie et du danger d'une tâche presque aussi complexe que celle de conduire une voiture. Nous prenons goût aux voitures pour la liberté qu'elles apportent dans un déplacement. Nous en avons payé le prix, en vies humaines et en pollution. Nous avons choisi de réduire de plus de moitié la vitesse que peuvent facilement atteindre ces remarquables véhicules, pour atténuer ces deux méfaits. L'avenir promet une meilleure solution. J'imagine des véhicules individuels totalement automatiques, offrant toujours la liberté, dans le temps et l'espace, qu'offrent les voitures d'aujourd'hui, mais guidés en plus par leur intelligence. Ils marcheront à l'électricité. En ville et sur les routes secondaires, elle sera fournie par des batteries. Sur les autoroutes, elle viendra de l'extérieur, par exemple par induction. Ces voitures de demain seront presque entièrement silencieuses et non polluantes. Mais par-dessus tout, elles seront à l'abri de l'erreur humaine. Il ne sera pas nécessaire alors de limiter leur vitesse à 90 ou 120 km/h. Des vitesses de plus de 300 km/h devraient être possibles, en toute sécurité et pour un coût raisonnable. La lévitation magnétique pourrait remplacer les roues, avec des avantages du point de vue du confort, du silence et de la longévité du véhicule qui, n'ayant aucune partie mobile, ne nécessiterait pas d'entretien régulier. Il est tout à fait possible que les performances de ces véhicules deviennent telles qu'elles rendent l'avion dépassé, sauf pour les plus longs voyages et ceux au-dessus des mers. L'association du téléphone et de matériels informatisés toujours plus sophistiqués prépare d'importantes améliorations des services offerts. La dernière est le système de communication radio-cellulaire qui se développe dans certaines villes américaines. J'y vois une des solutions possibles au problème qui est de permettre aux gens de se téléphoner indépendamment du lieu et de l'heure. Là:oît nous àùréfis : dés in•aChirjé, : lei : citoyens » tés dé• : • : • l'Atitènés : de : PériclèS• : avaient dés :e.sC14yés : Seules des restrictions économiques temporaires, et non des obstacles techniques, nous séparent de l'étape qu'on peut logiquement prévoir, celle des téléphones vraiment personnels. Portés sur soi, ou conservés à proximité, ces appareils sans fil pourraient nous permettre d'appeler et d'être appelés où que nous nous trouvions. Je n'aurais pas besoin de savoir où se trouve la personne que j'appelle, il me suffirait de connaître son numéro, puisqu'il serait propre à l'abonné, et non à un téléphone fixe, comme c'est le cas actuellement. Je pense qu'on peut parvenir à 60 SCIENCE & VIE MICRO N°15 - MARS 1985
cela, en donnant au téléphone cellulaire un plus grand rayon d'action et une plus grande capacité. Ce dernier point nécessitera un maillage beaucoup plus serré du réseau, autrement dit, les relais émetteurs-récepteurs devront être beaucoup plus proches. Il semble souvent que chaque nouveau progrès dans la technologie apporte plus d'ennuis que de satisfactions, mais cela est dû au fait que le changement arrive plus vite que ses avantages — et le changement, même s'il est souvent stimulant, est toujours perturbateur. Il en sera toujours ainsi avec la révolution de l'intelligence, mais ici les avantages à venir compenseront largement la perturbation. Considérons par exemple l'emprisonnement des délinquants. A moins de l'appliquer.• D•és : tridtuieS• : • : • : • : auixiniatiqtje> : à deS iFite.sÉeS.de : phis de. 500 : km/h en : tôût+e sécurité. dans un esprit biblique de châtiment, cette procédure vise à réduire les délits par la dissuasion et la coercition. La prison, cependant, coûte très cher, et le taux de récidive affaiblit la thèse de la réhabilitation des délinquants. Avec un réseau de téléphone informatisé comme celui que je viens de décrire brièvement, une alternative apparaît. Les délinquants, non dangereux, pourraient être équipés de minuscules émetteurs qui permettraient, avec un haut degré de précision, de localiser et d'enregistrer l'endroit où ils se trouvent. Pour ne pas courir le risque d'une société à la'George Orwell'nous pourrions offrir aux malfaiteurs l'alternative de l'emprisonnement. Je suis sûr de la réponse... Des robots intelligents assisteront aussi les vieillards, qui pourraient même trouver là de nouveaux compagnons. Toujours vigilant et en éveil, le robot pourrait subvenir aux besoins physiques normaux des vieillards et détecter tout incident de santé. Quand l'intelligence des robots aura égalé celle des humains, et que leur coût aura décru grâce aux économies d'échelle, nous pourrons les utiliser à élargir nos frontières, d'abord sur Terre grâce à leur capacité à supporter des environnements hostiles à l'Homme. Ainsi l'on pourra fertiliser les déserts et creuser le fond des océans. Plus tard, grâce aux richesses et aux possibilités technologiques que ce nouvel âge apportera, nous pourrons réellement commencer à utiliser l'espace à notre profit. La construction d'un vaste habitat spatial, créé par l'homme et peuplé par des milliers ou des millions de personnes, sera en notre pouvoir, et, si nous le voulons, nous pourrons entreprendre sérieusement la recherche de mondes au-delà de notre système solaire et la colonisation de notre galaxie. SCIENCE & VIE MICRO N°15 - MARS 1985 Mettez une disquette File dans votre Macintosh. Il devient aussitôt un grand système de gestion. Toutes les informations sont classées, enregistrées, codifiées. Vous les retrouvez instantanément dès que vous en avez besoin. File est le plus simple et le plus performant des gestionnaires de fichiers. Admet tous les types d'informations : textes, nombres, images, dates. Classe des données calculées. Plusieurs possibilités de présentation sur l'écran. Fonctions de calcul entre zones différentes. Tri et sélection multicritères. Guide d'emploi sur l'écran. Transfert de données vers Word : sur tous les points la supériorité de File est éclatante. N°519 Local Québec 91946 - Les Ulis Cedex. le fichier flash



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