SVM n°15 mars 1985
SVM n°15 mars 1985
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°15 de mars 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (206 x 283) mm

  • Nombre de pages : 156

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : rencotre avec des génies... Clive Sinclair, Bill Gates, Chuck Peddle, Steve Wozniak, Thomas Kurtz.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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autre n'est annoncé. Il est vrai que Multiplan sur Macintosh est un produit extraordinaire et qu'il parait difficile de faire mieux. Mais il y a une place pour un tableur simple, moins coûteux que 2 300 F. Continuons. Les logiciels intégrés ? Il n'y en a pas. Certes, Contrôle X présente l'excellent CX Mac Base comme un intégré, mais cette qualification se discute, dans la mesure où ce logiciel est avant tout un gestionnaire de fichiers auquel on a ajouté des fonctions supplémentaires, et non un ensemble dans lequel on peut rentrer par le tableur, le traitement de texte ou le module graphique au choix, par exemple. Le premier intégré au sens plein du terme sera Jazz de Lotus... mais il ne sera pas disponible avant mai en version française. En revanche, pour les gestions de fichiers, c'est la pléthore. Tout le monde a sa gestion de fichiers sur Macintosh. Beaucoup de produits moyens, mais quelques titres, tout de méme, qui sortent du lot : nous avons déjà mentionné CX Mac Base, qui offre en prime des fonctions de graphisme, d'édition de texte et de calcul, et qui a séduit jusqu'à l'éditeur américain Hayden. ABC Base est l'autre produit français qui se distingue. Filevision, lui, en provenance des Etats-Unis, présente l'originalité d'utiliser une image comme index d'un enregistrement : cette idée féconde n'existe pas sur d'autres machines que le Macintosh. Hélas ! La multiplicité des gestionnaires de fichiers proposés est assortie d'un défaut grave : la proportion élevée de défauts de programmation, ou "bugs", qu'ils renferment encore. Des surprises Ce premier tour d'horizon de quatre catégories majeures de logiciels amène une conclusion nette. Les éditeurs sont allés au plus simple, afin de profiter au plus tôt du formidable tremplin publicitaire offert par Apple aux premières dizaines de logiciels arrivées sur le marché. Ils se sont aussi un peu trop précipités, à en juger par le nombre de "bugs".. Pourquoi tant de gestions de fichiers ? Parce que c'est ce qui est le plus simple à programmer. Pourquoi ce désert de tableur et de traitement de texte ? Parce que cela exige des talents de programmeur beaucoup plus poussés. Parce que, aussi, il sera difficile de faire mieux que Multiplan - qui a été refondu pas moins de sept fois au fur et à mesure de la mise au point de Macintosh -, mieux que Mac Write - qui est gratuit - ou mieux que Word, d'après le premier essai que nous avons effectué. Soyons justes : il y a aussi des bonnes surprises. Les langages sont nombreux, et souvent de bonne qualité : plusieurs Basic, plusieurs Pascal, plusieursC, un Logo compilé - à notre connaissance, c'est une première un superbe Forth, un Fortran, un Lisp, un Modula II, et d'autres encore qui sont annoncés.. On trouve aussi plusieurs outils de bureau (type agenda, carnet d'adresses...), idéalement adaptés à la petite taille du Macintosh, qui tient facilement sur le coin d'un bureau, sans l'encombrer. Certains viennent méme se glisser à l'intérieur du "menu pomme", et peuvent donc être appelés en interrompant une autre application. On trouve surtout des logiciels qui n'auraient pas pu exister sans le Macintosh et qui font entrevoir toutes ses possibilités : des outils de numérisation d'images vidéo qui. exploitent sa grande résolution, un compositeur musical (Music Works) qui produit à la fois de superbes partitions dessinées et tire parti des possibilités musicales de la machine, jusqu'ici méconnnues... Mentionnons aussi un nombre non négligeable de logiciels spécifiques à certaines professions (médecins, dentistes...) dont quelques-uns sont réalisés à partir d'un autre programme, notamment Multiplan, ce qui réduit leur intérêt. Pour juger de l'utilité réelle du Macintosh, il faut aussi mentionner un certain nombre de limitations inhérentes à la machine. Le système d'exploitation, qui ne ressemble à rien de ce qu'on connaissait jusqu'à présent, occupe une place importante. De plus, l'ordinateur n'a qu'un seul lecteur de disquettes. Cela fait que la version de 128 Ko de mémoire (20000 F H.T.) est souvent juste. La version 512 Ko, plus récente, coûte 30 000 F H.T. Si Contrôle X a réussi à faire tenir CX Mac Base dans le modèle 128 Ko, Lotus, lui, a attendu que le modèle 512 Ko arrive pour annoncer Jazz. Le Macintosh sans deuxième lecteur de disquettes (3 900 F H.T. de plus) parait rapidement inutilisable, tellement les échanges de disquettes sont répétés. Les acheteurs français l'ont bien compris, qui acquièrent à 70% un deuxième lecteur et à 50% 512 Ko de mémoire. A qui convient le Macintosh ? Mn 1984, Apple avait vendu 275 000 Mac dans le monde, dont 14 800 en France. Après une première période euphorique, aux Etats-Unis, favorisée par des réductions très importantes accordées aux étudiants, les ventes ont connu un ralentissement en fin d'année. C'est alors qu'Apple a spectaculairement viré de bord, en lançant une offensive orchestrée fortissimo en direction des grandes entreprises, changement qui correspond à la double annonce du réseau local Appletalk et de l'imprimante Laserwriter. Rappelons que jusque-là, chez Apple, il était de bon ton de se gausser de ce type de client, et de porter aux nues un hypothétique °travailleur du savoir", individu s'achetant un ordinateur comme il s'achèterait une voiture. Un pas vers les grandes entreprises En Fiume, Jean-Louis Gassée, P.-D.G. d'Apple Seedrin, l'un des plus ardents défenseurs de la vulgate des "travailleurs du savoir", se refuse à annoncer un changement de stratégie similaire au changement américain. Cependant, une grosse société de services a été sollicitée par Apple pour faire de la formation sur des logiciels pour Macintosh, ce qui semble indiquer au moins des avances exploratoires en direction des grandes entreprises. Dans le même ordre d'idée, une des priorités reconnue par Apple est la communication du Mac avec le monde extérieur, grâce à des produits comme Mac Tell et Mac Terminal. De toute manière, Apple aura du mal à vendre son imprimante Laserwriter à 70 000 F par son réseau de boutiques. Pour réussir une percée dans les grandes entreprises, Apple devra probablement inventer de nouvelles formes de distribution. On l'a vu, le Macintosh n'a pas encore sa panoplie complète. Rappelons, à la décharge des éditeurs, qu'il emploie un 68000, microprocesseur auquel peu de programmeurs sont habitués, et qu'il faut un Lisa (rebaptisé Macintosh XL) pour développer valablement des logiciels commerciaux sur Macintosh. Il est normal que les programmeurs mettent un certain temps pour s'acclimater à une machine aussi nouvelle. Faut-il acheter un Macintosh ? Oui, mais pas forcément tout de suite. Examinez attentivement nos tableaux et pensez à vos besoins. Le logiciel que vous recherchez est peut-être encore dans la tète d'un programmeur. Lucie DUKAT Seymour DINNEMATIN Petros GONDICAS 30 SCIENCE & VIE MICRO N°15 - MARS 1985
I, —1 I1._:• fieversi 1 DEF ; 1.41- 10 DIM M1025/1 2,,, 7,,:, ZUE, 2 0),127 I27).A Y-0 I -1,10 » 20. 11 20.) F0T(X Y IA 2 1,, ; 0T i'. Basic Microsoft 1.0 List - Semple List Ilama=Etnoi Zmith addrass.12 3 Old Mill Road Citu>Did Tovm StatemcLi Zip=37893 Salutation-Moro Mac Forth 2 Megamerge Basic Microsoft 1.0 LES LOGICIELS MACINTOSH EN 11 CATÉGORIES Les logiciels Macintosh ont été classés ci-dessous en 11 catégories allant du traitement de texte aux jeux, en passant par les logiciels "vedettes". L'inventaire de ces différentes catégories concerne, tout d'abord, les logiciels que nous avons nous-mêmes testés et qui sont donc brièvement commentés. Dans un deuxième temps, il est fait état des produits que nous n'avons pas pu essayer, la plupart du temps parce qu'ils étaient en cours de réalisation ou de traduction. Les tableaux des logiciels testés se structurent de la façon suivante : après le nom du logiciel et celui du distributeur, vous trouvez la configuration minimum, 128 ou 512 Ko de mémoire avec 1 ou 2 lecteurs de disquettes. La colonne suivante indique en abrégé (0 pour oui, N pour non) ou par une date (mois et an), la disponibilité du logiciel. Le prix est indiqué toutes taxes comprises (T.T.C.). La documentation est notée sur 3 points, précédée de la langue utilisée (A pour anglais, F pour français). L'écran est aussi noté sur la base de 3 points, toujours précédé, en abrégé, par la langue employée. Certains logiciels ont une traduction qui peut être partielle. A savoir un manuel français traduit les écrans présentés en anglais (menus et fonctions). Le commentaire mentionne le cas des logiciels que nous avons vus en anglais mais qui sont en cours de francisation. Signalons, à ce propos, qu'un effort absolument vital, à notre avis, est fait par quelques distributeurs pour nous livrer des produits importés mais traduits aussi bien à O LOGICIELS TESTÉS l'écran que dans le manuel d'utilisation. C'est le meilleur des cas mais il n'est pas encore systématique. Comment peut-on vendre une gestion de fichiers en anglais ? Ce qui peut être acceptable pour les langages de programmation ne peut l'être pour des logiciels d'application. On ne peut vendre du logiciel comme des bananes. Connaissez-vous des produits français vendus aux Etats-Unis sans être traduits ? Nous non, et pourtant l'inverse est encore trop souvent vrai. La colonne appréciation, note sur 5 points tous les produits que nous avons examinés, l est certain qu'un logiciel non traduit et mal acclimaté au Macintosh perd des points. Dans ces tableaux, certaines colonnes sont restées vides. C'est le cas pour les logiciels dont le manuel d'utilisation est en cours de réalisation, ou pour des produits que nous avons rencontrés mais qui ne sont pas encore disponibles en France. La colonne des prix est, bien sûr, fonction des informations que nous avons pu obtenir auprès des distributeurs. La structure des tableaux de logiciels non testés est plus simple. Après le nom du logiciel et celui du distributeur, nous spécifions la configuration minimum. La colonne suivante précise la disponibilité du produit (0 pour oui, N pour non) ou éventuellement la date à laquelle elle sera effective. Le prix indiqué est toutes taxes comprises. Dans la dernière colonne, nous indiquons l'origine et (à grands traits) les fonctions du logiciel. TRAITEMENTS DE TEXTE Dans le domaine du traitement de texte, Apple a frappé très fort et d'emblée avec Diac Write. Ce logiciel est livré avec le Macintosh. Entièrement graphique, il montre à l'écran le texte tel qu'il sortira de l'imprimante. Par sa facilité d'utilisation et par la qualité des résultats, il justifie à lui seul l'achat d'un Macintosh. Il sera utilement complété par Megamerge pour l'envoi de circulaires. Pour ceux qui demandent plus à un traitement de texte (double colonne ou édition sur diverses imprimantes), Word de Microsoft est une alternative à Mac Write. Signalons un intégré, Jazz (détaillé dans la catégorie "Tableurs") dont le traitement de texte reprend les caractéristiques de Mac Write. Enfin nous avons testé la version américaine 3.2 de Mac Write, attendue avec impatience par les utilisateurs français. Aura-t-on la bonne surprise de la voir un jour chez nous ? Dans cette catégorie il manque encore un logiciel à tout faire, qui mélangerait en particulier texte et graphisme. Quelques compléments seraient aussi les bienvenus : césure des mots à la française, gestion automatique d'index, vérification orthographique. Bi-Word I I 128 1 1 1 N 1 1 A I A*" ++++ Premier traitement de texte bilingue, anglais et hébreu. C'est une version améliorée de Mac Write, où l'écriture hébraïque se fait, comme il se doit, de droite à gauche. Mac Write 2.2 I Apple I 128 I 1 I 0 I 1 585 F I F *** I F *** ++++ Livré avec le Macintosh, ce traitement de texte combine facilité d'emploi et représentation exacte du texte à l'écran. 9 polices de caractères avec 5 tailles et 6 typographies différentes en font une référence. Mac Write 3.2 I Apple I 128 I 1 I N I 1 A I Am I ++++ Cette nouvelle version non disponible en France élargit l'éventail des polices de caractères et améliore quelques points de détails. Word I Microsoft. Sonotec I 128 I 1 I N I 2 500 F I A 1 A m 1 ++++ Le seul vrai traitement de texte actuel sur Macintosh, puissant et très complet, d'où une certaine lenteur d'utilisation sur un 128 Ko. Il est possible d'imprimer sur d'autres imprimantes qu'Image Writer, de transmettre des données par modem et de récupérer des fichiers de tous les logiciels Microsoft. Version francisée prévue pour ce mois. SCIENCE & VIE MICRO Na 15 - MARS 1985 31



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