Stylist n°69 13 nov 2014
Stylist n°69 13 nov 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°69 de 13 nov 2014

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Timar

  • Format : (225 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 19,2 Mo

  • Dans ce numéro : entretien avec Liz Dilan, directrice marketing monde de Fox International Channels.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Story « La femme célébrée dans sibylle est émancipée, sûre d’elle et de son allure » dogmes du Parti socialiste unifié d’Allemagne. Dans l’immédiat après-guerre, la socialiste type est souvent présentée comme une veuve – son mari a péri sur le front de l’Est – qui élève seule ses enfants en récupérant ce qu’elle peut pour survivre au milieu des ruines laissées par les bombardements alliés. Et sa façon de s’habiller doit être en accord avec son patriotisme douloureux. C’est le style « femme des décombres ». « Cela m’irritait au plus haut point, explique Dorothea Melis*, recrutée comme rédactrice mode par Margot Pfannstiel à sa sortie de l’école d’arts appliqués. J’étais très influencée par les journaux de l’Ouest et les films américains », explique-t-elle. À partir de son arrivée, la femme célébrée dans les pages de Sibylle est émancipée, sûre d’elle et de son allure, travaille ou fait des études. Aux antipodes de la discrète tâcheronne vantée par l’URSS. De nouvelles photos accompagnent ce nouveau souffle  : comme celle de cette brune dans un élégant manteau chiné, courant vers l’objectif, avec la grâce d’une actrice Nouvelle Vague, cheveux au vent, tandis que derrière elle se profile la silhouette massive d’un gazomètre berlinois. Chaque numéro tourne autour d’un thème – Potsdam, le cirque, la jupe ou l’hiver – et chaque photographe a carte blanche, ce qui permet la cohabitation d’approches visuelles très diverses  : sensuelle comme les photos de Günter Rössler ou en prise directe avec les scènes de rue de la démocratie populaire, comme celles d’Arno Fischer, Sibylle Bergemannou d’Ute Mahler. « J’ai toujours cherché à faire des photographies en lien avec la vie de tous les jours et raconter quelque chose du quotidien de l’Allemagne de l’Est au travers de la mode », raconte cette dernière. LE CISEAU DANS LA TêTE Mais comment parler de mode quand l’économie est planifiée et que les magasins ne proposent rien d’autre que des vêtements de mauvaise qualité et avec des tailles approximatives ? « Certains des vêtements que nous montrions étaient issus d’une production industrielle, explique Monika Oppel. D’autres venaient d’écoles de mode ou de pays comme la Pologne, où se créaient des collections vraiment expérimentales et courageuses. Enfin, il y avait ceux que nous avions réalisés nous-mêmes ou sortis de nos placards. » Car si la RDA a longtemps figuré en tête des pays exportateurs de machines-outils dans le domaine du textile, l’industrie, elle, est à la traîne. « On pouvait s’habiller photoS  : Rudolf schÄfer ; dr 3 8



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