Stylist n°6 23 mai 2013
Stylist n°6 23 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de 23 mai 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Timar

  • Format : (225 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 31,9 Mo

  • Dans ce numéro : tour du monde des destinations les plus dépaysantes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Inde et voyage dans le temps Ça se passe à Calcutta. Un guide vous attend sur une Royal Enfield, magnifique moto rétro. À bord de son engin, il vous propose de remonter le temps en sillonnant la ville. Il démarre à toute allure, slalome dans les rues embouteillées et vous emmène dans un palais en marbre, vestige sublime et quasiment oublié, planqué entre deux bidonvilles. Tout votre trip est constitué d’adresses cachées : il vous conduit dans une minuscule herboristerie de Chinatown et vous conseille sur les remèdes datant de l’Inde antique. Il vous fait découvrir le vieux marché aux fleurs et vous apprend à négocier un bouquet, prochaine offrande au temple voisin. Enfin, il vous entraîne chez une vieille femme qui prépare les meilleurs dosas du coin (crèpes locales au chutney) et vous offre, en prime, les souvenirs de ses ancêtres. Le tour de Calcutta en Royal Enfield coûte 43 € (calcuttawalks.com). 34 STYLIST.fr Destination inconnue vert c’est vert, sur ma bÉcane, je ne crains personne. pas de vacances pour le bizut, sympa les copains. Tout le monde se souvient de The Game, le film de David Fincher, dans lequel un milliardaire « paie » pour vivre une aventure dangereuse et excitante. C’est l’expérience que propose un collectif d’artistes américains, Odyssey Works. À une différence près : celle-ci n’est pas payante. Envoyez un mail et inscrivez-vous pour le casting, en espérant faire partie des élus. Si c'est le cas, vous deviendrez la protagoniste d’une histoire que le groupe aura mis six mois à écrire rien que pour vous, vous ayant même observée à votre insu. Tout pourra arriver. Vos repères seront modifiés : vos amis, les passants, tous seront susceptibles d’être acteurs de cette aventure. Train, avion, montgolfière… vous serez emportée loin de chez vous par le flot de cette intrigue rocambolesque. Un vrai film dont vous serez l’héroïne. Tous ceux qui seront à New York le 21 septembre pourront faire partie du casting, en s’inscrivant via les sites odysseyworks.org ou beatbrooklyn.com houston, we have a problem… we’re not coming home ! Suède et aventure lunaire Photographe suédois, Johan Hellström a passé sa vie à parcourir le monde dans le but de réaliser le cliché parfait. Approchant de la quarantaine et estimant avoir atteint son objectif, il s’est mis en quête de l’endroit idéal pour vivre en paix avec sa famille. Il connaît les quatre coins de la planète mais, ironie du sort, c’est sur son pays natal qu’il jette son dévolu. Il s’est installé dans la péninsule de Furillen, paysage lunaire et aride digne d’un roman de Cormac McCarthy. Il a acheté une carrière de pierre calcaire dont personne ne voulait. Et là où tous ne voyaient qu’un étrange no man’s land, Johan Hellström a imaginé une expérience unique dans son hôtel ovni au design ultraminimal. Une garantie de déconnexion totale. Juste vous, la mer, quelques sensations minérales et l’impression d’être vraiment seule au monde. Chambre double à partir de 245 €, petit déjeuner inclus (furillen.com/en). où l’on constate que véronique et davina ont réussi leur reconversion. Corée et tourisme politique L’exotisme est souvent protégé par des barrières, derrière lesquelles certains aiment aller fouiner. À l’instar de Guillaume de Vaudrey, créateur de Cosmopolis Travel. Pyongyang, capitale de la Corée du Nord, il connaît bien, et vous y emmène volontiers. Sur place, smartphones et ordinateurs portables sont interdits. Alors, oui, la visite se fait sous surveillance, mais vous découvrez un monde totalement inconnu. Parcs d’attraction d’une autre ère et esthétique communiste, « on se mêle à une société qui fonctionne avec d’autres règles et où l’idéologie prime », précise Guillaume. Pouvoir comprendre ce qu’est une dictature sans se contenter de la vision offerte par les infos. Mais attention, Guillaume sait aussi où se cachent les meilleures fêtes coréennes : folle karaoké party garantie ! Voyage sur mesure à organiser directement avec Cosmopolis Travel en envoyant un mail à cosmopolis.travel@gmail.com photos : jeremy horner/corbis ; michel coz/corbis ; nick ledger/jai/corbis ; andrew watson ; dario mitidieri/getty images ; olivier goujon ; dr
BRETAGNE ET SÉJOUR TROPICAL De l’eau turquoise, des criques sauvages, des fleurs exotiques… Non, cet été, on ne part pas à l’île Maurice mais sur l’île de Bréhat, au large des Côtes-d’Armor. Depuis la côte, la nature annonce la couleur avec l’ocre fauve de ses roches de granit rose et toutes ses fleurs rapportées par les marins du coin. Passiflores, jasmins, palmiers et figuiers, les plus belles espèces s’épanouissent sous le microclimat créé par le Gulf Stream, qui assure un soleil et des températures dont tout le pays rêverait, ne serait-ce trois jours d’affilée. Une fois là-bas, plus aucune voiture. Les maisonnettes de l’archipel, glorifiées dans Deux étés, le roman d’Erik Orsenna, se découvrent à pied ou à vélo. On est bien sous les tropiques, mais au large de Paimpol. On séjourne à l’hôtel BelleVue, qui donne directement sur la mer, à partir de 72 € la nuit en chambre double (hotel-bellevue-brehat.fr). 12- l w-eltidgele—'l'erriei'- laeiv M., z 4..:, ey...,,,_„,...,„, - k -rx,,, mu- rik,ttr 1.1-., KR : e'. el riji li"',i :."11e.alliLile illeH:e1.1'lle.<41i : 117-:,11). -'r• BRÉSIL ET TRIP ROOTS RESTE TOUJOURS UN FRIMEUR AVEC SON YACHT… Né à Rocinha, la plus grosse favela de Rio de Janeiro, Zezinho Da Silva, quinquagénaire tatoué et musclé en est fier et s’est mis en tête de rendre à son quartier ce qu’il lui avait donné : un peu d’humanité. Loin du voyeurisme et d’un possible safari au cœur du monde pauvre, Zezinho joue la carte de l’immersion sociologique pour faire mentir les clichés… Du joli café sur les toits du bidonville aux cours de capoeira, de bodyboard ou encore de portugais proposés bénévolement à tous, ce reality-tour ne surfe pas sur la vague Slumdog Millionnaire. Même s’il raconte, aux détours de ruelles sombres, quelques histoires qui font frémir, ce guide ne veut pas vous obliger à la compassion, et la grosse mama qui vous offre un pain de fromage non plus. Circuits organisés pour huit personnes maximum, prix sur demande. Toutes les informations sur favelatour.org JE SAIS PLUS OÙ J’AI GARÉ MA MAISON… QUOI ? T’AIMES PAS LA GRANDE-MOTTE ? QU’EST-CE QUE T’ES SNOB… TOURISME À LA MASSE Par David Foenkinos, écrivain Lifestyle Toute l’année, je suis seul. J’écris dans ma chambre. J’invente le monde, et je voyage en étant assis. Alors l’été, je veux voir des gens. Beaucoup de gens. Rien ne vaut un bon petit tourisme de masse. Premier point : il faut choisir une destination très prisée. Comme le Cap-Ferret, juste après la sortie des Petits Mouchoirs, de Guillaume Canet. Là, on est sûr qu’il va y avoir des bouchons, même à vélo. Avec un peu de chance, on peut croiser sur la plage notre voisin de palier. La vie professionnelle, les réunions, les pressions… ce n’est rien en comparaison de la lutte démente pour réserver un espace où poser sa serviette sur le sable. Ou mieux sur un transat au bord d’une piscine. J’adore les gens qui se lèvent à 6 heures du matin pour délimiter leur territoire. C’est la version crème solaire de la lutte des classes. Ils sont crevés, ils n’ont pas dormi de tout leur séjour, mais au moins ils ont eu une bonne place près de la piscine. Si seulement la musique pouvait être un peu moins forte, si seulement les animateurs pouvaient être un peu moins lourds, mais bon, on ne peut pas tout avoir. On a déjà de la chance de partir. Enfin, pas si sûr. Les médias annoncent sans cesse que c’est la crise, que voyager est un luxe, mais alors comment font-ils tous ces gens ? Car ils sont nombreux. On dirait une armée prête à combattre le soleil. Partout, c’est la cohue. Il paraît qu’il y a un bon musée dans la ville. Il faut le faire. Non pas le voir, mais le faire. C’est incontournable. Alors personne ne le contourne. Finalement, la seule chose qu’on contourne, ce sont les œuvres. Impossible de les voir. Certains ont la bonne idée de lever leur appareil photo au-dessus de leur tête. Avec un peu de chance, on pourra avoir un cliché de ce qu’on n’aura pas vu. Vraiment, quel bonheur ce séjour. On rentre à Paris, et on est presque surpris de trouver que le métro à l’heure de pointe, c’est finalement moins étouffant. STYLIST.FR 35



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