Stylist n°5 16 mai 2013
Stylist n°5 16 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de 16 mai 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Timar

  • Format : (225 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 49,6 Mo

  • Dans ce numéro : Steven Spielberg... et s'il avait été une femme ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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L’héroïne à qui vous ressemblez le plus ? Aucune ! Je vais vous faire un aveu : je n’ai pas de destin et je n’en ai jamais eu… Toute petite, ma mère pouvait me laisser seule dans une pièce et revenir une heure plus tard sans que j’aie bougé de dix centimètres ! Je n’étais pas une grande aventurière et je ne le suis pas devenue avec le temps. À 14 ans, une voyante m’a tiré les cartes. Et dans son jeu de tarot, aucune figure – dame, valet, roi – n’est sortie. Juste le 8 de cœur. Pour le destin, ce n’est pas vraiment le top ! D’ailleurs, cette femme m’a dit qu’elle ne voyait rien pour moi : ni événements grandioses ni tragédies. Je ne peux donc ressembler qu’à une non-héroïne. L’héroïne que vous avez envie de brûler sur un bûcher ? Jeanne d’Arc, à cause des récupérations et des discours de haine prononcés en son nom. Elle en est l’objet depuis des années, et ça ne va pas en s’améliorant. La série qui vous a fait renoncer à toute vie sociale ? Je n’ai jamais été une dingue de séries. Je n’ai pas accroché à Friends dans les années 1990. Alors, je pensais être immunisée, jusqu’à ce que je tombe sur Scandal. L’histoire d’une experte en relations publiques qui va venir en aide à son ami, le président des États-Unis. Je me suis totalement laissée embarquer. Avec, en plus, un vrai coup de cœur pour l’acteur qui joue le président, Tony Goldwyn. La chanson nulle que vous aimez ? É Nóis Faze Parapapá, de Michel Teló, le jeune minet blond brésilien. Mais c’est la faute de ma fille ! Il est entré dans nos vies grâce à une amie espagnole dont la fille était, elle aussi, totalement accro. Et l’épidémie nous a gagnées… Le clip est absolument consternant, mais une fois que vous avez la mélodie dans la tête, vous ne pouvez plus vous en passer ! L’œuvre qui vous excite sexuellement ? Spontanément, je dirais L’Empire des sens, de Nagisa Oshima. Mais je dois reconnaître que toutes les œuvres érotiques m’excitent, de manière générale. Je suis assez basique en fait. Même un vieux film de cul pourri peut faire l’affaire en termes de désir sexuel avec moi… 42 STYLIST.FR interview Culturist La vie n’est qu’une question de goût Dans quelle mesure vous êtes-vous rebellée contre les goûts de vos parents ? Ça va peut-être vous surprendre, mais non, rien, jamais. Leur champ culturel n’était peut-être pas immense mais j’y ai tout de suite adhéré. Coluche du côté de mon père et Jacques Brel du côté de ma mère, deux figures tutélaires qui sont devenues également les miennes. Quelle œuvre a bouleversé votre vision du monde ? Bloody Sunday, le film de Paul Greengrass qui raconte ce jour sombre de l’histoire irlandaise, le 30 janvier 1972, où l’armée britannique a tiré sur des manifestants défilant pacifiquement pour l’égalité des droits entre Céline Sallette Deux ans après L’Apollonide, de bertrand bonello, l’actrice REVIENT à Cannes, avec Un châteAU en Italie, de Valeria Bruni-Tedeschi. catholiques et protestants, faisant 13 morts. Je n’ai jamais autant pleuré au cinéma. J’étouffais littéralement de sanglots. L’œuvre qui vous a rendue plus intelligente ? C’est un documentaire : Inside Job, de Charles H. Ferguson. Maintenant que je l’ai vu, j’ai l’impression d’en savoir beaucoup plus sur le monde de la finance qui nous entoure et sur la crise qui nous étrangle. Je ne sais pas si j’en suis sortie plus intelligente, mais sans aucun doute bien plus instruite. Quel est le film que vous avez vu 20 fois ? En ce moment, c’est Raiponce, le dessin animé de Disney. Là encore, je le dois à ma fille qui non seulement le regarde en boucle, mais rejoue régulièrement des scènes entières. Je suis devenue vraiment dingue de ce personnage de fille aux magnifiques cheveux longs, complexée par sa mère. À tel point que j’ai promis à ma fille que nous irions en novembre prochain au festival des lanternes célestes à Chiang Mai, en Thaïlande, comme dans le film. Quel art vous laisse de marbre ? L’art contemporain, à de rares exceptions près. Je n’ai pas les codes. Le livre que vous n’avez jamais réussi à terminer ? Il y en a vraiment un paquet. Je ne compte plus ceux que j’ai abandonnés au bout de 10 pages. En fait, il faudrait me poser la question inverse : « Quels sont les livres que vous avez terminés ? » Je viens de jouer, au théâtre de la Commune d’Aubervilliers, Molly Bloom, d’après le monologue qui clôt Ulysse, de James Joyce. Du coup, j’ai voulu lire en entier cette œuvre magistrale. Mais je n’ai pas réussi… Quel art reste à inventer ? Boire sans être ivre. L’inventeur de ce tour de force m’intéresserait au plus haut point ! Qu’il n’hésite pas à me contacter. L’artiste le plus sous-estimé ? Le réalisateur François Dupeyron avec qui je viens de tourner Un homme à part, avec Gregory Gadebois. C’est lui qui a réalisé Drôle d’endroit pour une rencontre, avec Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, et aussi La Chambre des officiers… Cet homme est un génie pur du cinéma. Et, faute de financement, il lui est arrivé de rester huit ans sans tourner, enchaînant les projets avortés, dont un scénario extraordinaire sur Arthur Rimbaud. Ça me paraît complètement insensé. Selon vous, quelle est la différence entre culture de droite et culture de gauche ? Pour être bassement prosaïque, la différence entre les cultures de gauche et de droite se situe entre autres sur le terrain financier. Et j’aime le cinéma justement parce qu’il réduit cette fracture. Il est encore relativement accessible. Il a remplacé la messe. Tout le monde y partage la nécessité de se retrouver dans un même endroit pour écouter une histoire. Une sorte de communion, autour d’une œuvre pour se rendre compte que l’on fait partie de la même espèce, l’espèce humaine. ◆ propos recueillis par thierry chèze Photos : NICOLAS GUERIN/getty by CONTOUR IMAGES ; 2008 AFP ; jean pimentel/corbis kIPA ; GAMMA RAPHO/getty ; disney ; abc ; dr
OFFICIERS UN FILM DE FRANÇOIS DUPEYRON le puzzle culturel de l’actrice. THE FILM THAT COST OVER $20,000,000,000,000 TO mAKE T ; 1 NOT ENRAGED BY THE END OF, YOU WERE'T PAYING ATTENTION. j "STUNNINGr IN ; Én" STepeeRwfums..- "A VERY ANGRY, VERY CAREFUL RUTALLY CLEAR DOCUMENTARY ABOUT HOW THE AMERICAN FI• USTRY SET OUT DELIBERATELY TO DEFRAUD THE 0 RICAN INVESTOR " "A POWERHOUSE TH ILL LEAVE YOU BOTH THUNDERSTRUCK A OILING WITH RAGE." JoAlreeeefie" OMPELLING ! " "BLOOD B A FINE N INSIDE JOB zz• DIRECiED DY CHAR.. raGUSON NARRAiED BY MATT DAMON, :- ne.= enuu WIRSONICIASSIM STYLIST.fr 43



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