Stylist n°41 20 mar 2014
Stylist n°41 20 mar 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de 20 mar 2014

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Timar

  • Format : (225 x 297) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 33,7 Mo

  • Dans ce numéro : le dernier show avant le grand froid.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 36 - 37  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
36 37
36 STYLIST.FR LE BON LE BRUT ET LE TROUÉ Quatre-vingts ans que Levi’s a inventé le jean féminin. Basique indispensable à tous les vestiaires, le blue-jean se décline sous différents modèles. Encore faut-il trouver le bon… Ne paniquez pas, Stylist est là. PAR Déborah Malet - Illustration Jack Hugues Je n’ai qu’un regret, ne pas avoir inventé le jean », avait déclaré Yves Saint Laurent. Et on comprend pourquoi : selon le site Globometer, 1,8 milliard de jeans sont vendus chaque année, soit 60 chaque seconde. Breveté en 1873 par les Américains Levi Strauss et Jacob Davis, qui aurait pensé que ce bleu de travail deviendrait LA pièce incontournable, des taulards de Rikers Island, aux bikers, en passant par Jane Birkin ou Marilyn Monroe ? « Le jean est la pièce mode universelle, unisexe qui a été vulgarisée et reprise par tous les mouvements culturels », dixit Patrick Eudeline, auteur de Je reprends la route demain : quarante ans de vie en rock (éd. Le mot et le reste). Qu’il soit baggy, à revers ou slim, le jean est aussi malléable qu’un acteur d’Hollywood se faisant laver le cerveau par la Scientologie. Décryptage de 5 modèles emblématiques. À REVERS Pour la petite histoire « Les cow-boys, les mineurs, etc. portaient des revers pour que les jeans soient à leur taille – ils n’allaient quand même pas s’emmerder avec une trousse à couture, raconte Patrick Eudeline. Dans les 50’s, ce sont les bikers qui les arborent (cf. Marlon Brando dans L’Équipée sauvage), puis les Teddy Boys en Angleterre et les Blousons noirs en France, deux mouvements de rébellion fascinés par l’Amérique. Fin des 50’s, ce look est ringardisé par le « shrink to fit » (proche du corps et qui tombe pile-poil) adopté par les Mods anglais. Ceux-ci se diviseront ensuite en deux groupes : ceux qui suivront la mouvance hippie, et les Skinheads qui s’éclataient sur du ska et de la soul américaine (cf. le film This is England), bien avant de virer facho. »
SHOPPING PAR MANON DEL COLLE ET RÉMI DUCHEIX-TROLEZ Pourquoi on le reporte aujourd’hui ? « Parce que la cheville, c’est le nouveau décolleté », nous affirme Teddy Czopp, rédacteur en chef mode de Grazia. Aussi, parce que Beyoncé a repris l’esthétique skinhead dans son clip ***Flawless. Le détail qui tue (le style) ? « On évite les poils apparents et les chaussettes fantaisie. Les frileuses habilleront leurs petons avec classe (talons hauts) et les adeptes de la chaussure à même la peau se muniront du kit talc + spray anti-odeurs », conseille Teddy Czopp. Nadège Winter, fondatrice de NWA agence de communication créative, conseille d’aller sur un jean à revers « à la Audrey Hepburn : taille marquée, veste d’homme oversize, et ballerines ». CANADIAN TUXEDO Pour la petite histoire « Il y avait bien des imitations mais la vraie paire de jeans Levi’s était introuvable début des 60’s, puisque pas importée en France. Alors quand on voyait Johnny Hallyday en total look jeans sur ses pochettes de disques, ça impressionnait, parce que les pièces étaient rares », se souvient Patrick Eudeline. Pour Nadège Winter, le total look renvoie à la période des « workers et farmers américains ». Ses adeptes les plus dévoués se font même appeler les « Canadian Tuxedo’ers » (thecanadiantuxedo.com). Pourquoi on le reporte aujourd’hui ? « Il suffit d’associer habilement les délavages pour s’assurer un total look stylé », affirme Teddy Czopp. Idem pour Nadège Winter qui préconise « un jeu de teintes, plus clair et foncé, selon le haut et le bas ». Le détail qui tue (le style) ? Évitez « l’indigo-gestion » : « Baskets, sac, chapeau sont à bannir. Histoire de ne pas ressembler à Britney Spears et Justin Timberlake entièrement vêtus de denim lors des American Music Awards de 2001 (saignement des yeux,ndlr). Et on ne mixe pas du denim noir, gris, imprimé ou flashy avec le denim bleu classique », prévient Teddy Czopp. LE JEAN TROUÉ Pour la petite histoire « C’est une attitude rock qui est à l’origine des jeans troués aux genoux : les rockeurs ont toujours eu pour habitude de s’agenouiller sur scène », note Patrick Eudeline. Dans les 70’s, on en trouvait d’ailleurs à foison chez Paradise Garage, la boutique punk de Vivienne Westwood, à Londres. « Mais c’est le mouvement grunge des 90’s, avec Nirvana et son leader Kurt Cobain, qui l’a popularisé », ajoute Patrick Eudeline. Pourquoi on le reporte aujourd’hui ? « Pour son côté « négligé cool » ! », dixit Nadège Winter. « On le porte avec modération : le retour du grunge et du combo chemise à carreaux + jean troué + cheveux gras, c’était la saison dernière, avertit Teddy Czopp. Aujourd’hui, on se lave et on sort fraîche. » Le détail qui tue (le style) ? « On évitera d’aérer ses fesses à la manière de Rihanna et son short-string en denim des plus douteux ironise Teddy Czopp. Un trou suffira et il doit se situer dans une zone stratégique chic. Nul besoin de s’exhiber criblée à la mitraillette,. » LE BAGGY Pour la petite histoire Selon Patrick Eudeline, il y a deux influences majeures au baggy, popularisé par les rappeurs : « Celle des taulards américains à qui on interdisait le port de la ceinture et qui, une fois sortis de prison, continuaient à porter leurs jeans sous les fesses en guise de signe Mode de ralliement. Et puis celle des zooters – des Latinos américains qui parodiaient les costumes des Blancs en signe de protestation – qui dans les années 30-40 portaient des costards très amples, le zoot suit. » Pourquoi on le reporte aujourd’hui ? Comme le souligne Teddy Czopp : « Nul besoin d’être gaulée comme la top Miranda Kerr pour se glisser dans un baggy. » Les pudiques le porteront en superposant un baggy sur un jean slim taille haute, ou opteront pour le boyfriend jean, déclinaison moins show-off du baggy. Le détail qui tue (le style) ? Attention à l’effet Bibendum ! Pour Teddy Czopp : « On jouera sur les contrastes en l’associant à un top ou haut plus près du corps. Et gare à la taille trop basse : le string apparent, c’est niet ! » LE TAILLE HAUTE Pour la petite histoire Les premiers modèles étaient tous taille haute. « Jusqu’à la libération des mœurs, ajoute Patrick Eudeline, qui a engendré un rétrécissement des fringues (apparition des minijupes). » Le taille haute connaît néanmoins un revival dans les années 90, grâce notamment aux séries Beverly Hills, Sauvés par le gong et les films Thelma & Louise et Ghost. Pourquoi on le reporte aujourd’hui ? « Parce que les 90’s sont hip et qu’après tout, même le chouchou a réussi un come-back inattendu. Alors pourquoi pas le jean taille haute ? », interroge Teddy Czopp. Le détail qui tue (le style) ? « Évitez l’effet « gros sac » : pantalon trop large, taille élastique et brioche apparente. Le taille haute se porte skinny ou ne se porte pas », prévient Teddy Czopp. Même son de cloche pour Nadège Winter : « La taille doit être haute mais les cuisses doivent être moulées et affinées. Le casual prime : une paire de baskets et un T-shirt simple rentré dans le jean. » COMMENT DEVENIR UNE « REVELER » Justin Bieber a ses Beliebers, Miley Cyrus ses Smilers, les One Direction leurs Directioners… Levi’s a désormais ses Revelers. Mais avec quoi porter le nouveau jean Levi’s Revel ? COMBO CHEMISIER + VESTE SANS MANCHES Vu au défilé Dior P-E 2014. À faire soi-même avec une bonne paire de ciseaux. JEAN SLIM BRUT Pourquoi le slim ? Parce que c’est le modèle phare de l’icône Kate Moss. ✵ Revel Levi’s, 110 € levi.com. ✵ Veste sans manches en crêpe à effet tablier dans le dos, Alexander Wang, 755 € net-a-porter.com. ✵ Chemisier à bordures à volant, Marks & Spencer, 28,95 € marksandspencer.com. ACCUMULATION DE BAGUES Moins bruyants que les colliers façon femmegirafe, le « knuckle ring », soit la bague de phalange. ✵ Lot de cinq bagues en métal, & Other Stories, 15 € stories.com. BALLERINES À BOUT POINTU Parce que le plat est définitivement de rigueur cette saison. ✵ Ballerines en textile, Anniel, 115 € shoescribe.com. +



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :