Stylist n°4 7 mai 2013
Stylist n°4 7 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de 7 mai 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Timar

  • Format : (225 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 26,7 Mo

  • Dans ce numéro : travailler plus ou travailler trop ? Quand faut-il quitter le bureau ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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vendredi. 22h. au bureau. et vive ma vie. VENDREDI. 22 F- L 20 STYLIST.fr AU BUREAU. 1 ET VIVE MA VIE En apparence, elle est heureuse et altruiste. Prête à gérer dossiers, urgences, conflits. Même le week-end, elle répond à chaque demande : « Oh oui ! Encore ! » Nous connaissons toutes une martyre de bureau. Stylist s’est penché sur son cas. ors d’une fête au travail, une de mes collègues a demandé à mon mari de l’époque ce que je faisais les week-ends. Elle me considérait comme quelqu’un qui a beaucoup d’énergie : « Est-ce qu’elle fait du kayak, de l’escalade et enchaîne ensuite avec un semi marathon ? », a-t-elle plaisanté. « Non, elle dort » a répondu mon mari. Et c’était vrai. Quand je ne m’acharnais pas sur mon travail, je consacrais mes week-ends à recharger mes batteries pour la semaine suivante. Le travail venait toujours en premier, avant ma famille, par Benjamin reichner - illustrations malika favre mes amis et mon mariage – qui s’est d’ailleurs terminé quelques années plus tard. » Ancienne directrice financière de la banque Lehman Brothers, Erin Callan racontait récemment dans le New York Times comment elle a bradé une partie de sa vie privée. Pour quel profit ? Une quête professionnelle un peu vague mais terriblement chronophage. DéBORDéE VOLONTAIRE Elles sont des milliers à vivre au même rythme qu’Erin Callan. Stylist leur a même trouvé un petit nom : les martyres de bureau. Elles sont celles qui, un jour, mettent le doigt dans l’engrenage qui affiche le visage souriant du compagnonnage avec un bloc de Post-it. à chaque fois, la même dramaturgie. Erin Callan la décrit ainsi : « J’ai commencé par passer une demi-heure le dimanche soir à organiser mes mails, ma « to-do list » et mon calendrier pour que le lundi matin soit plus facile. Puis je me suis mise à travailler quelques heures le dimanche, puis toute la journée. » Si on peut éventuellement l’envisager outre-Atlantique, on sera plus étonné de découvrir que ce sadomasochisme professionnel connaît également de belles heures au pays des RTT. Selon une étude du cabinet Technologia (spécialiste de l’évaluation des risques au travail), près de 50% des cadres plancheraient sur leurs dossiers entre 20 heures et minuit et 51% des français travailleraient même pendant leurs vacances (source : Institut YouGov). « Je bosse environ soixante heures par semaine, explique Daphnée, graphiste. Cette accumulation de boulot me permet de ne pas penser à tout ce qui me stresse : la mort, les impôts, les problèmes avec mon mec. Le surmenage, c’est une sorte d’angoisse qui apaise toutes les autres. » Nous connaissons
ce STYLIST.fr cover story À ce stade de manie, une cure s’impose. 21



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