Stylist n°4 7 mai 2013
Stylist n°4 7 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de 7 mai 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Timar

  • Format : (225 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 26,7 Mo

  • Dans ce numéro : travailler plus ou travailler trop ? Quand faut-il quitter le bureau ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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16 STYLIST.fr t ravail L’Employée de la Semaine D u café au dîner, une femme nous raconte son métier V Mariama Diak Tatoueuse ers 7 heures, je suis réveillée par un petit homme de 3 ans. Je me lève tous les jours avec lui. C’est mon moment de calme avant de démarrer une journée plutôt physique. J’arrive au salon vers 11 heures pour préparer mon plan de travail et tout nettoyer avant de recevoir mon premier client. L’hygiène est LE mot d’ordre. Je dispose mon matériel : les encres, les produits de nettoyage et d’entretien, le tout sur un plan stérile. Je place mes calques et je peaufine le dessin des tatouages du jour. Il m’arrive d’y revenir plusieurs fois, surtout quand la pièce est complexe. Ensuite, je sors les aiguilles à usage unique. Quand un client arrive, je nettoie – rase au besoin – la partie du corps choisie, et je pose le calque qui va le marquer à vie. Au salon, je croise beaucoup de monde, des gens avec leur histoire, avec leur souffrance, comme cette famille à qui j’ai tatoué le portrait d’un enfant disparu. C’était terrible. On a tous beaucoup pleuré. « En réalité, se faire tatouer ressemble un peu à une séance chez le psy » En réalité, se faire tatouer ressemble un peu à une séance chez le psy. Les clients se confient, me racontent leur vie, je leur raconte la mienne aussi. Et quand ils ne sont pas bavards, je mets de la musique et je chante. C’est un moment important pour eux, j’en ai conscience. Alors, je prends le temps de les accompagner. En semaine, je tourne à deux ou trois tatouages par jour. J’attaque plutôt les grosses pièces, comme un grand Schtroumpf sur le dos ou un paysage sur la cuisse. Le week-end, je m’occupe des petits tatouages. Je ne prévois pas plus d’une heure et demie par client. J’ai envie que mon métier reste une passion, alors j’évite de faire les choses que je n’aime pas ; les petits dauphins ou les étoiles. De toute façon, comme je n’y prends aucun plaisir, je les fais mal. Une fois la séance finie, je nettoie tout, encore une fois, je me lave les mains, je remets mon plan en ordre. Et rebelote, au suivant. Tout cela demande énormément de concentration. à la fin de la journée, je suis vidée. Je m’allonge pour finir les dessins du lendemain. Le plus souvent, je m’endors sur mes croquis. Eazy Ink, 88, rue de Buzenval, Paris-20 e (eazy-ink.com). ◆ propos recueillis par Fatou Biramah 3 sites pour épargner votre épiderme Pimp your accessoire Bagues, casques, briquets, couteaux Laguiole et coques de smartphones sont parfois de plus sages terrains de jeux ! Messages guimauve, pubs détournées, Lolcat : tout est possible, puisque tout est jetable. make-and-mark.com Faire un brouillon… I I pour voir Et si, avant de vous faire tatouer le dernier Photo Booth de Bob sur votre épaule droite, vous commenciez par le faire graver sur une médaille ? Effet kitsch et cool garanti. gravurephoto.com Tâter de l’aiguille Dernière étape avant la peau : la broderie. éclatez-vous sur le site des deux créatrices de Maison Labiche avec leurs T-shirts brodés « Godard », « Elvis », « Luke Skywalker » … maisonlabiche.comc.b. photos : ÉTIENNE LAURENT
- NOUVEAU FLEUR DE FIGUIER EAU FRAÎCHE PARFUMÉE WWW.ROGER-GALLET.COM NATURELLEMENT IRRÉSISTIBLE



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