Stylist n°3 2 mai 2013
Stylist n°3 2 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de 2 mai 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Timar

  • Format : (225 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 25,6 Mo

  • Dans ce numéro : Rosario Dawson « J'aimerais brûler Barbie sur un bûcher. »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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very good ego trip. 24 STYLIST.fr Rosario sans clic i 1p.• - Avec Trance, le nouveau film de Danny Bo'Sde, Rosario Dawson nous rappelle à quel point on voudrait la voir plus souvent à l'écran. Portrait culturel d'une rebelle. Avec Trance, le nouveau film de Danny Boyle, Rosario Dawson nous rappelle à quel point on voudrait la voir plus souvent à l’écran. Portrait culturel d’une rebelle. par Claire Stevens PAR CLAIRE STEVENS
hé Elle DDe fait partie de ces rares actrices capables, de par son physique comme son intellect, de tenir un fflm film sur ses seules épaules. » » Au sujet de Rosario Dawson, le cinéaste britannique bre."ligue Danny Boyle se montre définitif et nous le confirme: : la jeune femme fait partie de ces comédiennes dont la plastique retient autant l'attention l’attention que le cerveau. Difficile aussi de la la mettre dans une case, si l’on l'on s’en s'en réfère à sa filmographie qui compte un Larry Clark (Kids), un blockbuster de science-fiction (Men in Blackll), II), une production pop et trash siglée Quentin Tarantino (Death Proof)... Proof)… Le reste du temps, la comédienne, née à à New York et domiciliée à Londres, n’hésite n'hésite pas à déserter les plateaux de tournage pour chanter avec Prince, OutKast ou le groupe de brit-pop Kasabian. Dans le thriller psychologique Trance, Dawson campe une hypnothérapeute chargée de rendre la mémoire à un commissaire-priseur (James McAvoy), suite au vol d’un d'un tableau de plusieurs millions de dollars par son complice (Vincent Cassel). Résultat: : celle qui a si souvent été considérée comme « juste « une très jolie fille » » se voit offrir par le réalisateur de Slumdog Millionaire son premier vrai grand rôle depuis bien longtemps (soit depuis La 2.9 25 e Heure, de Spike Lee, en 2002). Tout simplement électrisante en héroïne post-féministe, elle tient peut-être avec Trance son Zero Dark Thirty. Quand Siylist Stylist l’a l'a rencontrée dans un palace parisien, cette Américaine aux multiples racines (afro-cubaines, portoricaines, apaches et irlandaises) avait l’air l'air prête à écrire le deuxième acte de sa carrière. Même si Hollywood semble obnubilé par Jessica Chastain ou Jennifer Jennfer Lawrence, Rosario Dawson dégage un truc singuDDer singulier en en plus plus de de son physique et et de son intelligence: : dans la musique, musDque, on appelle ça de Da la « « soul ». Rosario ne manque nD ni d’âme, d'âme, ni d’enthousiasme. d'enthousiasme. La preuve ici, où elle se confronte à notre portrait chinois culturel. photo : mathis wienand/wireimage Cover Story Qui est l’héroïne qui vous inspire ? Ma grand-mère, sans hésiter. C’est mon modèle. Elle a élevé cinq enfants toute seule, à New York dans les années 1960, sans fric, sans le père, sans mari. Pour tenir, elle avait un régime très strict : beaucoup de café et beaucoup de clopes. En plus, elle était très coquette. Elle a quand même porté des talons hauts pendant plus de soixante ans… Ma mère m’a raconté qu’elle avait dû quitter un boulot parce qu’elle y subissait du harcèlement sexuel. Sur les photos, elle est toujours impeccable. Elle paraissait tellement à l’aise que l’aide sociale l’a accusée de vouloir truander quand elle a essayé d’y avoir recours. Mais dans l’adversité, elle est toujours restée d’une dignité sidérante et d’une grande ouverture d’esprit. La figure féminine que vous rejetez complètement ? Barbie. Je pourrais la brûler sur un bûcher. Pas elle particulièrement, mais ce genre de poupées aux canons évidents. Pourtant, on m’en a offertes quand j’étais gamine, mais ça n’a jamais pris. Pour moi, leur influence est très pernicieuse. J’ai vu tant de filles, sur des castings, se laisser crever de faim pour ressembler à ce prétendu standard de beauté. Tout ça pendant que d’autres se tuent à fabriquer ces poupées à la chaîne à l’autre bout de la planète… Je suis désolée, mais moi ça me ramène à des histoires d’esclavage. Qu’on impose ce modèle aux gamines dès leur plus jeune âge, franchement, ça me rend dingue. La chanson que vous avez écoutée en boucle au point de l’user ? Young Americans, de David Bowie. J’adore ce titre, la manière dont il se déploie. [Elle se met à fredonner,ndlr]. Ce morceau est tellement addictif que j’ai du mal à croire qu’il a été conçu par un cerveau humain. Vous avez été fan de quelqu’un ? Oui, de ce même David Bowie. D’ailleurs, j’ai totalement disjoncté le jour où je l’ai croisé par hasard. C’était dans une soirée. J’étais en train de donner une interview et j’ai d’abord cru que c’était un sosie qui passait devant moi sur le tapis rouge : même look, même visage, même façon de s’exprimer. Pas mal imité… Quand j’ai réalisé que c’était bien lui, j’étais tétanisée. Sauf que j’étais accompagnée de ma mère qui n’est pas exactement le genre de personne à faire des manières. Direct, elle est allée l’accoster : « Salut David ! Venez, je veux vous présenter ma fille ! » J’étais morte de honte ! Le film que vous avez le plus vu dans votre vie ? The Rocky Horror Picture Show, de Jim Sharman. C’est le film le plus brillant, STYLIST.fr 25



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