Studio n°56 décembre 1991
Studio n°56 décembre 1991
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°56 de décembre 1991

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Studio Magazine S.A.

  • Format : (225 x 290) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 180 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial Yves Montant.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 80 - 81  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
80 81
Avec "L'aveu", il prouve que le métier d'acteur peut aussi servir à essayer de changer le monde. 1969 - "Z" de Costa-Gavras Après "Compartiment tueurs", le deuxième film, capital, du tandem Montand-Costa. Il y aura encore "L'aveu", "Etat de siège" et "Clair de femme". Plus une participation de Montand dans "Section spéciale". d'acteur se précise, on le prend de plus en plus au sérieux... En septembre 68, il donne 33 récitals à l'Olympia. Les derniers, dit-il. A part une soirée pour le Chili en 74, il restera treize ans sans chanter. Tout pour le cinéma. En février 69, deux films avec Montand sortent à trois semaines d'écart. "Le diable par la queue" de Philippe de Broca, une pure comédie qui remporte vite un joli succès, et "Z". C'est le deuxième film de Costa-Gavras. Il y dénonce le système des colonels qui asservit son pays, la Grèce. Montand n'a qu'un rôle court, mais capital  : "Z", le député assassiné, c'est lui. Les premiers jours, les salles sont vides. Mais le film est si fort que son maigre public du début l'applaudit à tout rompre à chaque séance. Ça finit par se savoir, le bouche à oreille fait son office, les salles se remplissent... Trois mois après, "Z" est sélectionné au Festival de Cannes, où il obtient le Prix du jury. Et vaut à... Jean-Louis Trintignant le Prix d'interprétation masculine. "Z" devient un film-culte, il tient l'affiche huit mois, un record pour l'époque. Nous revoilà en 1970. Au début de l'année, "Z" reçoit l'Oscar du meilleur film étranger à 80 Hollywood let celui du meilleur montage). Et quelques semaines plus tard, Montand est à l'affiche dans "L'aveu". C'est donc le troisième film du tandem Montand-Costa. Ils se sont bien trouvés, ces deux-là. C'était la première fois que Montand faisait confiance à un jeune metteur en scène, et il a été récompensé audelà de ses espérances. Il retiendra la leçon. Dix ans plus tard, il fera la même confiance au jeune Alain Corneau, 32 ans, pour "Police Python 357". Corneau, également diplômé de l'IDHEC, était le premier assistant de Costa sur "L'aveu"... Ça a été l'une des grandes chances de Montand que de rencontrer des cinéastes plus jeunes que lui, et son grand talent que de pouvoir les séduire et être séduit par eux, et de les aider à déployer leurs ailes. Ils lui ont permis d'être synchrone avec le cinéma de son époque, et pas seulement avec celui de son âge. En 1971, tout le monde est stupéfait d'apprendre qu'il remplace Bourvil, mort fin 70, dans la comédie à grand spectacle de Gérard Oury avec Louis de Funès  : "La folie des grandeurs". L'acteur de "L'aveu" avec l'équipe de "La grande vadrouille" et du "Corniaud" ! Pour le film français le plus cher qu'on ait jamais vu  : deux milliards de centimes ! Montand en a entendu des vertes et des pas mûres, à ce moment-là... Alors qu'il était très marqué par son parcours politique, alors qu'il était contraint d'être toujours fidèle à son image d'homme de gauche" sous peine d'avoir l'air de se renier, Yves Montand a toujours su rester libre de tout préjugé, affronter les tabous, combattre les idées reçues. Car, en ces temps obscurs, tout était ou "de gauche" ou "de droite". Et le cinéma commercial, c'était "de droite", bien sûr. Surtout avec Oury et De Funès. Et pourtant, il y est allé, insensible aux hurlements de son camp. Et il s'est révélé un acteur comique exceptionnel, capable de faire rire autant qu'un monstre comme De Funès. "La folie des grandeurs" est un triomphe populaire, qui restera pendant quinze ans en tête du box-office perso de notre héros. Jusqu'à "Jean de Florette"... Après Gérard Oury, Montand choisit... lean-Luc Godard. Joli. On fête le retour du Maître de Lausanne au cinéma commercial, et pour faire bonne mesure, Lane Fonda est de la partie. Expérience ratée. Godard ne joue pas le jeu, traite ses r>
1970 - "L'aveu" de Costa-Gavras C'est avec ce film terrible que Montand s'impose définitivement comme un grand acteur. Pour être crédible, il s'est obligé à perdre douze kilos pendant le tournage. 81



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Studio numéro 56 décembre 1991 Page 1Studio numéro 56 décembre 1991 Page 2-3Studio numéro 56 décembre 1991 Page 4-5Studio numéro 56 décembre 1991 Page 6-7Studio numéro 56 décembre 1991 Page 8-9Studio numéro 56 décembre 1991 Page 10-11Studio numéro 56 décembre 1991 Page 12-13Studio numéro 56 décembre 1991 Page 14-15Studio numéro 56 décembre 1991 Page 16-17Studio numéro 56 décembre 1991 Page 18-19Studio numéro 56 décembre 1991 Page 20-21Studio numéro 56 décembre 1991 Page 22-23Studio numéro 56 décembre 1991 Page 24-25Studio numéro 56 décembre 1991 Page 26-27Studio numéro 56 décembre 1991 Page 28-29Studio numéro 56 décembre 1991 Page 30-31Studio numéro 56 décembre 1991 Page 32-33Studio numéro 56 décembre 1991 Page 34-35Studio numéro 56 décembre 1991 Page 36-37Studio numéro 56 décembre 1991 Page 38-39Studio numéro 56 décembre 1991 Page 40-41Studio numéro 56 décembre 1991 Page 42-43Studio numéro 56 décembre 1991 Page 44-45Studio numéro 56 décembre 1991 Page 46-47Studio numéro 56 décembre 1991 Page 48-49Studio numéro 56 décembre 1991 Page 50-51Studio numéro 56 décembre 1991 Page 52-53Studio numéro 56 décembre 1991 Page 54-55Studio numéro 56 décembre 1991 Page 56-57Studio numéro 56 décembre 1991 Page 58-59Studio numéro 56 décembre 1991 Page 60-61Studio numéro 56 décembre 1991 Page 62-63Studio numéro 56 décembre 1991 Page 64-65Studio numéro 56 décembre 1991 Page 66-67Studio numéro 56 décembre 1991 Page 68-69Studio numéro 56 décembre 1991 Page 70-71Studio numéro 56 décembre 1991 Page 72-73Studio numéro 56 décembre 1991 Page 74-75Studio numéro 56 décembre 1991 Page 76-77Studio numéro 56 décembre 1991 Page 78-79Studio numéro 56 décembre 1991 Page 80-81Studio numéro 56 décembre 1991 Page 82-83Studio numéro 56 décembre 1991 Page 84-85Studio numéro 56 décembre 1991 Page 86-87Studio numéro 56 décembre 1991 Page 88-89Studio numéro 56 décembre 1991 Page 90-91Studio numéro 56 décembre 1991 Page 92-93Studio numéro 56 décembre 1991 Page 94-95Studio numéro 56 décembre 1991 Page 96-97Studio numéro 56 décembre 1991 Page 98-99Studio numéro 56 décembre 1991 Page 100-101Studio numéro 56 décembre 1991 Page 102-103Studio numéro 56 décembre 1991 Page 104-105Studio numéro 56 décembre 1991 Page 106-107Studio numéro 56 décembre 1991 Page 108-109Studio numéro 56 décembre 1991 Page 110-111Studio numéro 56 décembre 1991 Page 112-113Studio numéro 56 décembre 1991 Page 114-115Studio numéro 56 décembre 1991 Page 116-117Studio numéro 56 décembre 1991 Page 118-119Studio numéro 56 décembre 1991 Page 120-121Studio numéro 56 décembre 1991 Page 122-123Studio numéro 56 décembre 1991 Page 124-125Studio numéro 56 décembre 1991 Page 126-127Studio numéro 56 décembre 1991 Page 128-129Studio numéro 56 décembre 1991 Page 130-131Studio numéro 56 décembre 1991 Page 132-133Studio numéro 56 décembre 1991 Page 134-135Studio numéro 56 décembre 1991 Page 136-137Studio numéro 56 décembre 1991 Page 138-139Studio numéro 56 décembre 1991 Page 140-141Studio numéro 56 décembre 1991 Page 142-143Studio numéro 56 décembre 1991 Page 144-145Studio numéro 56 décembre 1991 Page 146-147Studio numéro 56 décembre 1991 Page 148