Stop Arnaques n°101 oct/nov 2014
Stop Arnaques n°101 oct/nov 2014
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°101 de oct/nov 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 16,4 Mo

  • Dans ce numéro : assurances mutuelles, qui paye le mieux ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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58 Stop Arnaques - octobre 2014 conseil Conso Panzani (Ebro Foods) : Lustucru Tortellini Jambon Cru Parmesan Lustucru induit le consommateur en erreur avec ses Tortellini Jambon Cru Parmesan en promettant une farce « plus généreuse » sur l’emballage et « plus de goût » dans sa publicité. En réalité, le paquet de 250 g de pâtes ne contient qu’une petite cuillère de parmesan, largement mélangé à des flocons de pomme de terre, bien moins chers que le fameux fromage. Alors que le consommateur croit acheter un produit de qualité, la généreuse farce est allongée à l’eau, épaissie à l’aide de semoule et contient plus d’arôme synthétique que de véritables épices. Bref, Lustucru se passe de bons ingrédients – plus chers – et les remplace allègrement par d’autres, bon marché. Puisque Lustucru utilise si peu de parmesan, elle ne devrait pas en faire la promotion sur l’emballage. Ou elle devrait tenir sa promesse et inclure les ingrédients sont soigneusement sélectionnés. Mais une quantité décente de l’ingrédient mis en avant. pour limiter les coûts, elle remplace les ingrédients les Pourquoi est-ce légal ? Aucune quantité minimale de plus chers comme la viande, le fromage ou les légumes fromage n’est requise pour pouvoir l’afficher sur l’emballage. Le fabricant n’est pas non plus dans l’obligation le tout additionné d’eau. Fréquemment, les flocons ou par des ingrédients de substitution ainsi que des arômes, d’adapter la taille de l’image en fonction de la quantité amidons de pommes de terre remplacent le fromage ou réellement présente dans le produit. Le producteur peut servent à épaissir la consistance du produit. Ils inspirent donc séduire le consommateur en lui promettant de la confiance puisque l’on n’y voit pas de noms d’additifs qualité sur l’emballage ou dans la publicité alors même inquiétants. que le produit contient très peu des ingrédients vantés. Il Que répond Panzani ? Foodwatch a demandé à Panzani n’est pas obligatoire d’indiquer précisément la quantité pourquoi ces tortellini au parmesan contiennent seulement 2,8% de parmesan, pourquoi ils ajoutent des exacte de chaque ingrédient. Par conséquent, le consommateur ne peut deviner quelle quantité d’eau, d’amidon, flocons de pomme de terre, en quoi consiste exactement d’arôme... a réellement été utilisée pour « diluer » le l’arôme et pourquoi il est présent en plus grande quantité produit. Que sont ces ruses de substitution ? L’industrie que les vraies épices. Le département qualité et environnement de Lustucru a réagi laconiquement : « Nous ne alimentaire prétend souvent que ses produits sont fabriqués selon une méthode ou une recette spéciale et que répondons pas à de tels questionnaires ». Triballat Noyal : Vrai Yaourt Arôme Naturel Fruits Rouges Avec son Yaourt Arôme Naturel Fruits Rouges, Vrai – comme beaucoup dans l’industrie conventionnelle – choisit l’ambiguïté en présentant le produit pour ce qu’il n’est pas : l’un des ingrédients principaux dans ce yaourt bio, le fruit, n’est pas bio. Il est bien sûr plus économique d’utiliser 1,1% d’arôme de fruit plutôt qu’une véritable quantité de vrais fruits biologiques. La réglementation européenne sur l’alimentation biologique permet cette pratique. Mais cela ne colle pas vraiment avec l’image authentique que Vrai tente de donner. Ce qui est légal n’est pas nécessairement légitime. Les consommateurs de ce produit encouragent donc la production laitière bio mais pas la production de fruits bio. Non seulement Triballat Noyal les induit en erreur mais se place en porteà-faux avec l’idée que l’on se fait du « bio ». Vrai devrait
utiliser de vrais fruits bio ou retirer ce produit de sa gamme de yaourts. Pourquoi est-ce légal ? Utiliser de l’arôme non bio dans un produit bio est légal, permis par la réglementation européenne sur l’alimentation biologique. Les arômes doivent être d’origine « naturelle » mais ne doivent pas nécessairement respecter les règles propres à l’agriculture biologique. Un « arôme naturel » ne doit pas nécessairement provenir d’un fruit, d’un légume ou d’une épice. Il peut aussi provenir de bois, d’écorce ou d’autres origines « naturelles ». Seul l’arôme étiqueté « arôme naturel de (fraise, par exemple) » doit contenir un minimum de 95% du fruit mentionné. La raison pour laquelle les arômes ne doivent pas être bio est la même qui permet à Triballat Noyal de promettre « 100% des ingrédients agricoles issus de l’agriculture biologique » : l’arôme n’est pas considéré comme un ingrédient issu de L’étiquette de cette vinaigrette met en évidence l’huile d’olive, le vinaigre balsamique et les tomates séchées, ingrédients figurant dans le nom du produit. En réalité, ces ingrédients ne constituent qu’un tiers de la vinaigrette. Pour les deux tiers restants, la vinaigrette contient des ingrédients bon marché tels que de l’huile de colza, du vinaigre blanc et rouge, de la purée de tomates ainsi que de l’eau. Les consommateurs sont donc induits en erreur sur la qualité de ce produit. Puget (Lesieur) semble ainsi économiser sur les ingrédients de qualité en les remplaçant par d’autres moins chers. L’entreprise mise sur sa réputation de producteur d’huile d’olive de qualité pour vendre une vinaigrette composée d’ingrédients bon marché. Les consommateurs n’en ont pas pour leur argent (près de 10 € le litre). Puget devrait soit tenir ses promesses de qualité, soit mentionner clairement à l’avant de l’emballage qu’elle utilise de l’huile de colza, de l’eau, du vinaigre ordinaire, et ce, à côté des ingrédients qualitatifs mais présents en moindre quantité. Pourquoi est-ce légal ? L’industrie alimentaire a le droit de mettre l’accent sur des ingrédients sur l’emballage, même si ceux-ci sont présents en infime quantité. Ils peuvent exagérer les qualités d’un produit sur l’étiquette ou dans leur publicité, même s’il contient essentiellement des ingrédients bon marché. Un vide juridique qui permet à l’industrie d’(ab)user de ces pratiques. Il devient donc difficile pour le consommateur d’acheter en connaissance de cause et de faire la part des choses entre un produit de bonne qualité et un produit qui bluffe, survend. Si tout le monde a ainsi le droit d’attirer l’attention du consommateur – et donc d’influencer sa décision d’achat – en promettant monts et merveilles sur l’emballage, tout en ne tenant pas ses promesses l’agriculture, même quand il est issu de fruit ou d’épice. Que répond Triballat Noyal ? Triballat Noyal n’a pas répondu à la question : « Pourquoi ne pas utiliser au moins de l’arôme bio ? ». Le fabricant a justifié le choix de cet arôme par le fait que les enfants préfèrent un yaourt sans morceaux. Cela n’explique en rien pourquoi l’arôme est issu de l’industrie conventionnelle et non biologique. En refusant d’en dire plus sur ce point, Vrai sape les promesses faites à ses consommateurs : être « vrai ». Serait-il possible de fabriquer ce yaourt avec des fruits bio ? Triballat Noyal est à même de produire du yaourt bio à base de fruits bio ou à base d’arôme issu de fruits bio. Elle propose par ailleurs une large gamme qui l’honore ; le yaourt demi-écrémé saveur citron en est un bon exemple. Si certains arômes n’existent pas encore dans la gamme bio, Triballat Noyal devrait s’abstenir de proposer ce type de goût. Lesieur : Puget Vinaigrette huile d’olive vierge extra, Vinaigre Balsamique, Tomates Séchées dans la composition du produit, la compétition devient d’autant plus compliquée pour les autres producteurs. Et si ces fabricants affichent un prix plus élevé, le consommateur se tournera sans doute vers le produit moins cher, croyant bénéficier d’une qualité équivalente. Force est de constater que l’état actuel de la législation alimentaire ne favorise pas une compétition de qualité, mais plutôt une guerre des prix. Que répond Puget ? Puget a refusé de communiquer la quantité exacte de vinaigre ordinaire, d’huile de colza et d’eau contenue dans la vinaigrette. Puget affirme que la recette a été « confirmée » par un panel de consommateurs. Mais que dirait le consommateur s’il connaissait la vérité sur la quantité d’ingrédients bon marché présents dans ce produit ? Si les consommateurs aiment cette vinaigrette telle quelle, pourquoi Puget (Lesieur) ne la présente-t-elle pas comme un mélange de vinaigre balsamique et de vinaigre ordinaire, contenant par ailleurs de l’eau et de l’huile de colza et seulement 1% de tomates séchées ? Stop Arnaques - octobre 2014 59



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