Stemp Caen n°7 avril 2012
Stemp Caen n°7 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Air de Com

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 26,2 Mo

  • Dans ce numéro : mode printemps... ambiance vitaminée et légère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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TEMOIGNAGETEMOIGNAGETEMOIGNAGETEMOIGNAGETEMOIGNAGETEMOIGNAGETEMOIGNAGETEMOIGNAGETE Par Aurélien Liziard...De la splendeur des pyramides aux eaux cristallines du Yucatan... 48 - Avril/mai 2012 - STEMP CAEN N°7 DE MEXICO AU YUCATAN, UN ROAD TRIP EN BUS SAISISSANT DE CONTRASTES Au départ de Mexico, je me prépare à vivre une expérience unique en traversant le Mexique en bus jusqu’au Yucatan. Du modernisme de la capitale, en passant par les tribus indiennes, descendantes des mayas. De la splendeur des pyramides aux eaux cristallines du Yucatan. Je retombe dans mes souvenirs d’enfance regardant « les Mystérieuses Cités d’or ». Je n’aurais jamais imaginé qu’en seulement 3000 km et 10 étapes, je serais confronté à autant de contrastes, et que cette expérience serait si belle. JE POSE MES VALISES 3 jours dans une charmante maison d’hôtes du centre de mexico, le temps de découvrir la capital et de préparer mon périple. J’ai un billet d’avion retour pour dans 1e mois, une carte de crédit, mon passeport, et un Lonely planète. Pas d’hôtel réservé, pas de d’itinéraire préconçu. Ici commence mon aventure. En sortant des sentiers battus, Le Mexique révèle un caractère brut et authentique. Les Façades fraîchement peintes de la place principale de Puebla ravissent les touristes saluant l’architecture pittoresque des colons. Il fait bon vivre, de nombreux vendeurs ambulants proposent des marchandises plus colorées les unes que les autres, les enfants jouent. C’est samedi, les familles mexicaines se mélangent aux touristes à la terrasse des cafés. Le décor est posé, conforme aux images touristiques sur papier glacé. En arpentant les ruelles de la ville, je découvre l’authenticité des façades décrépites. Ici, à seulement 300 mètres de la place, le décor change. Il n’y a ni touristes, ni élégantes mexicaines. Les vendeurs de glaces laissent places aux traditionnelles échoppes de galettes de maïs, des hommes partagent un café, d’autres tels des bêtes de somme charrient d’endormes charges sur leurs dos, les femmes travaillent dans des stands de fortune improvisés sur le trottoir, tissent rapiècent, survivent. Je ne suis qu’au début de mon voyage et j’ai déjà le sentiment que je m’apprête à découvrir un Mexique auquel je n’étais pas préparé. En effet, dès mon arrivée dans le Chiapas, je suis bouleversé par le dénuement des Indiens. Et pourtant, mon point de chute est la culturelle ville d’Oaxaca. De nombreuses galeries d’art affichent de belles vitrines. Les principaux artistes mexicains sont exposés. La place principale aux élégantes façades abrite de nombreux restaurants sous ses arcades, des arbres majestueux apportent une ombre salutaire. Mais je suis interloqué par le nombre
MOIGNAGETEMOIGNAGE d’enfants vendeurs ambulants. Je m’installe à la terrasse d’un café. Rapidement une jeune fille de 9 ans vient me proposer ses bracelets. Je parle espagnol et discute un peu avec elle. Elle s’appelle Juana, elle est indienne. Elle et sa famille vivent dans un petit village à 10 kilomètres de là et parcourent chaque jour cette distance à pied pour vendre bracelets et bijoux artisanaux en tout genre. Elle va à l’école du village, mais pendant les vacances et le weekend, elle apprend la vie sur les pavés, elle n’est pas malheureuse, juste un peu triste d’être indienne et de ne pas avoir la même vie que celle des autres enfants mexicains. Je décide de partir quelques jours plus tard à la rencontre des tribus indiennes de la région de San Cristobal Nichée à 2300 mètres d’altitude, la ville est un bastion que même le bus peine à rejoindre. Il faudra 12 heures pour parcourir 350 kilomètres dans la montagne. A l’arrivée, fourbu, je découvre une ville typique, aux façades colorés mais triste, perdue dans la montagne. Ici les faciès changent, la majorité de la population est indienne. Il est tard je choisis un hôtel proche de la gare. Le lendemain, je demande à un taxi de me conduire dans un village traditionnel. Il accepte, mais non sans me donner les règles de conduites à respecter. Les tribus de la région sont autarciques, avec leurs propres règles, leur propre police. Ces villages vivent entre eux de commerces et troc divers. Le taxi me précise qu’il m’emmène dans un village où les étrangers sont tolérés, d’autres tribus refusant la présence des Blancs. Le village est fait de bric et de broc avec juste une église au milieu. C’est jour de marché, les femmes vendent leurs produits à-même le sol, les enfants marchent nus pieds, tout n’est que crasse et poussière. La petite "SAN MIGUELITO" BOTICA "SAN MIGUELIT place de l’église en surplombpropose un excellent panorama pour observer la vie locale. Au loin, j’aperçois un groupe de cinq hommes vêtus d’un poncho en peau de mouton. Je comprends qu’il s’agit de la police locale. J’observe dans l’indifférence générale ce microcosme. Je sens que ma présence est juste tolérée. Les tribus se nourrissent comme leurs ancêtres principalement de fruits, maïs et insectes. Cloportes et autres bestioles trônent fièrement sur les étals. Les ai-je goûtés ?... Bien sûr  : Fris et pimentés. Après avoir découvert cette population que je ne soupçonnais pas, je continue mon voyage vers la majestueuse ville de Palenque et les fabuleuses cascades d’Agua Azul. Bien loin des vallées et montagnes du centre, je pars ensuite découvrir les fabuleux fonds marins de l’île de Cozumel et je vais m’essayer à la farniente mexicaine de la riviera Maya a Tulum et playa Del Carmen. Mais ça, c’est une autre histoire… Aurélien Liziard STEMP CAEN N°7 - Avril/mai 2012 - 49



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