Stemp Caen n°7 avril 2012
Stemp Caen n°7 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Air de Com

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 26,2 Mo

  • Dans ce numéro : mode printemps... ambiance vitaminée et légère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 46 - 47  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
46 47
46 - Avril/mai 2012 - STEMP CAEN N°7 t
Photos  : Janine Harris et Liz Denmark PORTRAIT PORTRAITPORTRAITPORTRAITPORTRAITPORTRAITPORTRAI de Caen à ailleurs Jean-Hugues Jean-Hugues, vous êtes originaire de Caen, parlez nous de votre enfance en Normandie… Je suis originaire de Caen où j'ai grandi et où je n'ai que de formidables souvenirs avec toute ma famille dans notre maison de l'avenue Albert Sorel. J'étais un petit garçon qui aimait le spectacle puisque dès tout petit, je faisais des représentations à la maison où ma chambre était même équipée d'un rideau de scène. Mon public alors composé de ma famille et amis proches était convaincu que je finirais sur les planches d'une manière ou d'une autre. Vous vous êtes passionné pour la danse très jeune, parlez nous de vos débuts et de votre parcours… C'est effectivement très jeune que la danse m'a passionné, ma meilleure amie d'enfance à dansé dans son gala de fin d'année que je suis allé voir, j'ai été enthousiaste et j'ai immédiatement demandé à ma mère de m'inscrire dans cette même école pour la rentrée suivante. C'est donc a l'âge de 9 ans que je débute a l'Académie de Danse "Catherine Blacher" à Caen. Très rapidement, Catherine annonce a mes parents que j'ai un gros potentiel et qu'il fallait que je tente de rentrer a l'école de danse de L'Opéra de Paris. J'ai donc passé l'examen d'entrée et j'ai été reçu, a partir de là, tout s’enchaîne, j'ai la chance d’avoir les meilleurs professeurs de France. Quelques années plus tard, j'intègre le conservatoire National Supérieur de Paris, tout en travaillant les week-ends avec Chantal Ruault et Francis Malovik (de L'Opéra de Paris) qui ont leur Ecole de Danse à Caen. En 1989, j'obtiens le 1er prix au Conservatoire de Paris à l'unanimité du jury. Récompense que me permet d'obtenir des offres de contrat dans certaines compagnies européennes. Après ça, j'ai eu l'immense chance d'être engagé par Rudolph Noureev pour des spectacles de Cendrillon au théâtre San Carlo de Naples en Italie. C'est en 1991 que je rentre au Ballet National de Nancy sous la direction de FerayCaroline Académie de danse "Paris Ballet and Dance" en Floride Pierre Lacotte. Tournées et spectacles partout en France et dans le monde entier avec Patrick Dupond et d'autres grands noms de la Danse. Quelques années plus tard, c'est la célèbre Marie-Claude Pietragalla qui m'engage au ballet National de Marseille, elle succède a Roland Petit à la direction de la compagnie et m'offre un contrat de soliste. De nouveau sur les routes de France et du monde, je passe trois merveilleuses saisons. En 2001, j'auditionne pour le Ballet de Floride aux USA ou je suis pris, je décide d'essayer et je ne regrette pas d'avoir oser partir si loin. Je danse pendant neuf ans avec cette superbe compagnie et ces gens qui respecte tant l'école de danse Française, notamment L'Opéra de Paris, considéré a l'étranger comme la meilleure école du monde. Ma carrière s’épanouit et je me sens respecté et motivé. En 2009, vous avez ouvert votre académie de danse, "Paris Ballet and dance" ? Comment est-ce arrivé ? J'ai toujours eu le désir d'avoir un jour ma propre école de danse, après des problèmes financiers au Ballet de Floride générés par la crise qui a frappé les États-Unis, car dans ces cas là c'est l'Art et la Culture qui souffrent en premier. Une carrière que je trouvais bien remplie, je me suis dit que c'était peut être un signe pour me lancer dans ce nouveau chapitre de ma vie. C’est en 2009 que mon académie de danse, "Paris ballet and Dance" ouvre ses portes. Tout démarre très vite, de nombreux élèves s'inscrivent, j'en ai maintenant 190. C'est un vrai bonheur de retransmettre le savoir de tous ces maitres, et surtout de donner ma passion aux plus jeunes. Parlez-nous de votre vie aux USA, votre quotidien… Je suis donc comblé mais très très occupé. Mon quotidien se partage entre mon école et un Lycée des Arts où j'enseigne aussi la Danse Classique. La vie aux États-Unis est très différente, le travail est omniprésent, on ne se souci pas du nombre d'heures que l'on peut faire. Les gens sont en général très motivés et très relax en même temps. Je vais dans quelques mois obtenir le passeport américain, chose un peu étrange quand j'y pense, mais je ne perdrai pas ma nationalité Française, et j'y tiens beaucoup, je ne deviendrai pas américain si je ne pouvais pas avoir la double nationalité, les Etats- Unis, c'est mon pays, celui dans lequel je vis, mais la France est ma patrie... Et mes racines sont toujours bien présentes. Revenez-vous souvent en Normandie ? Je ne suis pas rentré en Normandie depuis 4 ans, je vais faire tout pour revenir cet été, je le dis tous les ans, mais avec un business encore jeune, il faut toujours être là. La France, ma famille, mes amis, Caen, sont toujours dans mon cœur et tout cela on fait de moi la personne que je suis aujourd'hui. Un de mes rêves est d'y amener mes élèves pour leur montrer d’où je viens car ils me posent toujours des questions. Je travaille sur ce projet de voyage qui, j'espère, pourra se réaliser. Propos recueillis par El Chat STEMP CAEN N°7 - Avril/mai 2012 - 47



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :