Stemp Caen n°7 avril 2012
Stemp Caen n°7 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Air de Com

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 26,2 Mo

  • Dans ce numéro : mode printemps... ambiance vitaminée et légère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DECOUVRIR Blangy DECOUVRIRdans le Calvados Le Pays d’Auge où s’entremêlent plateaux, versants souvent abrupts, vallées et nombreux vallons. 20 - Février 2012 - STEMP CAEN N°6 Le Pays d’Auge est avant tout une entité géographique au relief accidenté, où s’entremêlent plateaux, versants souvent abrupts, appelés « picanes », vallées et nombreux vallons. La Touques et ses affluents principaux, l’Orbiquet et la Calonne, constituent l’« ossature » de ce Pays. A l’ouest, la Dives fait office de frontière naturelle avec la plaine de Caen. D’une ville à l’autre Autour de Lisieux, capitale du Pays d’Auge, gravitent plusieurs petites villes fortement marquées par leurs activités commerciales et industrielles. La ville de Lisieux s’organise autour de sa cathédrale - l’un des premiers édifices gothiques de Normandie, du palais épiscopal et de l’ancien quartier canonial. Au XIX ème siècle, l’essor de la production textile marque profondément le paysage urbain. C’est alors que la brique s’impose. Vers 1930, la ville se transforme pour accueillir les pèlerins de Sainte-Thérèse. La Basilique, héritière des grandes églises de pèlerinage du XIX ème siècle, surprend par son remarquable décor de mosaïques et de vitraux. La reconstruction de Lisieux, après l’incendie de 1944, attend toujours d’être mieux comprise. La présence d’un cours d’eau a été également déterminante dans l’implantation des autres villes augeronnes, bâties en fond de vallées. Pont-l’Evêque, dont la longue rue principale franchit les méandres de la Touques, doit son existence à la présence d’un gué. Saint- Pierre-sur- Dives, dominée par les tours de l’abbatiale, égrène au bord de l’eau ses lavoirs, moulins et tanneries. Orbec, d’abord blottie au pied de son château aujourd’hui disparu, s’est étendue au fi l de ses ruisseaux après la guerre de Cent Ans. Au XIX ème siècle, les activités industrielles de la vallée de l’Orbiquet en ont fait une cité prospère. Chacune de ces villes a conservé un habitat ancien remontant souvent à la fi n du Moyen Age et à l’Ancien Régime. La variété du bâti d’Orbec donne un bon aperçu de l’architecture augeronne. A Pont-l’Evêque s’alignent les hôtels particuliers et les maisons en pan de bois harmonieusement colorées. Le couvent des Dominicaines, construit au XVI ème siècle constitue le centre d’un quartier ancien brillamment restauré. A partir du second Empire, le commerce des fromages enrichit et métamorphose Saint-Pierresur-Dives. D’intéressants quartiers résidentiels prolongent alors la ville vers la campagne. De bourgs en hameaux Hors des bourgs de marché, l’habitat rural se disperse en une multitude de villages et de hameaux. Leurs petites routes mènent souvent à la découverte inattendue d’une église, d’un manoir, d’une ferme. La campagne augeronne est maillée d’un réseau d’anciens bourgs. Cambremer, Blangy-le- Château, Beaumont-en-Auge, Beuvron-en-Auge, Bonnebosq ou Saint-Julien-le-Faucon regroupent leurs vieilles maisons autour d’une place de marché ou le long d’une large rue. A la différence de ces bourgs, celui de Livarot a connu un fort développement économique et urbain au XIX ème siècle. Cette prospérité transparaît dans les riches décors de brique et de céramique des constructions. Manoirs et châteaux Château de Vendeuvre Le manoir, résidence d’un hobereau ou d’un riche fermier, se distingue par la présence de certains éléments liés à ses droits seigneuriaux, notamment le colombier. Le décor du logis fait
Canton de Livarot Manoir de Beuvron en Auge souvent l’objet de soins particuliers. Le répertoire décoratif de la Renaissance est adapté au pan de bois  : au « Vieux Manoir » d’Orbec, construit en 1568, les alignements de petits pilastres cannelés remplacent les séries de pinacles gothiques. Mais c’est surtout dans la pierre des châteaux qu’apparaissent les modèles architecturaux venus de la cour. Le château de Fervaques illustre le passage de l’architecture médiévale aux prémisses de l’architecture classique. Celui de Saint- Germain-de-Livet se cache sous les frondaisons d’un frais vallon. En partie reconstruit dans la seconde moitié du XVI ème siècle, il montre l’assimilation, parfois incertaine, des modèles antiques par des bâtisseurs français. Vendeuvre, sans doute élevé selon les plans de Jacques-François Blondel vers 1750, abrite un exceptionnel ensemble de mobilier miniature. Le parc du château de Canon fut aménagé vers 1760 entre classicisme et romantisme. Ces pages de l’histoire des jardins se lisent dans les parterres, les pièces d’eau, les statues, les bosquets, les étonnantes fabriques et les fameuses « chartreuses ». D E C O U V R I R D E C O U V R I R D E C O U V R I R D E C O U V R Saveurs et traditions Cidre, calvados, fromages... Lors d’une halte, laissez-vous surprendre par les saveurs des produits de l’agriculture augeronne. Un pays de fromages Des mouchetures brun foncé, des cernes sombres autour des yeux, un large front, une poitrine bien développée, tels sont les principaux caractères de la vache normande. Issue des races cotentine, augeronne et cauchoise, elle offre à la fois une viande reconnue pour sa saveur et sa tendreté et un lait de grande qualité. Ce lait sert à la fabrication des trois grands fromages augerons, camembert, livarot, pontl’évêque. L’origine de ces fromages reste obscure, ce qui a souvent laissé place à la légende. Selon une solide tradition, le pont-l’évêque est cité au XVe siècle dans une copie du Roman de la Rose. Vendu à Paris seulement vers 1600, il reste néanmoins le plus ancien des trois. Marie Harel s’est vue attribuer l’invention du Tordouet La basilique de Lisieux camembert en 1791. Il est pourtant mentionné dès la fi n du XVII ème siècle. Le livarot, cité à la même époque, devient au XIXe siècle le fromage le plus consommé de Normandie.• Département du Calvados• STEMP De la pomme au cidre Le « cidre mousseux du Pays d’Auge » est mentionné au XIII ème siècle. Au milieu du XVII ème siècle, le Pays d’Auge est réputé pour ses « cidres si agréables au goût qu’ils réparent aisément le défaut de vin ». Jusqu’à la fi n du XIX ème siècle, le cidre est produit exclusivement dans les fermes. Nombre d’entre elles conservent leur pressoir, composé d’un « tour » où les pommes sont écrasées et d’une presse qui en extrait le jus. Le Pays d"Auge cultive le terroir et la tradition de qualité. Il concentre 4 AOC cidricoles. Venez découvrir tous ces produits en les dégustant ! www.pays-auge.fr www.calvados-tourisme.com Caen Germain CAEN N°6 - Février 2012 - 21



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