Stemp Caen n°20 déc 13/jan 2014
Stemp Caen n°20 déc 13/jan 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de déc 13/jan 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Air de Com

  • Format : (210 x 291) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 27,1 Mo

  • Dans ce numéro : shopping... des idées cadeaux chez vos commerçants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTRAIT de Caen à ailleurs 24 - Déc. 2013/Janv. 2014 - STEMP CAEN N°20 PORTRAITPORTRAITPO
RTRAITPORTRAITPORTRAITPORTRAITPORTRAITPORTRAITPORTRAITPORTRAITPORTR Anaïs Normand Etudiante caennaise a Hanoï Vous êtes originaire de Caen, parlez-nous de votre enfance en Normandie… Je suis née et j’ai grandi à Caen entourée d’une famille très unie. Grâce au travail de mon père, j’ai été habituée, dès mon plus jeune âge, à voyager un peu partout en France, le plus souvent dans la Manche, où vit une partie de ma famille. Durant mon adolescence, j’ai éprouvé quelques difficultés à déterminer mon projet professionnel, cela étant mes parents ont été très compréhensifs et ont tout mis en œuvre pour m’aider à me trouver et à me réaliser. J’aime aussi à penser que mon grand frère, de trois ans mon aîné, a une part importante dans la construction de la personne que je suis. Son exigence a forgé mon caractère et renforcé ma détermination. Sans de telles relations avec chacun des membres de ma famille, je n’aurais certainement pas osé partir à l’autre bout du globe seule. Leur soutien est mon moteur. Durant mon cursus scolaire on ne peut plus « normal », un grand nombre de mes professeurs m’ont marqué, je réalise avec le recul qu’ils m’ont aussi beaucoup aidé et appris sur moimême. Je pense notamment à Mesdames Odile, Pothier, Nicolas, Dubert, Ricaud et Messieurs Burlan et Dreyer que je remercie par le biais de cet article pour leurs encouragements. Je ne pourrais dire si cela est propre à notre région mais je n’ai pu observer une telle qualité de l’enseignement et plus généralement de vie nul par ailleurs. A l’heure où je fonderai une famille, j’espère pouvoir offrir un tel confort et une telle stabilité à mes enfants. Parlez-nous de votre cursus scolaire… Je ne me destine pas à faire le même métier toute ma vie, je souhaite au contraire varier les domaines, multiplier les expériences et vivre dans différents pays. Mon cursus scolaire reflète ce souhait. A la sortie du lycée, baccalauréat littéraire en poche, je me suis essayée au droit et à la science politique à l’université de Caen. Cette année fut un échec « bénéfique » car elle m’a permis de me remettre en question et de rebondir l’année suivante avec l’intégration d’une école de communication parisienne. Trois ans plus tard, je décrochais mon Bachelor en Communication Audiovisuelle et l’année suivante un Master 1 en Journalisme et Contenu de Marque. En 2012, vous partez pour l’Asie. Racontez-nous votre périple… En mai, j’ai réalisé un stage de 3 mois en tant que journaliste et responsable éditoriale du Gavroche, un magazine francophone installé à Bangkok, en Thaïlande. Je me suis lancée le défi de partir seule pour me tester et voir ce que je valais loin du cocon familial. Me débrouiller par mes propres moyens m’a beaucoup appris. Malgré la barrière de la langue, j’ai pu facilement trouver un logement, me déplacer dans la ville, découvrir Bangkok et rencontrer des personnes venant des quatre coins du monde avec qui je suis toujours en contact aujourd’hui. Cette première expérience en Asie a été enrichissante tant sur le plan personnel que professionnel  : elle m’a permis de parfaire mon anglais et surtout de valoriser mon CV. En juillet et août dernier, j’ai posé un second pas dans le monde du travail asiatique en réalisant un nouveau stage en Chine cette fois, au service Communication d’une manufacture de la province de Guangzhou, près de Canton. Depuis peu vous vivez à Hanoï, parleznous de votre quotidien... Mes stages en Thaïlande et en Chine ont achevé de me convaincre du rôle croissant de l’Asie dans les relations internationales. En ce sens, j’ai intégré le Master 2 « Etudes des relations économiques euro-asiatiques » de l’Université de Rennes 2 délocalisé à Hanoi, au Vietnam. L’objectif de ce diplôme est de former des experts sur les questions politiques et économiques européennes et asiatiques, afin de satisfaire les exigences de recrutement à l’international. Confortée dans cette idée que l’Asie est le continent où il faut être et où les opportunités foisonnent, je suis donc arrivée à Hanoï le 4 octobre dernier pour faire ma rentrée au sein de la FTU (Foreign Trade University of Hanoi). J’ai rencontré mes camarades de classe et je me suis installée avec 5 d’entre eux en collocation dans une maison de 4 étages située à quelques minutes à pied de l’université. Cela fait désormais deux mois que nous vivons ici et chaque jour apporte son lot de surprises et de découvertes. Nous vivons comme la population et non comme des occidentaux, ainsi nous nous déplaçons en scooter et mangeons dans les restaurants de rue. En parallèle à nos cours, nous avons 6 heures de vietnamien par semaine, l’apprentissage de la langue n’est pas chose facile mais favorise grandement les échanges avec les vietnamiens, réputés pour leur hospitalité et leur gentillesse légendaires. Revenez-vous souvent en Normandie… Mon attachement à la Normandie est très fort. Paradoxalement, il s’est même renforcé depuis que je n’y vis plus. Je suis aussi profondément attachée aux valeurs de notre région telles que la simplicité et l’authenticité  : ce sont des qualités que j’aime aussi retrouver dans mes échanges avec les gens que je rencontre. Je suis rentrée pour une durée de un mois en septembre dernier à l’issue de mon stage en Chine. Je rentrerai de nouveau à Noël pour une quinzaine de jours. Je compte bien profiter de ma famille et de mes amis car l’année 2014 devrait marquer mon entrée dans la vie active et avec elle des retours moins fréquents ; en effet le monde du travail asiatique n’est pas aussi flexible que le nôtre  : les congés payés n’excèdent guère 15 jours par an et les jours fériés sont rares. Propos recueillis par Vanessa Riaboff STEMP CAEN N°20 - Déc. 2013/Janv. 2014 - 25



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