Stemp Caen n°11 novembre 2012
Stemp Caen n°11 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Air de Com

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : découvrir à Caen... l'histoire de la Place Saint-Sauveur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 - Nov/Déc. 2012 - STEMP CAEN N°11 Mathieu Bertrand Lucie Blanche, l'equipe MAD LORDS et le créateur Tobias Wistisen
PORTRAIT PORTRAITPORTRAITPORTRAITPORTRAITPORTRAITPORTRAI de Caen à ailleurs Lucie Blanche Lalubin Fondatrice des Bijoux lucieblanche Lucie Blanche, vous êtes originaire de Caen, parlez-nous de votre enfance en Normandie… Je suis née à Caen et y ai fait mes études jusqu’au lycée. Mes parents ont toujours été un vecteur important pour ma sœur et moi dans nos démarches artistiques  : danse, musique, découverte du concept de voyage dans des motivations humaines, découverte des modes de vie, des traditions régionales et de pays avec lesquels nous sommes liés par l’histoire. Mon père (Guy Lalubin) étant lui même sculpteur et peintre, j’ai été sensibilisée très tôt à diverses pratiques artistiques et surtout à la soudure des métaux, et la valorisation de notre environnement par l’utilisation d’élément de récupération. J’ai donc fait le conservatoire en violon, pratiqué la danse et plus tard participé à des cours du soir aux Beaux-Arts de Caen, où j’ai commencé ma pratique artistique. Mon bac en poche, Je suis partie vivre à St-Etienne où j’avais été sélectionné entre autre grâce à une présentation de bijoux épurés en aluminium et cuivre (premiers prémices de mon univers, esthétique minimale qui ne m’a d’ailleurs jamais quitté). j’y ai commencé une année propédeutique (apprentissage académique des arts avec cours sur la couleur, l’architecture, le dessin d’objet, la sculpture et l’histoire de l’art), études que j’ai prolongées à Toulon où j’ai finalement obtenu mon DNAP avec mention. Durant cette période j’ai également participé à une exposition sur la négritude où j’ai présenté des accessoires, coiffes et bijoux empreints d’ethnique. Diplômée des Beaux-Arts et passionnée par l’archéologie et les civilisations anciennes, comment est née votre envie de créer des bijoux… J’ai toujours été fascinée par les civilisations anciennes. Je pense que cela date des leçons d’histoire au collège où l’on étudie l’Egypte notamment. J’y ai découvert cette architecture majestueuse, où l’apparat est très présent. Très vite j’ai été attirée par les parures égyptiennes et étrusques. Lors d’un voyage en Suisse, j’ai rencontré Marie-Lise Gasser Forbach, que je me plais à appeler mon mentor, car elle m’a fait découvrir en 2000 le bijou contemporain dit de « l’école suisse ». Le coup de cœur pour cette technique a été immédiat. C’est d’ailleurs dans son atelier que j’ai réalisé mes premières soudures à l’argent et aussi mes premières bagues carrées. J’ai alors accompagné Marie-Lise sur des expositions lors du festival de jazz de Montreux pendant deux ans. En 2003, vous arrivez à Paris. Racontez-nous vos débuts… Mon diplôme en poche, je suis arrivée à Paris afin de concrétiser mon projet. J’ai, dans un premier temps, travaillé comme vendeuse pour différents créateurs français tels que « Métal pointu’s » et « Biche de bere ». Je me rends compte que mon parcours n’est finalement fait que de rencontres car Bernard Bouhnik le créateur de métal pointu’s m’a offert son carnet d’adresse me permettant ainsi de rencontrer plusieurs ateliers de fabrication à Paris, grâce auxquels j’ai pu pratiquer et apprendre de manière autodidacte... J’ai également été petite main pour « Isabel Marant » avant de me lancer définitivement dans le projet de création de ma marque éponyme. J’ai déposé mon logo en 2005. Quatre ans plus tard, vous créez votre entreprise lucieblanche. Quelles ont été vos motivations ? J’étais designer freelance pour des marques de bijou fantaisie haut de gamme (Kashmeer et DiGiorio), certains de mes modèles dessinés me correspondaient trop pour que je les cède. Alors après avoir commencé à vendre mes créations, à mon entourage d’abord puis à des boutiques de design en temps qu’artiste indépendant j’ai créé ma boite, poussée par mes distributeurs pour des raisons de gestion, ce que j’ai fait le 18 mars 2007. Nous sommes en 2012, comment a évolué votre marque ? Après avoir testé mon produit dans des expositions, marché créateurs dans toute la France et toujours à cheval entre le bijou objet, bijou sculpture, j’ai été distribué dans les boutiques de musée (Blackblock d’André au Palais de Tokyo, Lieu Unique à Nantes (ancienne usine lu-centre d’art contemporain). En 2010 j’ai décidé de participer à un salon professionnel, et j’ai opté pour le salon Tranoi. C’est en effet le salon le plus haut de gamme à Paris présentant des créateurs du monde entier mais aussi de très grandes marques (telles que Jean-Baptiste Rautureau, Mad et Len, qui font l’image luxueuse de la création française…). J’ai donc eu la chance d’être sélectionnée. La particularité de mon travail étant qu’il s’adresse aux hommes comme aux femmes, j’ai donc fait les sessions homme et femme la première année pour me consacrer à celles de l’homme à partir de 2011.C’est à partir de là que j’ai été distribué chez « Kabuki » (boutique référence à Paris de la mode homme haut de gamme), un showroom en Allemagne qui m’y présente toujours, deux points de ventes aux pays bas (Amsterdam, Maastricht), « Le diable Meridien » à Marseille, et enfin un site sublime de vente en ligne sur lequel je serai dès la fin du mois Caroline « MAD LORDS ». Je suis actuellement très fière de voir mes bijoux sur scène (notamment portés par le lead de TRYO Mali ainsi que Danielito le percussionniste, Napoleon Maddox un jazzman de Cincinatti…) mais aussi sur de beaux shootings tel que celui avec Vahina Gioccante. Parlez-nous de votre quotidien à Paris… Ma vie à Paris est plutôt agréable, rythmée par mes expositions lors de la fashion week en juin et janvier avec Tranoi au palais de la bourse, où j’y présente mes nouvelles collections. Mais aussi par les vernissages et autres expositions d’art contemporain (passion qui ne m’a pas quittée). Je soutiens également mes amis artistes peintres (Guillaume Mathivet, Jeremy Liron, que j’avais fait exposer à Caen pour la petite histoire et qui expose aujourd’hui dans les plus grandes galeries). Mon amour pour la musique m’a amené à côtoyer le milieu artistique et musical. J’habite, d’ailleurs le quartier de Ménilmontant, vivier de studio musique Garage, Smom, Ermitage… et par un hasard qui fait bien les choses plusieurs de mes amis sont tour manager (Romain Caucal qui accompagne ses artistes en tournée Yael Naim, Imany, Philippe Katerine). A travers eux, j’ai donc la chance de rencontrer beaucoup d’artistes. Revenez-vous souvent en Normandie… Je suis très tout d’abord très attachée à ma famille, (mon père, ma mère, ma sœur, son conjoint et leur trois enfants) mes premiers supporters. J’ai encore quelques amis caennais. J’ai également une cliente fidèle qui me suit et m’accompagne depuis 7 ans maintenant. J’ai également de beaux points de vente tels que TILT (rue aux Namps) et la galerie PUR (rue Arcisse de Caumont). Je suis adhérente depuis ses débuts à l’association des Normandie Métiers d’Arts avec lesquels je participe à des expositions dans des lieux prestigieux de Caen, le cloitre de l’abbaye aux dames, l’église st Nicolas dernièrement. Enfin je crois surtout, en dépit de ma vie citadine, être une vraie enfant de la campagne. Née au bord de la mer, je retourne à Caen tous les mois afin de me ressourcer, ceci est vital pour ma créativité. Propos recueillis par Vanessa Riaboff Site web  : www.lucieblanche.com STEMP CAEN N°11 - Nov./Décembre 2012 - 19



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