Star Wax n°48 sep/oct/nov 2018
Star Wax n°48 sep/oct/nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de sep/oct/nov 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Compos-it

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : les chroniques...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Fing-D 30_IntervIew ae Manudletal Celui-là, pour la petite histoire, c'est marrant parce que l'a cappella avec Mesh, un chanteur parisien, nous Pavons enregistré il y a un bout de temps, il y a peut-être six ans, J'habitais encore à Paris. À la hase ce n'est pas Pinstru qui est dans Bass Attack ». Je n'aimais pas k rendu final. Et un jour je me suis rappelé que l'a cappella était vraiment top. Je l'ai ressorti, dépoussiéré un peu. Puis j'ai refais la musique J'ai fait écouter la nouvelle version à Mesh et il a trouvé ça mortel. Et le titre est dans l'album À l'exception de « Tirne Bombpourquoi ne pas être parti dans une ambiance jungle & dubstep 7 Le dubstep ce n'est pas une musique qui me parle vraiment. Par contre la jungle et la d n'b, j'affectionne beaucoup. J'ai fait quelques remues en free download sur Internet Mais la jurtgle et la d'n'b, ça reste de la musique pour un public fermé. Quand je vais la jouer en live, ça déchire le dancefloor. Il n'y a pas une session où je mets un de mes morceaux d'n'b et où ça fait jamais un flop. C'est kiffant de savoir que ça fonctionne à chaque fois. Mais c'est une musique dure, très chargée et très agressive, donc ça s'écoute peu chez soi, c'est compliqué sauf pour les addicts. Déjà que certaines personnes se plaignent que le reggae ne passe pas à la radio, alors la d'n'b c'est dix étapes plus loin. Ça reste underground. C'est pour cela que j'ai mis le morceau avec Ed Solo sur l'album  : c'est un clin d'oeil à une culture que j'affectionne beaucoup. Si je devais faire un projet entièrement jungle ou d'n'b, ça serait un side project, comme les dernières sessions « Inna Di Room », basées sut la jungle, à la Congo Natty ou à la Benny Je crois qu'il n'y a plus de jungle party à Paris... C'est- fini. Mais c'est bizarre car je joue beaucoup en Angleterre. Enfin, j'ai la chance d'être pas mal invité en Angleterre. Et cette scène-là, qu'elle soit reggae, dub, d'n'b, ou jungle, elle est vraiment mélangée. Les Djs vont jouer de tout. Et ça va toujours marcher. Tant que c'est bien, ça les touche. Il n'y pas de barrières. L'intervention de Queen Omega pour ta session à Trinidad est puissante. Pourquoi ne pas avoir invité plus de femmes ? Plus de femmes ? Il yen a déjà deux  : Soom T, avec qui je voulais vraiment faire un morceau. Et il y a une autre artiste parisienne qui s'appelle Royale. Elle est inconnue du grand public et même du public reggae. Elle a très peu enregistré. Avec Queen Omega, nous avons failli faire un morceau mais ça a été compliqué par son emploi du temps. Je lui ai dit  : Prends ton temps. Nous sortirons un titre plus tard. C'est toujours mieux que de courir et de passer à côté de quelque chose... Tes trois titres favoris de s Bass Attack s ? J'aime beaucoup « Rub A Dub ri, avec Cali P, parce que d'EU un super gars. Le flow a été adapté d'un titre de Raggasonic « Bleu, Blanc, Rouge N. Donc ça me fait sourire. Et je kiffe à chaque fois que je l'entends parce qu'en général ce sont les artistes anglophones ou francophone qui s'inspirent des flows jamaïcains, surtout dans les années 90. Aujourd'hui aussi, mais encore plus durant les 90's. Après, j'aime beaucoup « Nah Fight », avec Mesh, pour l'histoire que je viens de te raconter. Et j'aime bien le bear. Le tempo est différent du reste de l'album. L'approche est vraiment particulière. Puis j'aime beaucoup « Herb Inna Mi Pocket » de Solo Banian parce que j'aime bien le côté Sbit, qui me rappelle des sons de Jahtari ou ceux des premiers Mungo's Hi Fi. C'est un artiste cool. Quand je pense à lui, je ne pense qu'à de bons souvenirs. Envisages-tu de faire remixer des litres ? C'est un truc que j'aimerais bien faire. Ça j'avoue que ça serait cool de faire remixer des titres par des Djs, des musicos ou des mals que j'affectionne. Je vais lancer des bouteilles à l'eau  : je verrais bien Mungo's Hi Fi, Dj Vadim ou Benny Page... Je kifferais grave. Môme peut-être me remixer, et faire une sorte de version bis avec des remises qui sortirait dans un an... " Je ne fais pas des clips pour passer à la. Tv donc je ne vois pas pourquai. mes clips doivent ressembler à ceux de la. Tv. " Pourquoi ce disque est-il fait pour le live ? Il est fait pour le live parce que les morceaux ne sont pas pensés dans un ensemble, comme un album, avec des thèmes pour élever et d'autres qui sont plus bas. Au final nous sommes à Père enternet, où les gens achètent rarement l'album complet. Cet album est plus un empilement de singles. Ça ne veut pas dire que j'ai fait des morceaux qui sont fait pour marcher. Quand tu fais du reggae digital, tu n'es pas dans un délire commercial. Les morceaux sont tous typés pour raconter leur propre histoire, en trois ou quatre minutes. C'est plus une série de morceaux dynamiques, qui vont avoir un meilleur impact pour le live.
Tu peux prendre cinq ou six morceaux de l'album et les mettre dans un set de Dj, et ça le fera, L'album d'avant c'était plus un album qui racontait une histoire avec des low tempos, des ambiances plus posées. Quelque chose que ni vas écouter chez toi, pour te détendre... Tu peux aussi écouter « Bass Attack » chez toi, mais en dansant. Tu ne vas pas pouvoir tourner avec tous les invités. Penses-tu refaire des vidéos inédites ? Oui je vais faire des vidéos inédites. Pas avec tous les artistes, car ça va être compliqué de recroiser certains d'entre eux. Mais je vais essayer d'enregistrer le maximum de vidéos. Ces vidéos seront-elles destinées aux shows ? Non principalement pour le web. Ça ne va pas être des clips officiels, forcément bien faits. L'idée est de faire des vidéos freestyles, parce que je ne suis pas chanteur. Et je pense que la direction de mes clips est plus opportune. Elle parle plus aux gens quand c'est un moment de vie partagé avec le chanteur. L'idée est de montrer des sessions improvisées. Ça marche très bien pour 95% des chanteurs dans le monde.lls font des clips officiels. Mais en tant que beatmaker, ce n'est pas vers quoi je veux aller. Je pense que mes sessions avec mon Casio proposent une autre vision. Une autre manière de consommer. Ce n'est pas moi qui ai inventé ce concept. Je ne fais pas des clips pour passer à la Tv, donc je ne vois pas pourquoi mes clips doivent ressembler à ceux de la Tv. Ceux qui viennent sur YouTube viennent pour voir autre chose. Pour la majorité des dates de ce second semestre, tu seras accompagné par Deemas J. Pourquoi l'avoir uniquement choisi pour le live ? J'ai choisi Deemas parce qu'il est un superbe Mc pour le live. Je l'ai rencontré il y a un an et demi, lors d'un festival à Brighton. Il jouait avant nous, Et quand je l'ai vu poster son set, j'ai fair  : « Waouh il déchire, il faut qu'il incorpore notre set. » Donc nous lui avons demandé d'intervenir sur un morceau. Et au final il est resté tout le set. C'était mortel car il a vraiment cette culture que les Mcs français pratiquent moins, c'est à dire de chanter et d'hoster. Ça se fait peu dans le reggae. Ça se fait plus dans la jungle, la d'n'b où il y a des gars qui vont pouvoir chanter pendant 16 ou 32 mesures puis s'arrêter et faire juste du hosting. Alors pourquoi il n'est pas sur le disque ? Parce que je ne voulais pas faire un disque à rallonge, avec plein de titres. J'ai dû faire des choix, malheureusement. Mais il y aura des projets qui vont sortir avec Deemas J. Tu es passionné par la scène reggae passée, mais tu n'occultes pas pour autant les new corners. Peux-tu évoquer des chanteurs et producteurs qui te séduisent ? Parmi les producteurs du moment, il y a Winta James qui a quasiment tout produit, de Cluonixx à Protoje. J'aime beaucoup car c'est une musique jamaïcaine avec du sample et une vision hip-hop.J'aime moins les productions dancehall modernes et hardcore. Dès qu'une production sort à 100% d'un ordinateur, ça va souvent me lasser, Dès qu'il y a un côté analogique, j'apprécie la dimension granuleuse et vivante. Après il y en a d'autres. Concernant les chanteurs, il y en a plein que j'affectionne, en Jamaïque et dans le monde entier. Même s'il y en avait beaucoup plus auparavant. Car aujourd'hui il y a plus des artistes de studioJe suis souvent déçu en live. As-tu des noms ? Il y a Junior Roy, qui vient de la région parisienne. Il y en a plein au sein de cette nouvelle scène. Et ils cartonnent... On veut des noms... (Rires) C'est compliqué. Ça dépend ce qu'on appelle jeune... Il y a 11 y a aussi Tom Spiral que j'aime beaucoup, c'est un artiste anglais. Moins jeune il y a Tenja, c'est un français installé en Angleterre. 11 y a plein d'artistes comme ça, comme George Palmer, avec qui j'ai travaillés. Il y en a beaucoup. Achètes-tu des vinyles ? J'en ai acheté quelques uns. Je ne suis pas un grand collectionneur. Les nouveaux que j'empile, ce sont des potes qui sortent leurs disques et ils m'en font cadeau. Quand je mixais, j'utilisais des Cds. Mais le vinyle m'a toujours attiré. Tai passé du temps chez les disquaires reggae parisiens tels que Dubwise, Blue Moon et Patate. Mais il ne reste que Patate. J'ai donc connu cette période. Ça a toujours été important pour moi de sortir ma musique au format vinyle. Il faut entretenir ça, même si ca ne représente pas des millions. Ça représente une scène... Et le business reprend... Oui les ventes de vinyles de manière générale progressent. Mais dans le reggae, je ne crois pas. Il y a dix ans de cela, il sortait jusque quatre cent 45 tours de reggae par mois. Il y a une usine qui a réouvert en Jamaïque. Mais aujourd'hui ça reste très marginal. Les trois-quarts des artistes jamaïcains se demandent quels sont les énergumènes qui achètent encore des vinyles.lls hallucinent quand ils viennent en Europe et qu'ils croisent des mecs qui sortent leurs vinyles. Un dernier mot ? Bah c'est compliqué  : nous avons déjà dit plein de choses. Merci et bigup pour votre militantisme... Ça fait plaisir d'en être et de pouvoir ajouter ma pierre.



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