Star Wax n°34 mar/avr/mai 2015
Star Wax n°34 mar/avr/mai  2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de mar/avr/mai 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Compos-it

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... DJ Cam.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 44 - 45  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
44 45
i 4 Po, G1-1rro ~h~N,rss Hanoi Masters / War is A Wound, Peace is A Stair (Lp/Cd) Glitterbeat innove avec Hidden Music, une série consacrée aux musiques traditionnelles. Pour le premier tome, le producteur Ian Brennan a effectué un enregistrement au Vietnam. La plupart des musiciens sont d'anciens combattants communistes et confèrent à cet album une dimension historique évidente. A l'image de cette chef de village qui ne chantait plus depuis quarante ans... Méconnues sous nos latitudes, les musiques indochinoises se dévoilent avec parcimonie. Garante d'une tradition intacte, cette collection rappelle volontiers la démarche de l'office de coopération radiophonique de Radio France (OCORA). Ici pas d'arrangements superflus ni d'instruments digitaux. Place aux sonorités acoustiques, enregistrées de manière admirable. Les voix et les instruments expriment une élégance indéniable. Et l'usage des silences et des rythmes lents ne font que renforcer l'esthétique ambiante. Surprise, "1 he Wind Blows Away' par Quoc Hung, diffuse des effets sonores inédits. Ils inspireront probablement les Dj's en mal d'aventure. Pham Mong Hai instaure une contemplation évidente avec "For 7he Fallen", Alors que "Help Us In 'Ihis Life' présente l'interprète en improbable chanteur folk. Les titres se dévoilent comme autant de saynètes naïves. C'est le cas de "I Long To Return To My Hometown", chanté par Vo Tuan Minh. Ou de "Doomed Love", plage extatique signée Xuan Hoach. Avec Hanoï Masters, Ian Brennan propose une compilation rare. On attend Ies prochaines parutions avec impatience. (Vincent Caffiaux) Axel Bau / Musick (Lp/Cd/Digital) Pour le plaisir de faire de la musique et uniquement pour cette raison. Loin des considérations d'un label commercial et de la pression médiatique qui l'attend au tournant. C'est un peu le credo (jeu de mot hé hé) du producteur allemand Alex Bau. Une bonne douzaine d'années d'activisme techno, le Dj est du genre prolifique puisque pas moins d'une cinquantaine de maxis sont à son actif. Ce printemps c'est son troisième long format qui sera en bac, sobrement intitulé « Musick ». L'ouverture Voise Over donne le tots, une nappe Fortement parasitée qui se transforme en une balle techno brute. On est quasiment dans un univers indus quelque part entre'Ihe Advent et Adam Beyer. „ Voise Pt 1 et 2» sont parfaits pour le rythme cardiaque. On s'imagine noyé dans une foule immense sous le feu des meilleurs sound systems berlinois. Mais parmi cette techno froide et robotique on retiendra « Bassmamba » au groove hypnotique digne de Moroder ou d'un Green Velvet. Tout cela pour mieux savourer la descente Down From Space », ce morceau en guise drafter pour se remettre de ce voyage sous tension ! Alex Bau fair donc une musique électronique souvent dansante mais toujours sans concession, suivant son envie. Avis aux amateurs. (Dj Barney) Pumpkin & Vin's Da Cuero / Peinture Fraîche (Cd/Digital) Le printemps 2015 est une excellente cuvée pour le rap français. Délicat de s'imposer entre les sorties de Phases Cachés, de Lautrec, de Nouvel R, d'Ali ou encore Anakronic. Au féminin, Pumkin fidèle à Vin's Da Cuero balance son premier long format. 4 Discipline » l'ouvre avec punch et finesse. Tout comme les douze autres titres suivant, ou presque, les textures et les sonorités de leur boombap sont d'avantages digitales et ça Icur réussi assez bien. La participation de 2OSyl sur 0 Fifty Fifty », en tant que rappeur et seul bearmaken à partager les machines avec Vin's, accentue cet effet de musique électronique', Leurs amours pour le boombap jazzy se rossent encore, la collaboration notamment à la basse et à la guitare de Dan Among ou Seb Lawkyz le rappelle, tout comme r. Bye Bye Madeleine » avec Mr. J. Medeiros, Toujours en quête de sens elle offre une belle joute verbale qu'elle partage aussi avec Dynasty et Signif sur 0 Mouvement » ou encore avec Boog Brown & Rita J sur « l.ouder ». Une équipe à qui l'on souhaite de manger plus de scène afin d'amener leur art plus loin et de trouver son public. Une " Peinture Fraîche » qu'ils devraient faire couler et sécher définitivement su vinyle. (Supa Cosh...)
Page 95 _ SICLE Wax magazine i: :.~~ Chroniques Buena Vista Social Club / Lost And Found (Lp/Cd/Digital) Classique du répertoire afro-cubain, « Lag rimas Negras » Fait partie des treize plages retrouvées par Nick Gold, le patron du label anglais World Circuit. Interprété par Omara Portuondo ce titre, extrait de LostAnd Found, nous téléporte au milieu des années 90, à la sortie de Buena Vista Social Club. Encadré par l'excellent Ry Cooder, cet album sonne aujourd'hui telle la pierre de Rosette des musiques latines. Son, rumba, effluves jazzy, le chaudron bout pace aux personnalités d'Ibrahim Ferrer, Cachaito Lopez, Compay Segundo et consorts. Un phénomène musical illustré, dans la foulée, par le documentaire de Wim Wenders. Ironie du destin, cet enregistrement trouve son prolongement avecAfrocubism, le projet originel du Buena Vista Social Club et point de ralliement entre ces vénérables interprètes et leurs homologues africains. L'expérience reste stupéfiante tant les musiques du continent premier opèrent un chassé croisé naturel avec la Caraïbe. Lost and Found, le nouveau disque du Buena Vista Social Club, s'affirme bien comme le troisième volet de cette saga. Sélection d'inédits et dc prises live (différentes du concert au Carnegie Hall), l'album évite pourtant l'écueil de la compilation posthume, forcément inégale. A commencer par Bruca Ivlanigua s, splendide ouverture issue d'un set donné cri 2000 par Ibrahim Ferrer. « Tiene Sabot » « Bodas De Om » et « Guajira F.n F confirment la bonne santé de l'orchestre. Duel entre la contrebasse de Cachaito et les percussions d'Anga Diaz, „ Black Chicken 37 » claque à coups de rythmes improvisés. Doté d'une esthétique dépouillée, ce titre est sans conteste l'un des sommets de cet album, Tout comme « Habanera », enregistré par Gajiro Mirabal pendant les sessions de son premier album solo. Etalés sur huit années, ces enregistrements brillent par leur diversité. A l'image du jeu de piano onirique de Ruben Gonzalez qui termine cet album de manière subtile, (V.C.) Ghospoet / Shedding Skin (Lp/Cd/Digitgal) Retour du sympathique Obam Ejimiwe, alias Ghospoet, excellent poète anglais baryton et nonchalant. Auteur de deux superbes premiers disques, 'il nous revient avec un troisième album intitulé "Shedding Skin". L'artiste s'est spécialisé dans les ambiances voilées et le hip hop chimèrique. Les textes sont ceux d'un homme directement connecté à son monde, les yeux bien ouverts, loin du bling-bling et proche des gens. Il convene avec nous par le biais d'anecdotes du quotidien, confient en l'avenir, le regard compréhensif et rédempteur malgré les incohérences de notre monde. Ces précédentes productions aux beau nébuleux l'avaient lassées aux rayons des productions abstraites et cotonneuses d'un King Midas Sound voir d'un Tricky. Sans révolutionner les ambiances, le britannique évolue en émaillant son hip-hop d'électricité ("Better Not Butter' avec sa guitare très noise). La production est jouée live pour ramener de l'urgence dans le son, sans toutefois en ôter la cohérence. Ghospoet se révèle être uts véritable chef d'orchestre lorsqu'il s'agit d'associer les nombreuses collaborations qui orne l'album, de Melanie De Biasio à Paul Smith de Maximo Park. L'anglais réussit à se réinventer sans désavouer ces précédents disques ("Off Peak Dreams" splendide morceau introductif) en s'ouvrant aux aunes et en étant moins dans le sillon expérimental introspectif plus dans l'urgence d'un flow alerte. Ghospoet continue son chemin aventureux dans le hip hop et ajoute une nouvelle pierre angulaire à son oeuvre_ (S.F) Stnsênvlia / Un Autre Monde Est Possible CLp/Cd/Digitall) Groupe incontesté de la scène reggae hexagonale, Sinsémilia revient, après six ans d'absence, avec Un Autre Monde Est Possible. Loin d'être endormie sur ses disques d'or, la formation grenobloise insuffle toujours un esprit libertaire. Une attitude déjà remarquée par le passé avec la reprise de 'La Mauvaise Réputation' de Georges Brassens. Les voix complices de Mike et Ripé illustrent les nouvelles plages, souvent avec vigueur. Tout comme l'orchestration, qui fait la part belle aux cuivres et à la rythmique. Si la culture jamaïcaine reste la source d'inspiration première, d'autres répertoires font leur apparition. C'est le cas de "Flash Back", le morceau d'ouverture, amplifié par une fusion rock Le texte est touchant. Il fait référence ni ix jeunes années de la formation, à l'écoute des Gladiators et de Steel Pulse. "Warning" rappelle combien Sinsémilia peut mettre le turbo et transformer les boomers en centrale nucléaire. Invité sur la plage titulaire, l'ivoirien Tiken Jah Fakoly propose un duo qui transpire la générosité. Alors que "Barre Toi" condamne de manière claire la violence faite aux femmes. Les titres raid tempo terminent l'album. "We Miss Them" ou "Respire" offrent des séquences musicales inédites. A défaut d'être réellement emballants. ces titres traduisent la volonté de faire évoluer le répertoire. Tout comme les thèmes détournés de Bob ,Marley qu'on suit, au fil de ce nouvel album, tel un quizz_ Le jeu est malicieux. Il traduit la grande maitrise musicale exprimée par Sinsémilia. (Vincent Caffiaux) V.A. / Dance mania - Ghetto Madness (2 Lps/Cd/Digital) Strut désormais sous division du label 1(7! poursuit après la Hardcore Traxx : Dance Mania records 1986-1995 " son excellent travail de compilation des pépites de l'un des labels essentiels de la house U.S des années 90 : Dance Mania. Basé à Chicago ce dernier a défini un pan entier de la house par le biais de son esthétique brute, sale et ultra immédiate, tellement dancefloor. Des Daft Punk à Nina Kraviz, on ne compte plus Ieurs fans, bien que leurs disques s'arrachent à prix d'or sur les sites d'occasions. D'où la pertinence de ces rééditions dont la dernière "Ghetto Madness" condense nombre de hits absolus du genre : entre autres "Pump Thar Shit Up" de Jammin Gerald, "Computer Madness" de Steve Pointdexter ou encore "Give Me Ecstasy" de Paul Johnson. Le double vinyle est en plus accompagné d'une version Cd pour cruiser en mode badboy, must have ! (Vincent Barbaud).



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :