Star Wax n°34 mar/avr/mai 2015
Star Wax n°34 mar/avr/mai  2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de mar/avr/mai 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Compos-it

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... DJ Cam.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Pae z5_trttervl®wt.em per moo Can.., Maki par Rem terow MALGRÉ SDN INTÉRÊT' POUR LE MYSTICISME ET L'OBSCURITÉ, LOAN TEL UN PHÉNIX A SU SE RENOUVELER TOUT EN ÉLARGISSANT SA DLSCOGRA.PHIE DÉBUTÉE IL Y A DÉJÀ QUINZE ANS ELLE CONTINUE SON ASCENSION AVEC " IN SPACE TIME', SON SECOND ALBUM À SORTIR PRoeHAINEMENT SUR IOT RECORDS BEATS LOURDS ET BASS MUSIC FUSIONNENT AVEC DES MCS ANGLAIS OU AMÉRICAINS. DÉCIDÉE À NOUS DONNER LE VERTIGE, ELLE RÉALISE AVEC LE SOUTIEN DE KAORI ITO, "QUAGMA", UN COURT-MÉTRAGE QUI MET EN IMAGE SON TRAVAIL ET LA DANSE HIP-HOP DU RAF CREW. Comment as-tu commencé le beatmaking ? Je vis, mange, bois et respire avec de la musique électronique dans ma tête, mon osque, mes enceintes. Je vais assidûment dans des raves-party, littéralement hypnotisée par cette musique. Son côté tribal résonne clairement avec mon enfance en Côte d'Ivoire. Danser. Danser. Ressentir cette énergie nous envahir jusqu'à altérer nos propres perceptions et expérimenter l'état de grâce de la transe... C'est cet aspect fondamental qui m'inspire encore aujourd'hui clans ma recherche artistique. Le côté voodoo en quelque sorte. Je me retrouve face à une Roland R8 MK II, une boite à rythmes monstrueuse avec laquelle tu peux faire des lives entiers, uniquement avec ça et quelques pédales d'effets. Après il y a eu un Amiga, une Bass Station, puis un Korg Ms20, sans compter les jouets qu'on me prêtait ! J'ai jamais pu décrocher et ça fait presque vingt ans que ça dure. Achètes-tu des vinyles et fais-tu des Dj sets ? Bien entendu que j'achète des vinyles !C'est la seule chose que je collectionne. J'en achète depuis que j'ai 15 ans et à chaque fois qu'un nouveau vient compléter ma collection, je l'accueille, je le scrute, j'admire la pochette, je le touche, je le sens, et puis, je l'écoute... cette rondeur... ce craquement... C'est un rapport quasiment charnel en fait. Alors oui, j'aime les vinyles et en acheter, c'est aussi supporter les labels indépendants et les artistes que l'on aime. Cela dit, je joue mes vinyles à la maison, chez des amis, pour k plaisir mais je ne suis certainement pas Dj. Je n'imagine pas une seconde faire autre chose que du live. Cela me correspond davantage ; j'aime ce voyage intérieur, cette nécessaire introspection, ce langage de mon imagination que je peux etplorer_ Peux-tu nous parler de ton processus de production, quelles machines utilises-tu ? Je n'ai pas de réelles méthodes habituelles de travail. Les façons d'aborder le processus de production sont multiples et dépendent de plusieurs critères. Je fais surtout comme je le sens. L'intuition, le feeling, la sincérité, c'est toujours le meilleur choix. J'ai le studio le plus basique au monde, absolument rien qui ne fait rêver. J'utilise un laptop, la même carte son RME depuis I5 ans, quelques controllers Midi Novation basiques, un davier Midi, Abketon Live et la Komplete de Native. J'ai de bonnes écoutes studio (Divatech), un fidèle casque, repère depuis des années, et mes oreilles. Je passe beaucoup de temps à travailler le son, l'espace, la profondeur, les textures, le grain... Et l'ultime touche finale, c'est Durite (Otisto23, ndlr) qui l'apporte en studio. Son travail en mix est d'une précision chirurgicale et sa Façon d'aborder mon son est parfaitement juste. Etyrnologiquement, ton prénom signifie notamment lumière pourtant, autant ta nouvelle pochette de In Space Time = que tes nouvelles photos sont bien sombres. Peux-tu nous éclairer? J'ai eu un vrai coup de coeur pour le travail de Charlotte Cochelin, l'artiste qui a créée cette pochette. Elle correspond à l'identité que je m'étais imaginé pour ce projet ; la réalité altérée, les autres dimensions, l'au-delà, la science fiction. C'est le reflet d'une quête initiatique vers une intériorité complexe qui demande de prendre des voies inhabituelles. Ces différents niveaux de réalité oscillent entre le thème des mondes parallèles et des représentations myspco-ésotériques de l'univers dans les autres cycles. J'aime ma solitude, pour pouvoir rêver, fermer les yeux, imaginer des mondes. J'aime ce qui est mystique, irréel et sombre, ce qui est profond à en donner le vertige. Je vais naturellement vers l'obscurité, car j'y ressens un certain confort. Les photos qui ont servi de base pour la création visuelle ont été faites par Pierre Denses, un ami photographe qui a su capturer ce côté sombre et illustrer ce que je recherchais. "Lumière" est la signification celte de "Loan" mais ce prénom vient de mes origines vietnamiennes qui signifie le phénix. Enfant, j'ai été éduquée de manière à être discrète, observatrice et alerte. Si j'avais pu avoir un super pouvoir, j'aurai sans doute choisi l'invisibilité. Des sorties typées dubstep, grime avec des guests vocaux étrangers, est un phénomène relativement rare en France. Quel est le mystérieux insecte qui t'a piqué ? J'ai toujours aimé le hip-hop, particulièrement UK et US. Public Enemy a bercé ma toute jeune adolescence. Quand j'ai découvert leur son je quittais la douceur de l'enfance, et commençait à entrevoir le monde des adultes. J'avais onze ou douze ans. Ce son, ce grain, ces sirex ' les qui annonçaientl'aporalypse, j'étais terrorisée et j'adorais ça ! Je découvrais mon goût pour le bizarre, le sombre, le déviant et l'énergie de la révolte...



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