Star Wax n°34 mar/avr/mai 2015
Star Wax n°34 mar/avr/mai  2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de mar/avr/mai 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Compos-it

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... DJ Cam.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BIS ÉTAIENT QUATRE FRANÇAIS L'ANNÉE DERNIÈRE A S'ENVOLER DIRECTION TOKYO POUR PARTICIPER À LA RED BULL MUSIC ACADEMY, C:Ef1h FAMEUSE UNlva&rÉ MUSICALE ANNUELLE ET PRIVÉE, ORGANISÉE SUR DEUX SEMAINES DANS UNE MEGALOPOLE DU GLOBE. PARMI EUX, LE JEUNE PRODUCTEUR RENNAIS, DOUCHKA UNE EXPÉRIENCE MARQUANTE DONT LES . E 15 ÉNERGISANTS SUR SA CARRIÈRE SE PROLONGENT JUSQU'À AUJOURD'HUI.
ims zs _ Aman .t at» narrtra par nmxars, t>ramm Quand Douchka, vingt trois ans, vient nous ouvrir les portes du RedBull Studio en plein coeur du Sentier parisien, on a l'impression qu'il vient juste d'atterrir de la RBMA Tokyo, or il est rentré depuis plusieurs semaines déjà. Des lumières plein les yeux, le débit pitché à +4 comme pressé de témoigner de ce qu'il a vécu, le jeune breton est sur place pour peaufiner et mixer des morceaux composés Iors de son séjour en Asie. Les a académiciens s ne sont en effet pas laissés dans la nature après leur participation comme nous l'explique Guillaume Sorge, studio manager du RedBull Studio parisien ; "Les participants français (Lafawndah, Douchka, Felix et La Mverte) ont un accès privilégié au studio parisien et peuvent jouer sur des plateaux RBMA dans des dubs ou les festivals dont nous sommes partenaires : Villette Sonique, Nuits Sonores, Marsatac, Sonar... Plus généralement, nous suivons l'évolution de leur carrière et sommes dispos pour aider si besoin". Il y a un an de cela, Thomas Lucas élaborait patiemment ses trucks sur son laptop en même temps qu'il poursuivait une formation aux Beaux Ans de Rennes. Depuis quelques temps, après des débuts en tant que Dj, ce passionné de musique et de vinyles s'essayait à la production. Des efforts couronnés par un premier Lp de dix titres, " Yto ln", un corpus qu'il décide de proposer comme objet de candidature à la RBMA "En plus d'une copie de tes travaux, il y a un dossier à remplir. Trente pages quand même ! Ca m'a pris plusieurs jours avant de le compléter entièrement Fallait voir certaines questions : dessiner son rapport à la musique et au monde... Vos beaux parents viennent dîner : qu'est-ce que vous faites à manger ? Quelle musique passez-vous ?... C'était déstabilisant ". Sur les quelques 6000 candidatures envoyées pour la RBMA nippone, seulement 60 ont fait l'objet d'une réponse positive et l'un de ces précieux mails de confirmation était destiné à la boite de réception de Thomas. Une fois l'euphorie de l'annonce passée et le forfait texto explosé, le jeune producteur redescend et de son propre aveu, commence à se poser des questions sur sa légitimité à participer à ce rendez-vous : « Est-ce que je vais être à la hauteur, moi qui n'ai jamais vraiment travaillé dans de vrais studios ? " La frénésie de son emploi du temps tokyoïte a rapidement balayé ses craintes : " On était basé à Shibuya, en plein coeur du Tokyo qui vibre mais je n'ai rien vu de la ville ou presque (rires). Les journées étaient hyper remplies, deux conférences quotidiennes avec des grosses pointures (Benjamin Wright - arrangeur pour Michael Jackson, le beatrnaker et rappeur Marley Marl, le producteur techno Ritchie Hawti.n... ), puis tu enchaînes avec beaucoup de studio, m files en concert, on t'emmène en club puis au milieu de la nuit, comme tu n'as pas envie de t'atréter là, tu retournes au studio jusqu'au petit matin... Il m'est arrivé deux fois d'y dormir pour terminer des tracks qui allaient partir en mastering le lendemain matin. Avec cet emploi du temps de ministre nishe de la musique électronique, Thomas a tout de même réussi à compiler sur place cinq morceaux dont l'un figure sur la compilation gratuite éditée par la marque. "Les autres sont dans mon ordinateur mais je sens que j'ai besoin de passer encore du temps en studio pour trouver un son propre, que ça me corresponde. Hors de question de lever le pied depuis son retour, bien au contraire, le jeune rennais a même pris une grande décision dans la poursuite de sa carrière : "J'ai stoppé mes études suite à la RBMA et je cherche à vivre de ma musique. Je suis dorénavant plus exigeant : fini les envois de démos comme des bouteilles à la mer. Je suis devenu maniaque jusqu'à réaliser dix ou quinze versions d'un même morceau, pour aller au plus loin dans la recherche de mon propre son. J'ai maintenant un vrai coin chez moi, avec du matériel et c'est mon bureau. Je me donne des horaires tous les jours et je m'y astreins. Depuis que je suis rentré de Tokyo, j'ai fait une dizaine de nouveaux tracks". Depuis notre rencontre début janvier, Douchka s'est produit à Strasbourg aux côtés d'un des pères fondateurs de la techno de Detroit, Juan Atkins et on a aussi pu le voir au rendez-vous parisien du Future Festival, avec les beatmakers de la Fine Equipe entre autres, les choses avancent bien pour lui. N'essayez pas de les découvrir sur son profil soundeloud, l'intéressé n'est pas du genre à y poster de façon frénétique. Faire partie de la génération digital native n'entraîne pas obligatoirement le besoin de partage compulsif chez lui. Il reconnais au contraire les vertus du « less is more w : "Je ne suis pas tenté par le fait de devoir poster des morceaux à un intervalle précis. Pas mal de producteurs font ça et je trouve que ça inonde soundcloud. Trop souvent, passé le processus créatif de ton morceau, m te poses pour réécouter ton morceau et tu te dis que ru ne l'aimes pas." Une démarche qui va de pair avec sa façon d'aborder la composition. A Vingt trois ans, le jeune producteur aime prendre le temps nécessaire pour s'inspirer et tenter de nouvelles choses, en utilisant tous les moyens à sa portée, analogiques comme digitaux. Pour lui, rien de plus naturel que de fusionner les mélodies de son clavier Inrerconrinenral 7 à toute une série de VST et ainsi composer sa "Supersonic Harmonie Bass music" comme L'a estampillé l'un de ses intervenants à la RBMA, "une Bass music, electro, pas très rapide ni trop lente" selon ses propres mots. "Je ne sais pas vraiment ce que ça représente mais une chose est sûre, la mélodie est très importante dans mon processus de création, c'est ce que je travaille en premier. J'aime chercher ce côté épique. Je suis prés à y placer des violons et des trompettes, de gros cors même ! J'adore aussi bricoler mes propres samples : l'autre jour, j'étais en train d'éclater de la glace contre ma table pour obtenir une snare, une caisse claire. Ca part d'un truc organique que j'ai ensuite modifié pour obtenir un son unique. Mon but est de faire une musique futuriste, d'aller dans la différence. Je ne vois pas l'intérêt de produire une musique qui a déjà existé. L'année prochaine, la RBMA se tiendra à Paris et mérne s'il est encore beaucoup trop tôt pour connaître le nom des intervenants, une chose est certaine : on devrait y croiser Douchlra, quelque part dans les couloirs, prés â partager son expérience, de l'autre côté cette fois-d. http:/lapply.redbullmusicacademy.com https:Ilsoundcloud.comldouchka http:lldouchka.bandcamp.com



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