Spore n°178 oct/nov 2015
Spore n°178 oct/nov 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°178 de oct/nov 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre technique de coopération agricole et rurale

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : une clientèle de proximité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BUSINESS AGRICULTURE CONTRACTUELLE Accroître les revenus Outre le contrôle qualité, les entreprises peuvent offrir aux agriculteurs de bons intrants et un marché immédiat – ce qui améliore la productivité agricole. Dans le village d’Alayide, au sud-ouest du Nigeria, le revenu annuel total de 500 producteurs de manioc a augmenté de 95% pour atteindre 225 000 € grâce à des contrats directs conclus avec l’entreprise Psaltery International, productrice d’amidon alimentaire et de farine de manioc de qualité supérieure. FRUITS SAUVAGES Valeur ajoutée Dans les régions arides du Kenya, 37 000 agriculteurs améliorent leurs revenus en vendant du jus, des confitures et du vin, extraits de fruits sauvages comestibles. Les produits d’essences telles que le baobab, Tamarindus indica et Vitex payos, sont aujourd’hui vendus dans les supermarchés après avoir reçu un label de qualité du Bureau des normes du Kenya. SÉRICICULTURE Un marché porteur Depuis 2010, le Rwanda mise sur une sériciculture moderne, axée sur les techniques d’élevage des vers à soie et la distribution de semences et plants, comme des mûriers, pour les alimenter. Aujourd’hui, une centaine de groupement de femmes dans quinze districts du pays a bénéficié de ce projet et en tire des revenus, la fibre de soie étant exportée aux Etats-Unis, au Canada et en Inde. NORMES Filière responsable En Ouganda, la filière horticole a pris la décision d’arrêter ses exportations horticoles vers l’Europe à titre préventif pour se mettre en conformité avec les normes européennes et procéder à l’évaluation des différentes entreprises. Le coût de la mesure a été évalué à environ 63 millions d’euros. Les exportations agricoles de Kampala vers l’Europe s’élèvent à environ 731 millions d’euros. 8 SPORE 178 OCTOBRE-NOVEMBRE 2015 ACCÈS AU MARCHÉ Des PME normées Respecter les normes sanitaires et phytosanitaires est indispensable à toute entreprise qui veut exporter ses produits agricoles et agro-alimentaires sur le marché européen. Dans le cadre du 10 e FED, l’Union européenne appuie depuis 2012 les PME béninoises pour améliorer la qualité de leurs produits. Au fur et à mesure que le taux de protection dans l’agriculture au niveau mondial diminue, les mesures non tarifaires – normes sanitaires, phytosanitaires, techniques et les certificats de conformité – ne cessent d’augmenter. Aujourd’hui, elles constituent le principal obstacle au commerce des pays ACP. Suite, notamment, à l’arrêt fin 2002 des exportations de crevettes vers le marché européen pour non- conformité aux règlements communautaires, le gouvernement béninois a décidé de mettre en place l’Autorité béninoise de la sécurité sanitaire des aliments (ABSSA) et de construire et équiper un Laboratoire de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments (LCSSA). Depuis 2012, l’Union européenne est en partenariat avec l’Agence belge de développement (CTB) à travers le projet Amélioration de la qualité sanitaire et phytosanitaire des produits agricoles et agroalimentaires. D’une durée de cinq ans, doté d'un budget de 2,8 millions d’euros, le projet a pour objectif d'accompagner le gouvernement et les PME béninoises pour améliorer la qualité des produits alimentaires et favoriser leur accès aux marchés internationaux, tout en contribuant à la protection de la santé des consommateurs. À mi-parcours, le projet a déjà obtenu des résultats tangibles dans le secteur privé  : cinquante PME ont été appuyées dans l’élaboration de leur propre plan de sécurité alimentaire et onze grandes entreprises alimentaires ont obtenu la certification HACCP (analyse des dangers et contrôle des points critiques). Il s'agit de la principale plate-forme de législation internationale portant sur la fabrication dans l’industrie agroalimentaire, tout acteur confondu. Elle permet une gestion optimale des problèmes de sécurité alimentaire. En outre, 90 groupes de femmes ont été formés aux meilleures pratiques d’hygiène et la population locale a été sensibilisée à la sécurité alimentaire via une campagne d’information diffusée à la télévision nationale et sur les radios communautaires. Un programme de formation et de suivi du personnel de contrôle de l’ABSSA a été mis en place et le LCSSA a été renforcé. Anne Guillaume-Gentil Les nouvelles mesures non-tarifaires mondiales, notamment en matière de sécurité alimentaire et de normes techniques, constituent le principal obstacle pour les pays ACP. Getty Images/B Stirton
Getty Images/C Somodevilla Le président Obama lors d’une réception célébrant la réintroduction de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (loi AGOA). MARCHÉS DES ÉTATS-UNIS Accord renouvelé La Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA), qui offre un accès préférentiel au marché américain pour les pays d’Afrique subsaharienne, a été renouvelée pour une période de dix ans. Une décision accueillie très favorablement par les pays bénéficiaires. Après les votes favorables du Sénat et de la Chambre des représentants, le président américain Barack Obama a signé fin juin le renouvellement de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA) jusqu’en 2025. Adoptée en 2000 sous la présidence Clinton, la loi américaine permet aux pays africains d’exporter en franchise de droits environ 7 000 lignes tarifaires de produits sur le marché américain. Aujourd’hui 39 pays sur les 49 constituant l’Afrique subsaharienne, bénéficient de l’AGOA. Pour être éligibles, les pays doivent répondre à certains critères en matière de gouvernance, de droits sociaux et de droits de l’homme. Selon une étude réalisée par le service de recherche du Congrès américain en avril 2015, les importations en provenance des pays bénéficiaires ne représentent que 1% des importations totales américaines. Elles sont essentiellement composées d’hydrocarbures (67% en 2014), de produits textiles en provenance essentiellement du Kenya, du Lesotho, et de Maurice, ainsi que des véhicules, fabriqués principalement en Afrique du Sud. Dans le domaine de l’agriculture et de l’agroalimentaire, le bilan de l’AGOA semble faible. Selon une étude réalisée par la Brookings Institution en 2012, les produits agricoles représentent moins de 1% des exportations dans le cadre de l’AGOA (principalement agrumes, cacao, vin). Une faiblesse des échanges qui s’explique par l’existence de quotas antérieurs à l’an 2000 et l’application de droits de douane élevés pour certains produits comme le cacao, le coton, les produits laitiers ou le sucre. Parallèlement, dans certains cas, il est difficile pour les pays et produits bénéficiaires de répondre aux normes phytosanitaires américaines. La présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini- Zuma, s’est réjouie de la reconduction de l’AGOA, qui a permis la création de plus d’un million et demi d’emplois sur le continent. Anne Guillaume-Gentil COMMERCE MARCHANDISES Une bourse sur les rails La bourse des marchandises du Ghana (Ghana Commodity Exchange) a été lancée fin juin et sera totalement opérationnelle en 2016. Basée sur les récépissés d’entrepôt, elle permettra de standardiser les produits et donc de faciliter leur commercialisation tout en réduisant les pertes. Les transactions porteront dans un premier temps sur le maïs, le riz paddy, les haricots et les arachides. COTON AFRICAIN Un label conquérant L’initiative Cotton made in Africa (CimA), lancée en 2006 et basée sur la philosophie de l’aide par le commerce en intégrant le coton durable dans l’industrie textile, travaille aujourd’hui avec dix pays africains et 650 000 petits producteurs qui ont vu leurs revenus progresser de 20%. En 10 ans, le label CimA a été apposé sur 100 millions de vêtements. BÉTAIL Des installations modernisées Les nouvelles installations d’entreposage frigorifique et de traitement construites sur le marché au bétail d’Etoudi, à Yaoundé, permettront de créer jusqu’à 5 000 emplois d’ici 2016. Des installations similaires devraient être construites sur trois autres sites au Cameroun, afin de faire face à la demande croissante en produits animaux dans la région d’Afrique centrale. ÉCHANGE DE PRODUITS DE BASE Une plateforme commerciale efficace Depuis 2013, la société Auction Holdings Commodity Exchange (AHCX), au Malawi, interagit avec plus de 10 000 agriculteurs en leur offrant des systèmes de créditstockage et des installations d’entreposage. ACHX possède aujourd’hui 12 entrepôts, auxquels s’ajoutent d’autres sites à visée communautaire pour le stockage des denrées en haute saison. OCTOBRE-NOVEMBRE 2015 SPORE 178 9



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