Spécial Enquêtes n°4 mai/jun/jui 2012
Spécial Enquêtes n°4 mai/jun/jui 2012
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°4 de mai/jun/jui 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 33,5 Mo

  • Dans ce numéro : les scandales de la République.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Enquête Un nom que le monde entier retiendra à jamais… A SAVOIR 62 - SPECIAL ENQUETES N°4 Cette « affaire » nous plonge au cœur de ce maelström judiciaire dans lequel un président de la République, un ancien Premier ministre, le numéro 2 d’une multinationale et un vétéran des services secrets s’entre-déchirent. Une aventure fascinante, plus forte que la fiction, qui met en lumière les incroyables disfonctionnements de la finance internationale. Un président de la République en fin de mandat, un Premier ministre, quelques ministres dont celui de l’Intérieur, des hommes d’affaires, des membres des services secrets, des policiers, des mafieux, des chanteuses, une pincée de journalistes. Ajoutez-y le vice-président d’EADS, géant mondial de l’aéronautique, un ancien trader déchu, voici le cocktail explosif de l’affaire Clearstream avec son chimérique réseau de corruption. Clearstream en bref Clearstream (qui signifie en anglais « courant limpide ») est un ICSD, International Central Securities Depository, ou Dépositaire Central International. Son métier est le règlement livraison sur le marché des eurobonds (plus de 80% de ses activités) ainsi que le règlement livraison des titres et parts de fonds d’investissement. Depuis 2002, c’est une filiale à 100% du groupe Deutsche Boerse AG. Un peu d’histoire… Clearstream, créé en 1971 sous le nom de Cedel International, est spécialisé dans le règlement livraison des euro obligations (eurobonds). Il a été créé par un consortium de banques afin de ne pas laisser le monopole de ces activités à Euroclear, alors propriété de la banque américaine JPMorgan. C’est une chambre de compensation (clearing house). Euroclear est l’autre centrale de règlement livraison pour les eurobonds. Les clients de Clearstream qui sont des banques ou des institutions financières et quelques entreprises (4 en 2006), ouvrent un compte en Clearstream par lequel seront réglées/livrées leurs transactions avec leur contrepartie elle-même banque ou institution financière. Aucun particulier ne peut ouvrir de compte chez Clearstream. À la demande des clients, les comptes peuvent être publiés ou non-publiés afin de faciliter les compensations entre leurs filiales distinctes. Les comptes quels qu’ils soient sont soumis aux mêmes contrôles. En 1996, Clearstream obtient sa licence bancaire. En janvier 2000, elle est devenue Clearstream par la fusion de Cedel International et Deutsche Börse Clearing, une filiale de Deutsche Börse Group, propriétaire de la bourse de Francfort qui en détient 50%. En juillet 2002, Deutsche Börse achète les 50% restants de Clearstream International pour 1,6 milliard d’euros. En 2004, Clearstream a contribué pour 114 millions d’euros au résultat de Deutsche Börse. La même année, elle a effectué 50 millions de transactions. Clearstream, une chambre de compensation Ce nom, désormais sulfureux, est donc celui d’une chambre de compensation installée au Luxembourg, un établissement bancaire des plus discrets. Rien ne le disposait à se trouver au centre d’un des plus gros scandales d’État de ces dix dernières années, tant par la qualité des personnes concernées, par les mobiles qui leur
sont prêtés, que par les emballements délirants ou calculés qui en scandent la chronologie. Clearstream est donc une société chargée de faire transiter des fonds et des valeurs sur toute la planète. Ces flux représentent des trillions d’euros. Leur particularité est d’être pour une part totalement transparents, et pour une autre parfaitement opaques. Petit rappel des faits En 2004, le juge d’instruction Van Ruymbeke reçoit une lettre. Un mystérieux corbeau balance des personnalités politiques de premier plan : Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, Jean- Pierre Chevènement… Un listing prouverait soit-disant que ces derniers détiennent un compte dans une banque luxembourgeoise, Clearstream. Sur ce compte, on trouverait des bakchichs liées à l’affaire des frégates de Taïwan, le fameux scandale politico-financier. Des personnalités, hommes politiques, grands patrons, responsables policiers, sont accusés par un corbeau, que la justice cherche à identifier, d’avoir des comptes occultes à l’étranger, via la société financière Clearstream, accusée d’être un centre de dissimulation de transactions financières. Les cinq en photo ont porté plainte pour « dénonciation calomnieuse ». RETOUR A qui profi tait l’affaire ? A l’époque, à première vue, à Dominique de Villepin, car la manœuvre aurait pu discréditer Sarkozy pour 2007 et 2012. A seconde vue, à Nicolas Sarkozy, qui est au courant avant de l’affaire (c’est Charles Pasqua qui le dit) avant qu’elle fuite dans la presse, et qui n’a rien fait pour l’étouffer. Du coup, il est passé pour une victime. Qui est l’auteur de la lettre ? Après enquête, le candidat idéal du profil serait Jean-Louis Gergorin, un ponte d’EADS, ami personnel de Dominique de Villepin. Il avouera d’ailleurs être l’auteur du courrier en 2007. Et les listings trafiqués, ils viennent d’où ? C’est l’œuvre de l’informaticien Imad Lahoud (directeur scientifique chez... EADS). Il dit avoir « inséré le nom de Sarkozy » dans une seconde salve de listings « à la demande de Dominique de Villepin ». L’affaire fuite dans la presse via les notes du Général Rondot, un ex-agent secret chargé par Dominique de Villepin d’enquêter sur l’affaire. Enquêter, tout en gardant à l’esprit qu’« il faut balancer Sarkozy », écrira le général... Mis en cause, Nicolas Sarkozy porte plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Après enquête, la justice met en examen Dominique de Villepin. L’ancien premier ministre charge Jacques Chirac ainsi que Jean- Pierre Raffarin, qui « savaient » et le Général Rondot, qui « a outrepassé sa mission ». Les grandes dates à retenir > 2003 Florian Bourges remet au mathématicien Imad Lahoud des fichiers clients de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, qu’il a auditée. Imad Lahoud les communique à Jean-Louis Gergorin, alors vice-président d’EADS. Gergorin transmet au général Philippe SPECIAL ENQUETES N°4 - 63



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