Spécial Enquêtes n°4 mai/jun/jui 2012
Spécial Enquêtes n°4 mai/jun/jui 2012
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°4 de mai/jun/jui 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 33,5 Mo

  • Dans ce numéro : les scandales de la République.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Débat 36 - SPECIAL ENQUETES N°4 « ARGENT & POLITIQUE » Les liaisons dangereuses ! Pourquoi les hommes politiques, en France, sont-ils aussi mal à l’aise en face de l’argent ? Ont-ils des raisons d’avoir mauvaise conscience ? habitants e d'identité. la carte précédemment délivrée, elle doit être conservée par tin d'une nouvelle carte. Le financement des campagnes électorales reste, aujourd’hui encore, souvent aux frontières de l’illégalité, sans que celle-ci soit toujours sanctionnée. Et l’enrichissement de la Liberté• Égalité• Fraternité "VOTER EST UN DROIT, C'EST AUSSI UN DEVOIR (IV classe politique est une réalité sur laquelle, par complaisance ou par familiarité sociale ou mondaine, les instances en charge du sujet ferment les yeux depuis vingt ans. L’argent des politiques Du luxueux appartement de Jacques Chirac à la villa de Julien
Point de vue Pierre Péan, enquêteur-écrivain L’auteur de « La République des mallettes » a commenté dans Marianne les révélations de Robert Bourgi sur Dominique de Villepin, dont certaines fi gurent dans son livre. Il rappelle que le système de fi nancement occulte ne s’est pas arrêté en 2007 avec le départ de Dominique de Villepin du gouvernement. Sur l’avocat Robert Bourgi et Dominique de Villepin « Chacun sait depuis très longtemps que Robert Bourgi a travaillé d’abord sous les ordres de Jacques Foccart (qui s’occupait des relations entre la France et l’Afrique sous De Gaulle.) jusqu’à la mort de ce dernier, en mars 1997, avant de devenir la passerelle entre quelques chefs d’Etat africains et Dominique de Villepin, lorsque ce dernier était secrétaire général de l’Elysée, puis quand celuici fut ministre des Affaires étrangères, ministre de l’Intérieur et Premier ministre. La vérité est la vérité, qu’elle serve vos amis ou vos ennemis. Mais l’arbre Villepin ne doit pas cacher la forêt : je n’ai consacré que quelques-unes des 480 pages de mon livre aux valises de billets remises à Dominique de Villepin. Robert Bourgi a développé dans son interview au Journal du Dimanche les informations sur les fameux djembés remplis de dollars qui figurent aussi dans mon livre. Mais pour écrire ces quelques pages, j’ai aussi interrogé Michel de Bonnecorse, le « Monsieur Afrique » de Chirac. Ce dernier affirme que, Robert Bourgi, ayant compris que Dominique de Villepin était « cuit » politiquement, a acheminé vers Nicolas Sarkozy non seulement l’argent de Sassou et Bongo qui lui était destiné, mais y a ajouté également les sommes qui devaient aller dans l’escarcelle de Dominique Villepin. » Sur les systèmes de financement occultes « Il serait très étonnant que des systèmes de financement occultes et illicites mis en place depuis une vingtaine d’années, comme le montrent le dossier Clearstream ainsi que d’autres affaires judiciaires, se soient brusquement arrêtés au moment de la candidature de Nicolas Sarkozy en 2007. Je rappelle que la France vient d’être condamnée pour le scandale des rétrocommisions liées aux ventes de frégates à Taïwan et qu’elle devra rembourser des sommes considérables. Je sais bien que le financement occulte a continué après 2007 : les péripéties financières autour de la libération des infirmières bulgares en juillet 2007 laissent perplexes. Ces financements occultes ne concernent d’ailleurs pas que la droite, certains responsables de gauche, cités dans mon livre, ont jadis été mis en cause. L’important n’est pas en soi, de constater que, sur tel ou tel point, la loi a été violée ou contournée. Ce qui compte est que, à travers ces systèmes de financement occultes s’est mise en place une oligarchie à la française liant des hommes d’Etat, des grands patrons et quelques hauts fonctionnaires complices. Si on lit bien mon livre, je ne vois pas comment les hommes de Nicolas Sarkozy pourraient passer à travers les mailles du filet. » (Source : Marianne2.fr) Bibliographie : Pierre Péan, « La République des mallettes - Enquête sur la principauté française de non-droit » (Fayard, 2011) Dray, des amis fortunés de Ségolène Royal à ceux de Nicolas Sarkozy, des petits travers des uns aux grandes combines des autres, tous les personnages politiques français, ou presque entretiennent des rapports ambigus avec l’argent. Un député de base peut toucher un peu plus de 13 000 euros par mois pour un mandat unique. Ainsi que des indemnités de fonction d’un peu plus de 5 200 euros, seule somme sur laquelle ils payent des impôts. Autre indemnité : 9 300 euros pour rémunérer ses collaborateurs. « Sachant qu’environ 15% des députés emploient comme collaborateurs son conjoint ou ses enfants », précise Christophe Dubois dans son livre « l’argent des politiques ». Et plus de 5 800 euros d’indemnités de frais, pour lesquels aucun justificatif n’est demandé. A cela il faut ajouter des transports gratuits (SNCF, RATP), 8 allers-retours gratuits avec Air France sur la métropole, des prêts immobiliers à taux réduits, jusqu’à 15 000 euros remboursés sur des factures d’équipements informatiques pour un mandat, remboursement de 5000 euros de notes de taxis, idem pour les appels téléphoniques... « Ce qui est choquant, ajouteC. Dubois, c’est tous les petits à-côtés, parce que ça ne leur suffit pas. Et un autre mal français : le cumuldes mandats - des sénateurs qui sont aussi maire d’une grande ville, président du comité d’agglomération..., qui crée des disparités énormes et fait que tous ces chiffres, il faut parfois les multiplier par 3 ! ». Des affaires de corruption en série L’actualité a égrené depuis quinze ans des scandales politico-financiers sans que nous ne puissions en comprendre la logique, s’il devait même y en avoir une. Il n’y a qu’à lire le dernier livre de Pierre Péan (« La République des mallettes ») pour s’en convaincre. Après plus d’un an d’enquête, au cours de laquelle de très nombreux acteurs, jusqu’au sommet de l’État, ont accepté de lui parler, à condition que cela soit souvent en « off », Pierre Péan met au jour bien des aspects passés inaperçus sur les activités dans les zones grises de l’État. Dans toutes ces affaires, un seul enjeu : constituer un « trésor de guerre », en vue de la campagne présidentielle suivante. À chaque fois, il s’agit de tirer la manne des grands contrats civils ou militaires. Le durcissement de la législation sur le financement des partis a accouché d’un monstre : désormais, la pratique des rétro-commissions est devenue la règle d’un certain commerce international d’État. Cette « République des mallettes » a pris le pas sur l’État démocratique. Son fonctionnement et les décisions les plus stratégiques du pays semblent aiguillonnés, plutôt que par l’intérêt national, par le souci de perpétuer ce système et de le rendre le plus fluide possible par la constitution d’une oligarchie restreinte occupant les postes « stratégiques » : à la tête des grandes entreprises à capital public, à l’Élysée et dans les ministères régaliens. Une oligarchie pour qui l’argent est devenu roi. C’est d’ailleurs à travers l’incroyable itinéraire de l’un des « facilitateurs » de ce système, personnage au passé des plus troubles, que Pierre Péan démonte une à une les pièces d’un mécanisme qui, si nous n’y prenons garde, finira par ronger le système démocratique français, comme c’est déjà le cas en Russie ou en Italie. Pourtant, la France a fourni de gros efforts pour moraliser sa vie publique. En à peine plus de vingt ans, une demi-douzaine de lois a été adoptée par le Parlement, par des majorités aussi bien de gauche que de droite. Avec toujours le même objectif : éviter la récidive de nos élus. Hélas, sans grand succès, comme en témoigne la multiplication des affaires politico-financières impliquant la droite autant que la gauche. Une question se pose donc aujourd’hui : Quelles solutions doivent être prises pour que la République redevienne irréprochable, insoupçonnable et vertueuse ? E.A. SPECIAL ENQUETES N°4 - 37



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