Spécial Enquêtes n°4 mai/jun/jui 2012
Spécial Enquêtes n°4 mai/jun/jui 2012
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°4 de mai/jun/jui 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 33,5 Mo

  • Dans ce numéro : les scandales de la République.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Les réseaux politiques La veuve (D) de l’une des victimes de l’attentat de Karachi (Pakistan) du 8 mai 2002 qui avait coûté la vie à 11 salariés de la Direction des constructions navales (DCN), le 15 janvier 2004. Edouard Balladur en 1994, un premier Ministre entouré de Charles Pasqua et de François Léotard ainsi quede ses plus proches conseillers, Nicolas Sarkozy et Nicolas Bazire, son directeur de cabinet. 28 - SPECIAL ENQUETES N°4 L’affaire Karachi débute le 8 mai 2002. Ce jour-là, à six mille kilomètres de Paris, onze ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN) sont tués dans un attentat à la voiture piégée au Pakistan. Al-Qaida est immédiatement désigné comme responsable. Très vite, la raison d’État s’empare du dossier… Comme dans une poupée russe, une deuxième affaire va s’emboîter dans la première. Les employés de la DCN morts à Karachi travaillaient à l’exécution d’un contrat d’armement signé en toute hâte le 21 septembre 1994 par le gouvernement d’Édouard Balladur. Un an avant l’élection présidentielle. Nom du contrat : Agosta. Montant de l’opération : 825 millions d’euros. Derrière Agosta se cache en réalité une incroyable affaire de corruption internationale où l’on voit défiler intermédiaires sulfureux, commissions occultes, paradis fiscaux et appétits politiques voraces. L’attentat du 8 mai 2002 Le 8 mai 2002, un kamikaze au volant d’un faux taxi se fait exploser
contre un bus de la marine pakistanaise devant l’hôtel Sheraton de Karachi, la plus grande ville du Pakistan, faisant quatorze morts et douze blessés. Onze employés français de la DCN, qui participaient à la construction d’un des sous-marins Agosta vendus par la France, figurent parmi les victimes : le bus devait les emmener à la base navale. L’attentat survient alors que les extrémistes islamistes multiplient les attentats au Pakistan pour punir le régime du général Pervez Musharraf, qui a « choisi » après les attentats du 11 septembre 2001 l’alignement sur Washington et donc l’abandon des talibans afghans. Al-Qaida, qui a enlevé et exécuté le journaliste du Wall Street Journal Daniel Pearlquelques semaines plus tôt, est mis en cause : on évoque la volonté de viser des occidentaux pour créer un climat de terreur, mais également une réaction à la présence française en Afghanistan. Le 12 novembre 2002, Oussama ben Laden lui-même salue l’attentat dans un message, mais ne le revendique pas. L’attentat ne sera d’ailleurs au final jamais revendiqué et son commanditaire reste aujourd’hui inconnu. Deux membres présumés du groupe extrémiste islamiste Harkatul Mujahideen al-Aalmi ont été condamnés en 2003 par un tribunal anti-terroriste siégeant à Karachi, mais la haute Cour du Sind a ordonné en mai 2009 la libération des deux hommes « par manque de preuves ». Dans le cadre de la lutte sélective engagée par les autorités pakistanaises contre les extrémistes islamistes, plusieurs libérations controversées ont eu lieu à cette époque. L’information judiciaire est ouverte… Le 27 mai 2002, dix-neuf jours après l’attentat, une information judiciaire est ouverte en France et confiée au juge antiterroriste parisien Jean-Louis Bruguière. Ce dernier quittera la magistrature en 2007, notamment pour se lancer en politique. Un nouveau juge antiterroriste, Marc Trévidic, reprend après lui le dossier Karachi. Au printemps 2008, une perquisition policière menée dans le cadre d’une affaire financière visant la DCN lui permet de mettre la main sur un document secret saisi dans le bureau d’un dirigeant des arsenaux d’Etat, Gérard-Philippe Menayas, qui relance le dossier. Cette note, datée du 11 septembre 2002, non signée mais publiée sous le nom de code « Nautilus », résume les conclusions d’une mission de renseignement commandée par la DCN dans les mois qui ont suivi l’attentat de Karachi à Claude Thévenet, ancien agent de la direction de la surveillance du territoire (DST) reconverti dans le privé, le tout en marge de la justice. Ce rapport, censé rester confidentiel, s’appuie sur des sources libanaises comme sur les services secrets britanniques pour conclure que l’attentat de Karachi n’est pas lié à al-Qaida, mais à l’arrêt du versement de commissions par la France dans le cadre du contrat Agosta. « Après de nombreux contacts, tant en Europe qu’au Pakistan, nous parvenons à la conclusion que l’attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l’armée », écrit le rapport, ajoutant que « les personnalités militaires ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l’action poursuivaient un but financier » : le versement de « commissions non honorées » sur la vente des sous-marins. Un intermédiaire au cœur de l’affaire À l’époque du contrat Agosta, un intermédiaire est désigné pour mener à bien les négociations, un homme, au centre de toute l’affaire : À SAVOIR C’est quoi une rétro-commisssion ? C’est une somme d’argent reçue en plus d’une commission et rétrocédée de manière occulte. Le drapeau français brûlé par des activistes au Pakistan. SPECIAL ENQUETES N°4 - 29



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