Spécial Chats n°19 fév/mar/avr 2013
Spécial Chats n°19 fév/mar/avr 2013
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°19 de fév/mar/avr 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 42,5 Mo

  • Dans ce numéro : enfin décrypté, un ronronnement qui en dit beaucoup !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Santé Morsure de chat : Gare aux infections ! Parce qu’il était sans doute de mauvais poil, votre minet vous a mordu très fort.La douleur est vive mais la blessure ne semble pas alarmante. Vous tardez à consulter... erreur ! Les morsures de chats sont responsables de 65% des cas d’infection. Les plus graves peuvent évoluer en phlegmon et nécessiter une intervention chirurgicale. L es morsures animales sont devenues un véritable phénomène de société depuis que la population des animaux de compagnie ne cesse de croître. 7% à 17% des patients consultants pour morsure animale développeront une infection à Pasteurella Multocida. Les morsures de chats sont responsables de 65% des cas d’infection. Tous les chats sont porteurs de germes Que vous ayez été mordu par un Persan de la meilleure lignée ou par un chat de gouttière à l’hygiène douteuse, la salive contenue dans sa gueule contient le même nombre de germes ! C’est pourquoi en cas de morsure profonde, vous pouvez développer une infection à Pasteurella Multocida. Ce germe, très répandu chez différentes espèces animales peut être un agent pathogène important. C’est le bacille du choléra des poules étudié par Louis Pasteur. Chez l’homme, son rôle pathogène se limite aux manifestations suivantes : Avant tout, infections des plaies par morsure ou griffade, surtout de chat mais aussi de chien. Après une incubation de quelques heures apparaît un « phlegmon pasteurellien » caractérisé par une lymphangite extensive souvent spectaculaire. La généralisation septicémique du germe est exceptionnelle. Par contre, les séquelles osseuses, articulaires et tendineuses prolongées sont fréquentes. Ce germe est parfois responsable d’infections respiratoires surtout en cas de bronchiectasies. De rares cas de méningite sont signalés, toujours post-traumatiques. 58 - Spécial Chats n°19 Il n’y a pas de morsure aseptique ! La lymphangite est une inflammation des vaisseaux lymphatiques. Les causes principales sont : Infection (streptocoque, staphylocoque...) Compression des vaisseaux lymphatiques (tumeur bénigne ou maligne, envahissement par lymphangite carcinomateuse) Elle se traduit par un gonflement, plus ou moins douloureux du vaisseau lymphatique impliqué, une rougeur locale avec œdème. On retrouve le plus souvent un ganglion lymphatique gonflé et sensible en aval du trajet. Le traitement dépend de la cause de cette lymphangite. Quelles sont les lésions possibles ? Nous distinguerons les morsures mutilantes, les morsures délabrantes, les morsures ponctiformes ou multi-ponctiformes. C’est ce dernier type qui pose le plus de problèmes car sous une apparence anodine, la gravité réelle peut être mésestimée par le patient mordu ou par le médecin. Attention aussi aux griffes !
Leur gravité potentielle dépend : 1/De l’agressivité de l’animal mordeur et de l’importance des lésions mécaniques. 2/Du pouvoir pathogène des germes inoculés (107 à 109 bactéries/ml de salive chez le mammifère). La présence constante d’une flore microbienne à potentialité pathogène dans les cavités buccales fait que par définition une morsure est infectée. Il n’y a pas de morsure aseptique. Les Pasteurelles ou apparentés, P.Multicoda,M, EF4, 2J sont retrouvés dans la cavité buccale chez 70% des chats et 50% des chiens. Le calendrier épidémiologique est typique avec l’apparition d’une cellulite hyperalgique très précoce, entre 1 h et 12 h après la morsure, alors que les cellulites à pyogènes sont retardées à 48h. Les symptômes en cas de morsure à un doigt Quelques heures à quelques jours après le traumatisme (griffure, morsure...) apparaissent un gonflement du doigt, des douleurs sur le trajet du doigt, dans la paume voire au pli du poignet. Étendre le doigt est désagréable et la pression du cul de sac de la gaine est douloureuse. Plus tardivement, le doigt devient rouge, gonflé, la douleur est insomniante et l’extension du doigt impossible, prenant une attitude en crochet. Des ganglions peuvent apparaître ainsi qu’une lymphangite et de la fièvre. Les crocs peuvent pénétrer l’articulation et la contaminer, léser le cartilage… Les morsures animales sont devenues un véritable phénomène de société Santé Le phlegmon évolue en plusieurs phases, de gravité croissante• Stade 1 : la gaine est remplie d’un liquide abondant et trouble• Stade 2 : la gaine est remplie de pus• Stade 3 : le tendon est atteint et en partie nécrosé Dès le diagnostic porté, le traitement est chirurgical• Stade 1 : la porte d’entrée est excisée, le cul de sac est abordé et la gaine est vidée et lavée• Stade 2 : la totalité du doigt est abordée et la gaine lavée le tendon nettoyé• Stade 3 : les tissus infectés sont excisés en totalité Plus le stade est avancé moins les résultats sont bons avec - comme risque principal une fois l’infection guérie - la raideur. Quel est le traitement possible ? Le traitement est toujours chirurgical car les antibiotiques seuls sont incapables de pénétrer dans la gaine des tendons. Le traitement consiste exciser l’ensemble du trajet de la plaie en bloc. Seule l’exploration chirurgicale systématique de toutes les morsures permet d’effectuer un parage soigneux et surtout un bilan lésionnel dans de bonnes conditions. Les crocs peuvent entailler, sectionner ou déchiqueter. Dans un premier temps la plaie doit être lavée puis les berges souillées sont parées. L’exploration recherche une lésion tendineuse, artérielle ou nerveuse. Les crocs peuvent pénétrer l’articulation et la contaminer, léser le cartilage, ils peuvent entamer la corticale externe voire entraîner une fracture en particulier au niveau des segments digitaux. L’importance de l’atteinte cutanée rend la fermeture dans des conditions d’asepsie parfois impossible. Il ne faut pas fermer en tension ou faire un parage économique pour fermer. Un lambeau sera parfois nécessaire ultérieurement. Bien que rarement observé la prévention de la rage et du tétanos doit être incluse dans le traitement. L’antibiothérapie initiale est systématique en post-opératoire. Spécial Chats n°19 - 59



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