Soldats de France n°3 sep/oct 2017
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Domaine public Opérations 6/I les Lazaristes, soit près de 11 000 dans la citadelle et 3000 chez lui. Le 11 juillet, le quartier chrétien devient une immense fournaise. Les chiffres du massacre ne sont pas totalement établis, mais ils oscillent entre 3 000 et 6000 morts sans compter les femmes et les enfants de dix à vingt ans enlevés et vendus comme esclaves aux bédouins accourus du désert. Redoutant désormais l’intervention européenne, le sultan ottoman s’efforce de la contrer en déléguant à Beyrouth le grand Vizir, Fuad Pacha, chargé de châtier le gouverneur de la ville de Damas, AhmedPacha, qui est dégradé et fusillé, 111 militaires sont jugés sommairement et fusillés, 57 civils sont pendus. Le corps expéditionnaire de Syrie En France, l’opinion publique est alertée par le diplomate Édouard Thouvenel qui fait de l’intervention une « question d’humanité » et par une presse unanime, tout aussi prompte à exiger une intervention. La Grande- Bretagne refuse de s’engager, mais elle finit par reconnaître à la France le droit d’intervenir à la suite des massacres de Damas. Napoléon III prend donc l’initiative et décide d’intervenir pour « des motifs religieux et humanitaires ». Il ordonne à l’escadre française en Méditerranée d’appareiller vers les côtes syriennes où elle mouille en juillet 1860, en attendant que le principe de l’intervention et ses modalités soient définies entre les Puissances (France, Angleterre, Russie, Autriche, Prusse). Cette division navale du Levant, placée sous les ordres du capitaine de vaisseau de La Grandière est modeste mais elle permet tout de même de transporter en août 1860, un corps expéditionnaire de près de 12 000 hommes dont 7 500 Français (251 officiers, 7 126 sousofficiers et soldats) commandés par le général de division Beaufort d’Hauptoul. En plus de son état-major, le Général dispose de services d’administration, de services de police, de santé, un bataillon de chasseurs à pied (le 16e, commandé par le chef de bataillon Ardant du Picq), des bataillons de zouaves, d’infanterie de ligne, des escadrons de hussards, de chasseurs d’Afrique, de spahis, deux batteries d’artillerie, une compagnie du génie, et environ 700 chevaux. Une partie des troupes est prélevée en métropole tandis que l’autre vient d’Algérie.
Collection particulière Opérations L genérril IJL.[ ! II Hen et-dlEautpinaL, I.. pbtaleeapisiu de N.. de cartes d’état-major, élaboration de statistiques démographiques, etc.). Elles quittent finalement le littoral syrien le 5 juin 1861, l’intervention française de 1860-1861 constituant désormais la butte témoin des relations franco-libanaises et le point d’ancrage permettant de justifier le retour des Français en Syrie et au Liban en 1919 sous les ordres du général Gouraud. La France au Liban de Louis de Baudicour (1815-1883) aux éditions Challamel aîné (Paris) en 1879. Cet ouvrage évoque notamment l’intervention de la France au Liban en 1860. Source  : Bibliothèque nationale de France, Gallica. 7 L’empereur ayant pris soin d’adresser une allocution aux troupes en les chargeant de faire triompher « les droits de la justice et de l’humanité », le général Beaufort d’Hauptoul surenchérit dans son ordre du jour en rappelant à ses soldats qu’ils vont « en Syrie aider les troupes du sultan à venger l'humanité indignement outragée ». Les troupes débarquent dans la rade de Beyrouth le 16 août pour une durée d’occupation initialement prévue pour six mois, le temps de soutenir les populations meurtries et de rétablir l’ordre. Installées dans la forêt de pins aux portes sud de Beyrouth, les troupes mènent essentiellement des opérations de soutien matériel et moral aux réfugiés, d’aide à la reconstruction des villes, en particulier Beyrouth qui devient plus que jamais chrétienne, sans oublier les opérations de renseignements (renseignement de contact, élaboration E. DRETIle LIBRAIRE ensure mee.Rukure, LA FRANCE AU LIBAN r PAR 1118 DE BAUDICOUR PATO 19-14 GIIALLANIRL AIMÉ cum.teas 5, rue Jacob,



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