Soldats de France n°2 mai à aoû 2017
Soldats de France n°2 mai à aoû 2017

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
Batailles 8 i Trois divisions d’infanterie américaines venant d’Italie doivent débarquer en première vague, axées sur la presqu’île de Saint-Tropez, Sainte-Maxime et Fréjus. La protection de la tête de pont est assurée  : - à l’ouest, par des commandos américains, canadiens et français dans les îles d’Hyères et sur la route côtière au cap Nègre ; - à l’est, par des marins français sur la corniche et la route de l’Estérel ; - au nord, par des troupes aéroportées déposées autour du Muy. Enfin, les quatre divisions du 2 e corps français mises à terre en deuxième échelon doivent s’emparer de Toulon puis de Marseille, tandis que les Américains progressent vers le nord. La grande nouveauté est la prise en compte par les planificateurs alliés de l’importance des Forces Françaises de l’Intérieur et de l’appui qu’elles peuvent apporter aux troupes débarquées. Celle-ci se manifeste de plusieurs manières  : coordination interalliée des services spéciaux à Alger, envoi de nombreuses équipes en France occupée, parachutages d’armes, adaptation à la 7e armée d’une unité des forces spéciales, engagement d’un détachement spécial français, etc. D’emblée, le PC du corps d’armée allemand à Draguignan est neutralisé le 15 août. Sans réserve, fragilisés par les ponctions opérées au profit du front de Normandie et par la présence de volontaires de l’Est sur la côte, les Allemands n’opposent qu’une résistance sporadique puis battent en retraite vers le nord. Brignoles et Digne sont libérées le 19, Aix le 20, Grenoble le 28, Nice le 30, Lyon est investie le 2 septembre, soit deux mois et demi en avance sur les prévisions. Mais il reste encore les camps retranchés de Toulon et de Marseille dont la réduction est confiée aux Français de l’Armée B. De violents combats s’y déroulent jusqu’au 28 août lorsque les deux garnisons font leur reddition. Longtemps retardé, parfois annulé, le « second débarquement » permet finalement aux soldats, marins et aviateurs français d’entrer de plain-pied dans la bataille de France, d’offrir aux Américains le port dont ils ont besoin et d’obtenir l’évacuation ou la libération de plus de la moitié du territoire national. Auclaire/SCA/ECPAD collection 40 e RA
Reconstitution, photo Forum deuxième guerre mondiale Équipements Le Tirailleur de 1944 9 CNE J. Monange La 9ème division d'infanterie coloniale qui s'empare de l'Ile d'Elbe le 17 juin 1944 est, depuis novembre 1943, entièrement équipée à l'américaine. Contrairement aux unités de la 1ère division française libre, qui présentent un aspect encore hétéroclite, la silhouette des combattants « Africains » de la 9e DIC est donc très nettement américanisée, même si la capote française de cavalerie modèle 1938 est conservée comme « effet chaud ». La tenue américaine type 1943 est composée de la veste de combat et du pantalon de type HerringBone Twill plus connu sous le nom de HBT, porté rentré dans les guêtres US en toile modèle 1938 protégeant les brodequins règlementaires en cuir retourné. Certaines variantes sont néanmoins adoptées  : encore utilisée, la veste US modèle 41, plus simple, ou la chemise française en coton modèle 1935. Sur la manche gauche, un écusson « France » en tissu (de fabrication US) indique la nationalité des combattants. Certaines photos montrent également des pantalons plus bouffants d'origine « indigène », portés « à la goumier ». L’armement individuel du Tirailleur est constitué du fusil Garand M1 dans sa version « rang » avec sangle cuir et baïonnette. Chaque combattant transporte également une dotation de grenades et éventuellement un poignard de tranchée, un coupe-coupe indigène ou un couteau « de prise ».



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :