Soldats de France n°2 mai à aoû 2017
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Symbolique, A1W AC.'Train des Equipages 1811 1823 1835 1860 1845 1852 1880 1914 Uniforme du train des équipages militaires de 1811 à 1914, collection particulière 4,1 1111111111111111 M1111 11111111W111111111M1111 111111111iiimi n illMill11111.1111111110111UMMIliim mirmiumemoommog Fourreaux d’épaule de différentes armes de l’armée de Terre, collection particulière 14 Le génie, les transmissions, qui en sont issues, et l’artillerie ne portent que le bouton doré au cours de leur histoire. Une règle établie sous la Révolution veut en effet qu’en France le métal or soit réservé aux militaires. C’est la raison pour laquelle, même dans les armes à bouton d’argent, les dragonnes de sabre ont un gland en broderie dorée. Les corps de fonctionnaires habillés doivent, quant à eux, porter des boutons et des galons en argent (police, douanes, pompiers civils, haras nationaux, etc.). La garde nationale réorganisée en 1805 par Napoléon adopte également le métal argent..7à 111111.11111111..imum
Photo SHD Portrait La charge héroïque du commandant Bossut Né à Roubaix en 1873, Louis Bossut s’engage le 7 juillet 1892 au 19e régiment de Chasseurs. Nommé brigadier en 1893, il passe maréchal-des-logis en 1894, puis chef en 1895. Il entre à Saumur comme élève-officier en 1898, et en sort sous-lieutenant. Affecté au 22e régiment de Dragons, il est nommé capitaine en 1909. Ses chefs voient en lui un officier d’avenir, un modèle accompli de « l’esprit cavalier ». Bossut est muté au 1er Dragons et part à la guerre à la tête de son escadron. En 1914, nous en sommes encore au temps des chevaux, et les reconnaissances s’achèvent souvent comme - sous l’Empire - par de furieuses escarmouches avec les uhlans, à coups de sabre ou de carabine. Dès septembre, Bossut est cité à l’ordre du régiment  : « Au combat de Neufchâteau en Belgique, a été tout seul sous le feu de l’ennemi chercher un cavalier de son escadron qui venait d’être blessé, et le 9, au combat à pied devant Mailly, a maintenu son escadron sous le feu de l’artillerie de 6 à 16 heures avec une bravoure admirée de tous ». En novembre, il est cité à l’ordre de l’armée  : « Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, ayant eu un MDL/C mortellement blessé, est allé le chercher jusque chez l’ennemi avec un seul homme, l’a ramené après avoir tué un Allemand ». Fait Chevalier de la Légion d’honneur au début de 1915, Bossut est encore cité en cette occasion  : « Pendant son séjour aux tranchées, a fait preuve d’une activité remarquable cherchant par tous les moyens à faire des prisonniers. Avec la plus grande bravoure, a commandé plusieurs reconnaissances périlleuses, et tendu des embuscades. A donné à tous l’exemple du mépris le plus absolu du danger ». Depuis le début du conflit, le combat a changé. Bossut se bat désormais sans monture, comme un fantassin. Courant 1915, il prend conscience que les jours de la cavalerie traditionnelle sont comptés ; le front est impénétrable et, sans percée, il lui est impossible de remplir sa mission d’exploitation. La décision vient de l’introduction d’une arme nouvelle qui surprend l’adversaire tout autant qu’elle se joue des obstacles du champ de bataille. Bossut la reconnaît dans le char  : le 30 septembre 1916, il obtient sa mutation au 81e régiment d’assaut, puis il est mis à la disposition du Centre d’Instruction d’artillerie d’assaut, devenant un apôtre de cette arme d’avenir. 15 LCL O. Lahaie Photo SHD



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