Ski Time n°60 nov/déc 2012
Ski Time n°60 nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°60 de nov/déc 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Free Presse

  • Format : (200 x 250) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : ski trip, Alaska, l'ultime frontière.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 64 - 65  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
64 65
INTERVIEW Classique ! /Photo : Christian Pondella : De ton point de vue, quels sont les avantages et désavantages du snow par rapport au ski ? E.P. : Question difficile. Il y a beaucoup d’avantages et de désavantages dans les deux disciplines. Le snow est un merveilleux outil en montagne. Le fait d’avoir les deux pieds reliés à une seule planche rend de nombreuses manœuvres bien plus faciles qu’en ski. Et puis le carve et la courbe sont très différents avec un snow. Le snow dans une poudre fraîche est une expérience qui a changé à jamais mon regard sur la montagne. J’aime vraiment le snow et nul doute que je continuerai. Les skis sont également de formidables engins en montagne. Ils sont sans doute plus appropriés pour les traversées et la randonnée. La possibilité de marcher avec ses skis et de pouvoir pousser sur les bâtons facilite la progression en backcountry. Les skieurs peuvent se déplacer skis aux pieds tandis que les snowboarders doivent souvent déchausser pour marcher. Mais je ne dirais pas que c’est mieux que le snow, c’est juste différent. Je pratique les deux et donc je ne préfère pas nécessairement l’un à l’autre. Mais le poids des skis, des fixations et des chaussures… c’est quand même une bonne galère. : Pour en venir à Nimbus, après six ans, quel est le bilan de l’aventure ? E.P. : Avant tout de la joie. Je skie quotidiennement avec mes acolytes. Nous skions où nous voulons, quand nous le voulons et comme nous le voulons. Ensuite, on en fait des films. J’essaye de traiter chaque film comme un projet artistique à part entière. C’est la même chose qu’une œuvre : cadrage, documentation, association des images avec la musique etc… La différence, c’est que chaque œuvre prend beaucoup de temps. Quand un tableau me prend une semaine, un film nécessite une semaine de tournage et un mois de montage. : Comment est-ce que jaillit l’idée artistique de chaque projet ? E.P. : Quand vient le temps du montage, j’associe simplement les différents matériaux artistiques : le ski, la photographie et la musique. J’essaye de les faire correspondre de manière harmonieuse. La cadence et la vitesse peuvent ainsi se synchroniser au rythme et à la tonalité. Tout peut se transformer en art et j’essaye de rester dans la simplicité. À partir du moment où quelque chose prend corps, c’est une œuvre artistique. J’adore le ski, le cadrage et la musique, alors quand je mixe le tout pour en faire une pièce unique, c’est un sentiment très fort. Quant à l’équipe, chacun participe à sa manière : le caméraman avec ses cadrages, les skieurs avec leurs sessions. Quant à la bande son, chacun y participe. « Mon but était de dépasser la simple accumulation de figures impressionnantes et de donner à chacun l’envie de se construire sa propre histoire... » : Tu te rappelles comment tout s’est mis en place ? Comment l’idée des épisodes web vous est apparue ? E.P. : Comme tout ce que je touche, que ce soit le matériel, les graphismes, les shapes… J’essaye toujours de bousculer les choses pour créer quelque chose de différent. Dans ce cas précis, je voulais tourner avec un groupe de skieurs précis, élaborer une approche nouvelle et tenter de toucher le public d’une manière différente. Mon but était de dépasser la simple accumulation de figures impressionnantes et de donner à chacun l’envie de se construire sa propre histoire. J’ai eu ma première opportunité avec le film Idea que j’ai pu réaliser et monter. J’avais déjà acquis une 16mm depuis quelques années et je faisais déjà mes propres montages depuis le film Royalty. Mais, après avoir conçu ce film dans son ensemble et non plus un seul segment, j’ai évidemment souhaité continuer à maîtriser les films de bout en bout. On voulait également créer un nouveau genre de distribution en proposant gratuitement les films sur le net. Et nous avons été les tout premiers à réaliser des épisodes web. 64 NUMERO 60
 : Est-ce que c’est toujours la bonne formule pour présenter le ski moderne ? E.P. : Ce n’est pas à moi de répondre, mais je crois que l’on n’a pas trop mal réussi : donner à chacun les clefs pour aborder la montagne comme il le souhaitait. : Comment la maturité de la société se reflète-t-elle dans vos productions actuelles ? E.P. : Après toutes ces années à proposer 4-5 films par saison, nous avons écumé pas mal de styles. Il y a eu des durées différentes, des variations dans le montage etc… Nous avons réalisé des films très artistiques comme Aether ou Thank You, et nous avons réalisé des épisodes web très documentalistes et aventureux comme Nomads ou Approach. Nous avons également sorti des tonnes de courts métrages ‘Point and Shoot’(chaque membre du groupe réalisant son propre épisode web, NDLR). Je pense donc que l’on a su se renouveler et réaliser ce que l’on souhaitait. Nous n’avons jamais été contraint de faire des choses en fonction des attentes du public. C’est d’ailleurs ce qui restreint le champ des possibles de grosses boîtes comme TGR ou MSP. Ce qui, bien évidemment, ne les empêche pas de sortir des tueries chaque année. : Quels sont les prochains projets de Nimbus et comment va l’équipe ? E.P. : Nous continuons à réaliser 3 épisodes par saison. 3 nouvelles productions arriveront cet automne : en octobre (Hokaido sur un trip au Japon, NDLR), novembre (Alberg, sur un trip en Autriche, NDLR) et décembre (Sled BC, sur un trip en British Columbia, NDLR). Et en parallèle des épisodes web, nous travaillons sur un film artistique. Une fois terminé, sans doute d’ici un ou deux ans, il sortira en DVD. Et pour vous donner un indice, ce projet concerne moins la progression technique du ski que la beauté de ce sport à travers le monde. : Penses-tu que l’arrivée des J.O. va, en terme de sponsoring et de budget, compliquer la tâche des skieurs d’image ? E.P. : Franchement, je n’en sais rien. Il y a tellement d’approches différentes du ski. Les J.O. vont apporter du sponsoring et de l’argent à certains athlètes, mais cela ne concernera pas des skieurs comme moi. Ma motivation pour le ski, cela n’a jamais été de gagner un contest, de gagner de l’argent ou d’être célèbre. Mes seuls moteurs sont le terrain et les conditions de neige. Si les conditions sont réunies, je ne peux m’empêcher d’envoyer la sauce. : Étant un adepte du backcountry, est-ce que tu ne voudrais pas t’essayer à des compétitions type Cold Rush ? E.P. : Non, je ne veux pas faire de compétition. Je ne souhaite skier que si les conditions sont bonnes, pas pour un contest. Les gens veulent toujours un vainqueur et, pour moi, le ski que je pratique ne peut être jugé. : Et concernant la peinture et le graphisme, quoi de neuf, des projets en préparation ? E.P. : J’ai réalisé trois graphismes de ski pour Line, deux graphismes de bâton, des masques, et des tonnes de fringues pour K2. Donc beaucoup de taf. : À propos du shape de tes pro modèles Opus et Sir Francis Bacon, est-ce qu’il y a des améliorations à attendre ? E.P. : J’essaye toujours de les améliorer. Nous avons travaillé sur 5 prototypes de l’Opus, mais je dois avouer qu’aucun n’égale le modèle initial, donc retour à la case ‘planche à dessin’. : Ce sera un film totalement neuf ? E.P. : C’est un projet à part avec des prises de vues uniques, et certainement pas une compilation. Et si certaines séquences du web seront reprises, ce sera en très petite quantité. : Quel a été ton sentiment sur les sorties vidéo de la saison dernières, lesquelles t’ont marqué en particulier ? E.P. : J’adore les films de ski et de snow et chaque année je le achète quasiment tous. C’est très enrichissant de voir ce que les autres font. Sweetgrass, Jordan Manley, Nipwitz, PBP, MP, TGR etc… Chacun apporte sa pierre à l’édifice. NUMERO 60 65



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 1Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 2-3Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 4-5Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 6-7Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 8-9Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 10-11Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 12-13Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 14-15Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 16-17Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 18-19Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 20-21Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 22-23Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 24-25Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 26-27Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 28-29Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 30-31Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 32-33Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 34-35Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 36-37Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 38-39Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 40-41Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 42-43Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 44-45Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 46-47Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 48-49Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 50-51Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 52-53Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 54-55Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 56-57Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 58-59Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 60-61Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 62-63Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 64-65Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 66-67Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 68-69Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 70-71Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 72-73Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 74-75Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 76-77Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 78-79Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 80-81Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 82-83Ski Time numéro 60 nov/déc 2012 Page 84